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Rêveries au bord du lac [avec Thaïs]

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Adam H. Collins
MessageSujet: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Sam 3 Mar - 3:51


Rêveries au bord du lac

Thaïs & Adam
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La journée que j'était arrivé j'avais remarqué ce parc, mais je n'y avais pas encore mis les pieds. Cependant, aujourd'hui était une si belle journée que je ne pouvais m'empêcher d'aller y jeter un coup d'oeil. Je ne m'imaginais pas qu'il pouvait ressembler à Central Park, mais j'était sûr que j'allais découvrir un endroit tout à fait charment. De plus, il n'était même pas en ville, il était plus reculé, c'était vraiment un endroit tranquille. Je me suis enfoncé dans le parc pendant quelques minutes et je suis finalement arrivé à un petit lac. C'était un endroit magnifique. L'eau du lac avait un petit reflet argenté et on pouvait y voir le reflet des arbres, c'était de toute beauté. La nature est vraiment quelque chose que j'adore. Je me dis souvent qu'on y fait pas assez attention, mais quand je vois des endroits comme celui-ci je suis tellement heureux. Je me rendis à un banc qui était parfaitement disposé à la contemplation du lac. Je savais que j'allais adopter cet endroit pour venir méditer et réfléchir. Maintenant qu'il y a des endroits comme celui-ce prêt de chez moi, je dois en profiter.

J'étais perdu dans mes pensées. J'appréhendais la prochaine pleine lune, je savais que la douleur allait s'atténuer à chaque fois, mais je me demandais à quel point. Après tout, est-ce qu'on peut vraiment s'habituer à ce genre de soufrance? J'en doute fort. Quelque chose me sortie soudainement de mes pensées, j'entendais quelqu'un marcher, ça semblait loin par contre. J'ai rapidement tourné la tête pour apercevoir une jeune femme qui marchait plus loin. Elle me semblait familière, mais je ne pouvais pas dire qui s'était. Je voulais savoir si je me trompais, donc je me suis rapproché. Au fur et à mesure que j'avançais, j'avais de plus en plus l'impression de la connaitre. Quand il ne resta plus qu'une quinzaine de mètre à parcourir, je l'ai reconnu. C'était «Thaïs», je ne la connaissais pas beaucoup, je l'avais seulement vue quelquefois chez un de mes anciens voisins de New York. Je lui avais déjà parlé un peu et c'était quelqu'un de sympathique. Je me rendis à elle en courant et dit une fois arrivé:

-Salut Thaïs, ça va bien?

Pendant un instant je me suis arrêté de parler. Je sentais quelque chose de bizarre, mais je ne pouvais pas dire ce que c'était. Quoi qu'il en soit, je n'y ai pas porté plus attention et je lui ai posé la question qui me brulait les lèvres.

-C'est une grande surprise de te voir ici, je ne m'attendais pas à ça... mais... Qu'est-ce que tu fais par ici? C'est seulement que je trouve ça vraiment surprenant que tu sois ici et je suis très heureux de te revoir.

C'était génial de pouvoir revoir un visage connu ici. Je n'avais peut-être pas laissé toute mon ancienne vie derrière moi, il y en avait une petite partie qui m'attendait ici. Je me demandais vraiment si elle vivait ici ou si elle était juste de passage. Je suis sûr qu'elle était seulement de passage parce que Conventry n'est pas vraiment une destination touristique ou une ville extraordinaire.


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Dim 4 Mar - 15:18


Rêveries au Bord du Lac.
Thaïs V. Roosevelt & Adam H. Collins

J’adorais la nature. En trois cent trente neuf années d’existence, j’avais eu l’occasion de beaucoup voyager, et je ne me sentais jamais aussi bien qu’au milieu de la nature. Le vent frais sur mon visage, l’air libre loin des grandes villes surpeuplées et étouffantes… J’avais été élevée dans un petit village, entouré des bois, de champs et cela venait peut être de ça. Et puis, j’étais une sorcière - en tout cas, je l’étais avant d’être transformée en vampire - et la nature a une place importante dans la sorcellerie : les plantes, les éléments… J’étais donc fidèle à mes racines. Et puis, cela avait aussi l’avantage d’être un endroit où grâce au calme ambiant, je pouvais réfléchir. Et depuis mon arrivée à Coventry quelques semaines plus tôt, j’avais eu matière à réfléchir.

Je vivais à l’écart de la ville, dans un vaste manoir où j’habitais seule, et avait découvert un lac, pas très loin de mon lieu d’habitation. Je m’y rendais donc régulièrement, à pieds, afin de marcher, prendre l’air, et profiter du calme. Pas que Coventry soit une grande ville surpeuplée et très animée, mais tout de même. Et puis, ici, je n’avais pas à prétendre être la gentille fille de 19 ans un peu perdue et innocente. Je pouvais même y pratiquer la magie quand il n’y avait personne. Or, quand je m’y étais rendue ce jour là, je ne l’étais pas. Perdue dans mes pensées, je ne reconnu pas immédiatement le jeune homme que j’avais pourtant déjà rencontré. Je n’aurais pourtant du avoir aucun mal à le faire, ma nature de vampire mettant à ma disposition des sens aiguisés, comme n’importe quel prédateur, cependant je ne pensais certainement pas rencontrer cette personne aujourd’hui, car la dernière fois que j’avais vu ce jeune homme, c’est à New York qu’il vivait.

Je marchais donc, perdue dans mes pensées, quand la voix du jeune homme, qui s’était approché de moi sans que je n’y prête une attention particulière m’interpella. « Salut Thaïs, ça va bien ? » Je relevais la tête dans sa direction, prêtant réellement attention à lui pour la première fois, et le reconnu immédiatement. Il était - ou plutôt avait été, étant donné qu’il ne se trouvait de toute évidence plus à Coventry - le voisin de Steven, un vieil ami et ex petit ami. Son nom me revint en mémoire : Adam. Quelle coïncidence qu’il se trouve ici lui aussi ! Sous le coup de la surprise, je ne répondis pas aussitôt - je ressentais également une impression étrange, que j’avais déjà ressenti auparavant mais n’arrivait pas réellement à retrouver laquelle - et il enchaina donc en disant : « C'est une grande surprise de te voir ici, je ne m'attendais pas à ça... mais... Qu'est-ce que tu fais par ici? C'est seulement que je trouve ça vraiment surprenant que tu sois ici et je suis très heureux de te revoir. » La surprise de se rencontrer ici était donc partagée. Cela me faisait également plaisir de le revoir. Je n’avais pas eu vraiment l’occasion d’apprendre à le connaître lors de mon séjour à New York, mais de ce que je savais de lui, c’était un jeune homme très gentil.

Je lui adressais donc un sourire avant de répondre « Ca me fait plaisir aussi ! Désolée pour le temps de réaction, c’est juste que je ne m’attendais pas à te voir dans le coin. » M’excusai-je. « Je vis ici maintenant. Enfin, pour le moment. Mais toi, qu’est-ce que tu fais perdu à Coventry ? T’es un peu loin de New York, non ? » Demandai-je, fronçant légèrement les sourcils. La différence entre son Manhattan natal et la petite ville de Coventry devait lui faire un peu bizarre tout de même. J’étais tout de même intriguée par cette impression étrange qui persistait, mais décidait de ne pas trop m’en préoccuper. J’avais déjà assez de choses en tête en ce moment.




Thais V. Roosevelt
« Passion. It lies in all of us, sleeping, waiting & though unwanted, it will stir, open its jaws & howl. It speaks to us, guides us. Passion rules us all & we obey. It'is the joy of love, the clarity of hatred & the ecstasy of grief. It hurts sometimes more than we can bear. If we could live without passion maybe we'd know some kind of peace but we would be hollow. Empty rooms shuttered & dank. Without passion we'd be truly dead »
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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Dim 4 Mar - 21:59


Rêveries au bord du lac

Thaïs & Adam
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Je pris le temps de la regarder un peu. C'était une fille magnifique, elle semblait avoir gardé la même jeunesse et la même fraîcheur que la dernière fois que je l'avais vu. Ça ne me semblait pas du tout bizarre, après tout, les filles ont des tas de produits pour ça. La seule chose qui était étrange, était ce que je sentais et que je n'arrivais pas à identifier. J'avais beau penser à autre chose l'odeur restait toujours là en arrière plan. Je me disais que c'était sûrement une odeur de la nature que je ne connaissais pas, mais mon instinct me poussait à croire que c'était autre chose. Il fallait que je passe à autre chose, je ne voulais pas sembler bizarre, j'avais beau être une personne hors du commun ce n'était pas pour ça que ça devait changer ma personnalité. L'odeur pouvait venir de très loin, même si ça ne semblait pas être le cas. Peu importe, suite à ce que j'avais dit il y avait eu un court silence, elle ne devait pas m'avoir reconnu sur le coup. Ça faisait quand même quelques temps qu'on ne c'était pas vu et c'était quand même vague pour moi aussi, c'était pas comme si je la connaissais bien. Après cet instant de silence, elle me fit un sourire et dit finalement:

« Ca me fait plaisir aussi ! Désolée pour le temps de réaction, c’est juste que je ne m’attendais pas à te voir dans le coin. Je vis ici maintenant. Enfin, pour le moment. Mais toi, qu’est-ce que tu fais perdu à Coventry ? T’es un peu loin de New York, non ? »

Finalement, elle semblait se souvenir de moi. Comme je penssais elle vivait ici maintenant, mais je me demandais quand même pourquoi. Ce n'était pas que je n'aimais pas la ville, mais si j'avais eu à choisir par moi-même je n'aurais surement pas décidé de venir vivre ici. Pour être loin de New York, ça je l'étais! Ce n'était pas n'écessairement mal, vivre de nouvelles expérience c'est toujours bien, ça nous fait évoluer. J'aurais bien voulu lui rendre son sourrire, mais je souriais déjà, c'était dans ma nature. Je lui répondit joyeusement:

-Ah! tu vis ici... Moi aussi maintenant je vis ici. J'ai déménagé très récemment. C'est quand même une drole de coïnsidence que l'on se retrouve ici tous les deux. Je dois avouer qu'on est vraiment loin de New York et la ville me manque un peu, mais je prends le déméngemnt d'un oeil positif, une occasion de découvrir autre chose. En plus, maintenant que je ois un visage connu, je me sens beaucoup moins loin de Manhattan.

C'était une bonne chose de se sentir moins seul, parce que je ne suis vraiment pas le genre de personne qui est solitaire. J'aime la présence des autres. Je me rappelais que c'était «l'amie» de mon ancien voisin Steveen, il avait déménagé avant moi et je n'avais aucune idée de où il était parti. Surement que je ne le reverrais jamais, mais lui aussi je l'aimais bien. Cependant, je n'avais pas eu la chance de faire vraiment connaissance avec Thaïs, nos rencontrent me restaient vague, mais sympathique. Je me demandais si je la dérangeais, après tout elle ne devait pas s'attendre à me voir ici. Je veux dire surtout pas ici, au lac, puisque c'est un lieu qui semble désert. Je tendis ma main vers le banc sur lequel j'étais assis avant de la voir, après avoir dit:

-Je dois m'excuser d'être apparu devant toi comme ça je me suis un peu emballé. J'espère ne pas te déranger. Je ne sais pas si ça te dirait de venir discuter avec moi là-bas.


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Lun 5 Mar - 19:41


Rêveries au Bord du Lac.
Thaïs V. Roosevelt & Adam H. Collins

Je ne pensais pas revoir une tête connue à Coventry ! Enfin, si on ne compte pas la famille Llewellyn, car bien évidemment, ce n’était pas la première fois que je venais vérifier que tout allait bien. Je veillais sur sa famille depuis des générations. Ma famille, bien qu’ils l’ignorent. Mais je ne pensais pas rencontrer Adam, ni aucune personne rencontrée à New York ici, par exemple. Pas que ça ne me fasse pas plaisir. Après tout, Adam ignorait ce que j’étais, et ce n’était donc pas un risque de l’avoir dans le coin. Ce n’est pas comme si une bande de chasseurs de sorciers contre lesquels je m’étais battue débarquait - quoi que la majorité d’entre eux n’étaient plus de ce monde pour en parler.

Mais cela me faisait plaisir de voir une tête connue. J’étais du genre assez solitaire et surtout très secrète, mais avoir des amis, ce n’est pas mal non plus. Ou au moins quelques connaissances, des gens avec qui je peux parler sans avoir d’arrières pensées, comme c’était le cas avec Lexi par exemple, étant donné qu’aussi sympathique qu’elle soit, quand je me déciderais enfin à la rappeler, mon but premier sera d’en savoir plus sur ce fameux Devon qui m’intriguait tant. Avec Adam, au moins, si je discutais c’est parce que j’en aurais envie, et non dans un autre but. Je lui avais donc, en toute honnêteté, dit que je vivais ici pour le moment, car pourquoi le lui cacherai-je ? Il n’avait pas besoin de savoir pourquoi j’étais arrivée ici, et comme de toute façon il ne l’avait pas demandé, je n’avais pas besoin d’utiliser mes talents de menteuse.

« Ah! tu vis ici... Moi aussi maintenant je vis ici. J'ai déménagé très récemment. C'est quand même une drôle de coïncidence que l'on se retrouve ici tous les deux. Je dois avouer qu'on est vraiment loin de New York et la ville me manque un peu, mais je prends le déménagement d'un œil positif, une occasion de découvrir autre chose. En plus, maintenant que je vois un visage connu, je me sens beaucoup moins loin de Manhattan. » Me répondit-il. C’est vrai que c’était quand même une sacré coïncidence. Je ne m’étonnais généralement pas de rencontrer de vieilles connaissances lorsqu’il s’agissait de vampires qui, comme moi, devaient régulièrement changer de ville afin que personne ne remarque qu’il ne vieillissaient pas. Seulement, Adam n’avait vraiment pas à se plaindre de sa vie à New York, il vivait dans un quartier huppé, avec ses parents à la situation financière plus que confortable… Il devait donc lui avoir une bonne raison d’avoir effectué un si long voyage. Mais comme je ne comptais pas lui donner les miennes, je n’avais aucune raison de lui demander les siennes. Au lieu de ça, je répondis donc avec un sourire : « C’est sur que ça doit te changer de New York. Nettement plus petit et plus calme. Je préfère, personnellement. Les grandes villes, c‘est pas vraiment mon truc. » Et puis, Coventry avait beau être une ville calme, entre Malin et ce Devon qui m’intriguait, j’avais de quoi m’occuper l’esprit.

Adam m’indiqua de la main le banc qui se trouvait non loin de là, avant de reprendre la parole: « Je dois m'excuser d'être apparu devant toi comme ça je me suis un peu emballé. J'espère ne pas te déranger. Je ne sais pas si ça te dirait de venir discuter avec moi là-bas. » je lui fis comprendre d’un sourire que ce n’était rien. Il ne m’avait pas dérangée, j’étais simplement venue prendre l’air et me dégourdir les jambes. Ce n’est pas comme ci j’avais été très occupée, ou en chemin pour un endroit bien particulier. « Bien sur, avec plaisir. » Répondis-je en allant m’asseoir sur le banc à ses côtés, avant de poursuivre en disant : « Et ne t’en fais pas. Tu ne me déranges pas, au contraire, pas la peine de t’excuser. ».

L’impression que j’avais depuis le début de cette conversation ne me quittait cependant pas. Et c’était très désagréable ! Je décidais donc d’engager la conversation, espérant qu’elle disparaitrait. « Alors, quoi de neuf depuis que j’ai quitté New York ? » Demandai-je. Question banale, mais depuis le temps, il avait bien du lui arriver des choses. Ma dernière visite à Steven remontait à plus d’un an, et en un an, il peut se passer beaucoup de choses !
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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mar 6 Mar - 12:48


Rêveries au bord du lac

Thaïs & Adam
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Apparemment elle préférait cette ville à New York, je n'étais pas vraiment d'accord. Moi, je pense que chaque ville à ça place dans le monde et on peut apprendre de chacune d'elle, mais New York est vraiment une ville spéciale et j'avais toujours aimé y vivre. Cependant, je n'allais surement jamais aller vivre là-bas à nouveau, mais il n'y a rien qui m'empêche d'y retourner de temps en temps. Quoi qu'il en soit, elle finit par me répondre: « Bien sur, avec plaisir. ». J'étais ravi qu'elle accepte l'offre, je me rendis ensuite au banc avec elle, avant de m'asseoir à ses côtés. Elle ajouta ensuite: « Et ne t'en fais pas. Tu ne me déranges pas, au contraire, pas la peine de t'excuser. ». Si je me fiais à ce qu'elle disait, je ne la dérangais pas, alors j'étais heureux. Elle avait peut-être dit ça seulement par politesse, mais en tout cas elle était maintenant assise à côté de moi et prête à discuter, donc je ne devais pas la déranger autant que je le pensais. Avant de poursuivre, je me sentis obligé de la remercier:

-Merci, c'est très gentil de bien vouloir parler avec moi, dans cette ville je ne connais encore personne.

Il y avait eu un cours silence, elle semblait tracassé par quelque chose. De mon côté, je sentais toujours l'étrange odeur se rendre à mon nez. C'était peut-être cette odeur qui expliquait son malaise. Peut-être que c'était une odeur totalement normale, finalement et que ce n'était pas mais nouvelles facultés olfactives de loup-garou qui me permettait de la sentir. Elle combla finalement ce moment de silence par une simple question:« Alors, quoi de neuf depuis que j’ai quitté New York ? », mais la réponse à cette question n'avait rien de simple. D'un côté il y avait dans ma vie normale tellement de choses qui étaient arrivées, à New York il se passe toujours quelque chose, c'était compliquer et long à expliquer. De l'autre côté, il y avait, sur un plan plus personnel, ma transformation qui était clairement tout nouveau pour moi. Je ne pouvais quand même pas lui raconter que j'étais un loup-garou. Surtout pas comme ça, c'est la première fois que je la revoyais depuis environ un an, donc je ne n'allais pas lui lâcher ça de cette façon. Alors, je lui répondis simplement:

-Il s'est passé beaucoup de choses depuis ton départ, tu connais cette ville. Je ne sais même pas par ou commencer. Peut-être que tu es déjà au courant, mais, Steeven aussi a quitté New York. Il ne m'a pas dit où il allait par contre.

Ma réponse n'avait rien d'extraordinaire, elle était même plutôt banale, mais je ne savais pas trop quoi lui dire. Elle ne connaissait pas vraiment ma vie et mon entourage à New York, alors je n'allais quand même pas lui parler de ce qui s'est passé avec ces personnes. Elle était surement plus intéressée par ce qu'il m'était arrivé, depuis qu'elle était partie, mais mis à part ma métamorphose et mon meurtre, il ne m'était rien arrivé d'extraordinaire et je ne voulais pas lui raconter cette partie. Comme elle avait semblé un peu troublé avant de poser sa question et qu'elle avait encore l'air un peu perturber par quelque chose. Je me demandais de plus en plus si c'était l'odeur bizarre qui me dérangeait un peu depuis le début de notre conversation. Pour en avoir le coeur net, je ne pus m'empêcher de rajouter:

-Tu ne trouves pas qu'il y a quelque chose qui a une drôle d'odeur dans le coin. Je suis désolé de te parler de ça, mais ça me tracasse depuis que l'on c'est rencontré.

J'allais peut-être avoir l'air d'un fou. Après tout, si je m'étais trompé et qu'elle ne sentait rien je ne savais pas comment j'allais faire pour lui expliquer que j'ai un nez hors du commun. Bon en fait, j'avais beaucoup plus qu'un nez hors du commun, mais cela n'allait pas m'aider à plaider ma cause. J'espèrais qu'elle dise qu'elle, aussi, sentait quelque chose de bizarre et que cette histoire ne se rende pas plus loin.


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mer 7 Mar - 0:43


Rêveries au Bord du Lac.
Thaïs V. Roosevelt & Adam H. Collins


« Merci, c'est très gentil de bien vouloir parler avec moi, dans cette ville je ne connais encore personne. » Me confia Adam, s’asseyant à mes côtés. J’avais l’habitude du changement. D’arriver dans un endroit où on ne connait personne, de devoir s’adapter, faire quelques rencontre, se fondre dans la masse… je faisais ça depuis plus de trois siècle. L’avantage ? J’avais beaucoup voyagé. L’inconvénient ? J’avais perdu quasiment toutes les personnes à qui je tenais, hormis les quelques vampires - comme Steven, mon ex et l’ancien voisin d’Adam - avec qui je m’étais liée d’amitié. Je comprenais donc que le changement de décor puisse perturber quelque peu Adam. Surtout que New York et Coventry étaient deux endroit vraiment différents. Et il avait toujours vécu à New York, si bien qu’il était normal qu’il ait besoin d’un petit temps d’adaptation. « Ca viendra, tu verras. Je ne connais pas grand monde non plus. Mais tu es encore au lycée non ? Tu pourras rencontrer des gens là bas. Lui fis-je remarquer. Je n’étais pas trop certaine de son âge, mais il me semblait qu’il était encore en âge d’aller au lycée, ce que je ne faisais pas. Oh, j’avais fais des études, histoire de m’occuper. Mais retourner au lycée, très peu pour moi. L’université, ok, mais le lycée, je m’en passerai.

J’avais donc demandé à Adam ce qu’il y avait de neuf dans sa vie, et il sembla hésiter un instant avant de me répondre. Il y avait probablement des choses qu’il préférait garder pour lui, ce que je pouvais parfaitement comprendre, car j’étais dans le même cas. En fait, si il me posait la question à son tour, il y avait de fortes chances que je ne sache pas vraiment quoi lui répondre; Que s’était-il passé en un an dans ma vie ? J’avais voyagé, surveillé mes arrières, arrières, arrières (…) petits enfants, et tué quelques chasseurs de sorciers qui m’avaient contrariée. Pas le genre de truc facile à caser dans la conversation en somme. Je fus donc heureuse qu’il ne me retourne pas la question. « Il s'est passé beaucoup de choses depuis ton départ, tu connais cette ville. Je ne sais même pas par ou commencer. Peut-être que tu es déjà au courant, mais, Steven aussi a quitté New York. Il ne m'a pas dit où il allait par contre. » En effet je le savais. Steven et moi étions restés très bons amis malgré notre rupture. En même temps, notre histoire remontait déjà à longtemps, et il aurait donc été stupide de notre part de se fâcher si longtemps. Il comprenait que je ne pouvais oublier l’homme que j’avais épousé, et ce malgré les années, et il n’était un vampire que depuis peu de temps lorsque nous nous étions fréquentés, et n’avait donc pas encore tout à fait tiré un trait sur la fille qu’il avait aimé. Nous nous parlions donc régulièrement, et nous rendions visite de temps à autre. Je ne serais d’ailleurs pas surprise de le voir débarquer à Coventry, étant donné qu’il avait grandi ici. « Oui, il me l’a dit. On se téléphone régulièrement pour prendre des nouvelles. » répondis-je sans entrer dans les détails plus compliqués.

Quelque chose semblait perturber Adam cependant. Peut être la même chose que moi, ce qui serait bizarre car j’étais bien souvent la seule à m’apercevoir quand quelque chose clochait. Une odeur, une impression bizarre qu’aucun humain n’aurait du ressentir. Pourtant, j’étais sure et certaine qu’Adam n’était pas un vampire. Interrompant mes réflexions, alors que je le regardais distraitement, les sourcils légèrement froncés, Adam ne tarda pas à confirmer mes doutes : je n’étais pas la seule à sentir cette odeur étrange. « Tu ne trouves pas qu'il y a quelque chose qui a une drôle d'odeur dans le coin. Je suis désolé de te parler de ça, mais ça me tracasse depuis que l'on c'est rencontrés. » Je ne répondis pas tout de suite, toujours plongée dans mes réflexions, le cerveau tournant à cent à l’heure, quand enfin, cela me revint. Mais… C’était impossible, je m’en serais aperçue en le rencontrant il y a un an de ça… A moins que…

Devais-je me lancer, au risque qu’il me prenne pour une dingue ? Je décidais que oui. J’étais de toute façon quasiment certaine des conclusions qui s’étaient formées dans mon esprit, et j’étais certaine que l’odeur qu’il percevait était différente que celle que moi je percevais, différente de l’impression que j’avais depuis qu’il m’avait abordé il y a quelques minutes. Tout simplement car nous étions de deux « espèces » différentes. « Dis moi… Au risque de te paraître un peu dingue… Il te serait pas arrivé quelque chose de très… Etrange, ces derniers moi, par hasard ? Quelque chose de pas vraiment normal ? » l’interrogeai-je, soucieuse de ne pas trop en dire, juste au cas où, même si je ne pensais vraiment pas me tromper sur son compte. Un loup-garou. Comment se faisait-il que cette information ne refaisait surface dans mon esprit que maintenant ? Je n’en avais rencontré que très peu au cours de mon existence, mais ça n’avait pas été une partie de plaisir. Les lycanthropes et les vampires n’étaient généralement pas très bons amis, et s’en approcher de trop près un soir de pleine lune pouvait être fatal à un vampire. Il suffisait d’une simple morsure.

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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Jeu 8 Mar - 3:20


Rêveries au bord du lac

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Quand je lui avais fait part que je ne connaissais personne à Coventry, elle m'avait répondut: « Ca viendra, tu verras. Je ne connais pas grand monde non plus. Mais tu es encore au lycée non ? Tu pourras rencontrer des gens là bas. » C'était vrai que je pouvais rencontrer des gens au lycée, j'avais même parlé un peu à une fille du nom de Rebekah, mais je n'étais pas sur si je voulais me faire des proches encore. Avec Thaïs, ce n'était pas la même chose, car je la connaissais déjà un peu, donc ça me faisait plaisir de me rapprocher d'elle. Puis, je répondis à sa question. Elle ne semblait pas surprise que Steeven ait quitté New York, mais elle devait être plus au courant que je ne l'étais. Elle était beaucoup plus proche de lui que je l'avais été. Elle confirma ce que je pensais quand elle dit: « Oui, il me l'a dit. On se téléphone régulièrement pour prendre des nouvelles. ». Ensuite, il y avait eu le moment où je lui avais fait part de l'étrange odeur que je sentais. Elle ne répondit pas tout de suite. J'étais nerveux, je me demandais si elle me prenait pour un fou ou quelque chose du genre. Elle semblait en pleine réflexion et je ne savais pas quoi en penser. J'espérais vraiment ne pas avoir paru trop bizarre. Cependant, ce qui fut le plus étrange fut la réponse qu'elle me donna: « Dis moi... Au risque de te paraître un peu dingue... Il te serait pas arrivé quelque chose de très... Etrange, ces derniers moi, par hasard ? Quelque chose de pas vraiment normal ? »

Wow, je lui avais parlé de drôle d'odeur et elle me sortait ça. C'est vrai qu'il y avait quelque chose de pas normal qui était arrivé dans ma vie récemment, mais quel était le rapport? Comment était-elle arrivée à cette déduction? Mais, quelque chose me vint à l'esprit: si elle était comme moi. Non ce n'était pas possible, je m'en serais tout de suite rendu compte, mais à présent je ne pouvais m'empêcher de penser que cette odeur venait d'elle. Je ne savais pas non plus quoi répondre. Je n'étais pas supposé parler de ce qui c'étais passé, mais j'avais l'impression qu'elle en savait déjà beaucoup. Je devais aussi comprendre de ce qu'elle avait dit que c'était mes nouvelles facultés qui m'avaient permise de sentir cette odeur. Oui, elle devait tout savoir, mais je comprenais que ce n'étais pas un sujet facile à aborder. J'avais autant de malaise qu'elle devait en avoir à aborder les sujets directement je lui répondis simplement:

-Si tu veux parler de quelque chose de... surnaturel disons. Il se pourrait que oui.

Je n'étais tout de même pour lui balancer banalement que j'étais un loup-garou. Si elle savait ce que j'étais, avant même que je ne lui dise, c'est qu'il y avait une raison. Peut-être qu'il y avait une raison surnaturel qui pouvait l'expliquer. Comment une autre personne, autre qu'un loup-garou, pouvait savoir ce que j'étais. Cette idée semblait dangereuse, c'est vrai il y avait peut-être des humains qui chassaient les loups-garous ou peut-être même d'autre créature, mais je ne me sentais pas en danger. Thaïs avait été très gentille avec moi. Il y eut une idée que me passa soudainement en tête: et si j'avais tout faux. C'est vrai il y avait une chance que je me sois trompé sur toute la ligne. Je ne savais vraiment plus quoi penser. Je finis par lui poser une question qui me tracassait tout de même.

-Mais pourquoi tu me poses ces questions, c'est quoi le rapport avec une odeur que j'aurais pu sentir.

Je n'avais jamais parler de ce qui c'étais passé à quelqu'un d'autre que mon père. C'est normal, qui veut être ami avec un meurtrier, qui en plus est un monstre. Il n'y avait surement que les miens qui pouvaient comprendre, mais ça ne m'empêchait pas de continuer ma vie auprès des autres. Bon, un peu pour l'instant, mais aussitôt que j'allais m'être adapté à cette nouvelle vie j'allais surement pouvoir continuer à vivre parmi tout le monde comme quelqu'un de normal.


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Ven 9 Mar - 22:18


Rêveries au Bord du Lac.
Thaïs V. Roosevelt & Adam H. Collins


J’étais bien contente que Adam ait abordé le sujet de cette « odeur » qu’il sentait depuis qu’il m’avait abordée. Je ne l’aurais pas fais moi-même, bien trop prudente, mais si Adam était bien, comme je le pensais, un loup garou, alors il ne l’était pas depuis longtemps. Je m’en serais rendue compte lorsque je l’avais rencontré il y a un an de ça. Autrement dit, il n’avait probablement pas l’habitude - bien que je me doute qu’il ne soit pas stupide pour raconter ça à tout le monde - de tout ça. Se cacher, les chasseurs dont certains sont prêts à tout pour avoir votre peau… Mais au moins, il ne risquait rien à aborder le sujet avec moi, et c’est d’ailleurs moi qui avait décidé de le mener plus sur la piste du surnaturel, ce qu’il compris aussitôt comme je pu le remarquer lorsqu’il me répondit : « Si tu veux parler de quelque chose de... surnaturel disons. Il se pourrait que oui. » J’étais à présent sûre et certaine qu’il était un loup garou. Que pourrait-il être d’autre de toute manière ? Je pourrais donc parler plus ou moins librement. Il n’était ni dans son intérêt, ni dans le mien que nous en parlions à qui que ce soit d’autre de nos petites « différences » comparé au commun des mortels et je pouvais donc lui faire relativement confiance.

« Mais pourquoi tu me poses ces questions, c'est quoi le rapport avec une odeur que j'aurais pu sentir. » Fini-il par me demander après qu’un silence se soit installé entre nous. Il ignorait que j’étais un vampire. Il devait se douter que j’étais quelque chose d’autre qu’une simple humaine, mais n’avait apparemment pas entendu parlé des vampires. Ou peut être voulait-il que je le lui dise moi-même ? Allez savoir. J’étais en tout cas certaine qu’il était un loup garou, et dans l’histoire, c’était moi qui risquait gros. Il suffisait d’une morsure de loup garou pour tuer un vampire, et je ne voulais donc pas mettre un loup garou à mes trousses. Je l’observait un instant, hésitant si oui ou non je devais jouer la carte de l’honnêteté ou non, mais fini par répondre « Parce que cette odeur je pense qu’elle vient… de moi. »

Quelque chose chez lui me donnait envie de lui faire confiance. J’ignorais quoi, mais au fil des années, j’avais appris à faire confiance à mes instincts qui se révélaient souvent plutôt bons - mais ce ne sont que des instincts, et c’est loin d’être une science exacte ! Je verrais bien après tout, si vraiment il se révélait en avoir après les vampires eh bien je n’aurais qu’à espérer courir assez vite, tout simplement. Je fini par ajouter : « Je ne suis pas vraiment… Normale, non plus. Mais je ne suis pas un loup garou, comme tu dois surement t’en douter. Et d’ailleurs, je devrais, normalement, te fuir plutôt que de te raconter ma vie parce que t’es l’une des seules personnes capable de tuer quelqu’un comme moi. »

Je n’avais pas été totalement honnête, certes. Chaque chose en son temps. Il possédait déjà une information plus que dangereuse pour moi, et de plus, je ne voulais pas l’assommer d’informations d’un coup. Toutes ces histoires peuvent être assez difficiles à encaisser, surtout si vous n’avez pas encore eu vraiment le temps de vous habituer à ce que vous êtes vous-même. Après lui avoir laissé un peu de temps pour enregistrer ces dernières informations et avoir vérifié que personne d‘autre ne se trouvait dans le coin, j’ajoutai finalement, scrutant sa réaction avec attention afin de voir si j’y décelais une quelconque expression menaçante. Si c’était le cas, je pouvais m’attendre à avoir un loup garous aux trousses à la prochaine pleine lune - et si ce n’était pas le cas, j’aviserai : « Je suis un vampire… »

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Dernière édition par Thaïs V. Roosevelt le Mar 13 Mar - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Lun 12 Mar - 3:55


Rêveries au bord du lac

Thaïs & Adam
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Suite à ce que j'avais dit, un silence c'était installé entre nous. Elle ne semblait pas surprise par ce que j'avais dit, mais elle était visiblement en pleine réflexion. J'étais de plus en plus persuadé qu'elle savait ce que j'étais. Elle finit par briser ce silence en disant : « Parce que cette odeur je pense qu'elle vient... de moi. ». Oui, bon, disons qu'au pont où on était rendu je me doutais un peu que cette odeur venait d'elle. Maintenant que j'avais identifié la provenance c'était plus facile pour moi de l'ignorer. Cependant, pour avoir dit cela, c'est qu'il y avait une raison, le « je pense » laisse sous-entendre qu'elle ne sent pas l'odeur, mais elle sait que ce que je sens viens d'elle. Je ne m'attendais pas du tout à ce qui allait suivre. Je croyais que mon père m'avait tout appris sur ce que j'étais, mais apparemment, il y avait une partie qui m'était encore inconnu. Elle finit par me révéler : « Je ne suis pas vraiment... Normale, non plus. Mais je ne suis pas un loup garou, comme tu dois surement t'en douter. Et d'ailleurs, je devrais, normalement, te fuir plutôt que de te raconter ma vie parce que t'es l'une des seules personnes capable de tuer quelqu'un comme moi. »

Je suis vraiment resté surpris après cette révélation. Bon, je me doutais un peu qu'elle n'était pas normale. Je me doutais aussi qu'elle savait ce que j'étais, mais c'était quoi cette histoire de tuer quelqu'un. Je ne voulais tuer personne et surtout pas elle. Peu importe ce qu'elle était, j'étais bien placé pour la comprendre alors pourquoi la tuer. Ce n'étais même pas concevable pour moi. Comment mon père avait pu me cacher une telle chose. Un nouveau long silence c'était installé, mais il semblait pire que le dernier, car j'étais perturbé et elle aussi parraîssait perturbé. Puis, elle sembla se mettre sur ses gardes, c'était pas étonnant si je pouvais la tuer si facilement. Ce n'étais pas vraiment pour ça qu'elle s'était mise sur ses gardes, en fait, oui c'était en partie pour ça, mais c'était surtout parce qu'elle s'apprêtait à me révéler ce qu'elle était vraiment. Elle brisa le silence de cette fracassante révélation : « Je suis un vampire... ». C'était à la fois logique et troublant que les vampires et les loups-garous existent. C'est vrai, ils faisaient partie de nombreuses histoires et légendes, mais je trouvais à présent que les humains avaient beaucoup moins d'originalité que je pensais. Revenons à ce qu'elle m'avait dit. Bon c'était un vampire... et alors, qu'est-ce que ça pouvait bien me faire. Ce n'était pas une raison pour la tuer.

J'étais quand même un peu troublé, parce que si les vampires sont comme dans les histoires, ils tuent beaucoup de personnes, donc peut-être qu'ils ne devaient pas vivre. Cependant, je n'allais pas être celui qui allait aller les tuer, mon nom n'était quand même pas Van Helsingé. D'un autre côté, je pouvais un peu les comprendre, ils n'avaient pas choisid'êtres comme ils étaient, en fait certains devaient l'avoir choisi et c'était regrettable, mais pour Thaïs j'en doutais fortement. C'était un peu comme moi, je n'avais pas choisi d'être comme je suis. Il y avait beaucoup de version de vampires dans les histoires et je me doutais qu'elles n'étaient pas toute vrai, mais les vrai vampires, qu'elles étaient leurs caractéristiques. Je continuais à la sentir tendu, évidemment, elle devait attendre une réaction de ma part ou que je lui dise quelque chose. Je voulais au moins la rassurer un peu avant de trouver mes mots alors je lui ai dis:

-Je ne sais pas trop quoi te dire... mis à part, j'espère que tu n'es pas une «serial killer».

Il n'y avait plus grand-chose à dire à ce sujet. Maintenant que le voile sur ce que nous étions était levé entre nous, je ne voyais plus quoi en dire, car j'étais encore troublé. Cependant, même si je ne savais plus quoi dire, je savais que je voulais en apprendre plus sur elle. De plus, l'étrange odeur était identifiée et je n'avais plus à me sentir bizarre ou à cacher une partie de moi. En un sens, ça me faisait vraiment du bien que quelqu'un connaisse mon secret. J'avais commencé à retrouver mes idées et aussi à me détendre. J'étais rendu vraiment intrigué et je voulais en apprendre plus. Qu'est-ce que c'est dans la vraie vie un vampire et pourquoi un loup-garou est si effrayant pour un vampire, étaient deux questions parmi tant d'autres. Je ne savais pas trop par où commencer, alors je lui fis un sourire et dit maladroitement:

-Alors, c'est comment la vie de vampire?


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mar 13 Mar - 18:18


Rêveries au Bord du Lac.
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Décidément, Coventry semblait grouiller d’être surnaturels en tout genres : sorciers - j’en avais rencontré plusieurs déjà - vampires, et maintenant, avec l’arrivée d’Adam, il y avait également au moins un loup garou. Peut être même plusieurs si il était venu avec sa famille. Allez savoir ce qui attire tout le monde ici, mais toujours est-il que la population d’être surnaturels est plutôt conséquente pour une ville aussi petite.

J’avais pris un petit risque en lui informant qu’il était l’une des seules personnes qui pouvait me tuer sur cette Terre. Bien sur, des humains, sorciers ou d’autres vampires le pouvaient aussi, mais pour lui, c’était facile : une simple morsure et je ne serais plus de ce monde. La première fois où je suis morte avait été du genre douloureuse… Et assez traumatisante. Alors si je devais mourir à nouveau, j’espérais bien que ça serait rapide, pas en devenant dingue après une morsure de loup garou. Mais tant pis. C’était trop tard, il le savait maintenant, je ne pouvais plus reculer, et avait donc été jusqu’à lui avouer ce que j’étais vraiment. Cela ne sembla pas le choquer outre mesure, mais il semblait quelque peu troublé. Les histoires et autres légendes sur les vampires n’étaient pas à notre avantage non plus, je dois le reconnaitre. Monstres sanguinaires et cruels, tuant un peu n’importe qui à la nuit tombée… Ou bien vampires qui brillent à la lumière du soleil, si vous partez sur la saga Twilight et donc très, très loin de la réalité. Mais toutes ces histoires avaient raison sur un point : nous avions besoin de sang pour survivre, et ça Adam devait bien le savoir.

« Je ne sais pas trop quoi te dire... mis à part, j'espère que tu n'es pas une ‘serial killer’. » Cette réflexion m’arracha un petit sourire. Bon, au moins, il ne partait pas en courant, ou ne semblait pas avoir envie de me tuer, ou de crier sur tous les toits qui j’étais. C’était un bon point. Peut être avais-je bien fait de le lui dire en fin de compte, tout comme il avait bien fait d’aborder le sujet de cette « odeur » qu’il sentait. Cela éviterait qu’une ambiance bizarre s’installe entre nous. Je préférais cependant garder pour moi mes petites habitudes alimentaires. Pas que je sois un serial killer comme il l’avait dit, mais oui, il m’arrivait de tuer des gens - des chasseurs de sorciers principalement, ou bien des gens qui m’ont un peu trop cherchée - sans en éprouver le moindre remord. Pour un vampire, j’étais relativement gentille tout de même, préférant aller voler des poches de sang à l’hopital que de rassasier ma faim sur le premier passant qui me tomberait sous la dent. Je répondis donc tout simplement, sans entrer dans le détail. « Je sais me tenir, t’en fais pas pour ça. » C’était un bon moyen de répondre à la question sans avoir à lui expliquer que tuer des gens ne me faisait ni chaud ni froid pour peu qu’ils chassent des sorciers. Rancune personnelle que je traine depuis 320 années déjà.

« Alors, c'est comment la vie de vampire ? » Demanda ensuite Adam. Ma première pensée à l’entente de cette questions fut « ça craint ». Je n’avais jamais souhaité être un vampire et si je n’avais pas essayé de sauver ma mère, je ne le serais pas devenu. Ce que je voulais moi, c’était vivre tranquillement avec ma famille, voir ma fille apprendre à utiliser ses pouvoirs, la voir grandir, vivre avec l’homme que j’aimais… Sauf que ce n’est jamais arrivé, même si j’ai tout de même réussi à voir grandir ma fille. J’avais eu au moins ça.

« C’est… Je le souhaite à personne. » Commençai-je. « C’est bien beau d’avoir l’éternité devant soi, d’être plus forte, plus rapide que tout le monde, mais quand tu es seule, c’est pas ce qu’il y a de plus drôle. C’est plus facile quand tu as la possibilité de sortir au soleil, mais si je pouvais revenir 320 ans en arrière… J’hésiterai pas une seconde. » Expliquai-je, le plus sincèrement du monde. J’avais avoué ce genre de choses à peu de personnes. A une seule personne, en fait : Steven. Le seul de qui j’ai été assez proche et qui ait été assez à même de me comprendre pour que ça vaille le coup d’en parler. Oh, bien sur, il ne savait pas tout. La seule personne à qui j’avais raconté comment j’étais devenue vampire n’était plus de ce monde pour le raconter. Au fond, ça faisait du bien d’en parler à quelqu’un. Et puis, j’étais certaine qu’être un loup garou ne devait pas non plus être facile tous les jours. Peut être Adam aurait-il une petite idée de ce que je pouvais ressentir.
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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mer 14 Mar - 18:28


Rêveries au bord du lac

Thaïs & Adam
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Une nouvelle idée m'avait passer par la tête. Il était possible que si les vampires et les loups-garous existent, d'autres créatures aussi existent. C'est vrai, il y avait quoi d'autre comme créature, des sorcières pourquoi pas ou bien le yéti, peut-être même les anges et les démons. J'étais bien en droit de me questionner sur jusqu'où cette histoire se rendait. Parfois, c'était encore difficile pour moi de croire que tout était vrai. Que j'étais bien un loup-garou. Que ce n'était pas qu'un rêve et que j'allais me transformer à la prochaine pleine lune, mais connaître, à présent, la nature de Thaïs rendait tout ceci à la fois incroyable et vrai.

Avant de poser ma question elle m'avait dit : « Je sais me tenir, t'en fais pas pour ça. ». Je n'y avais pas porté attention avant de poser ma question, mais à y repenser, qu'est-ce que ça voulait dire. Si je comprenais bien, c'était une réponse positive, mais il y avait quelque chose dans sa réponse qui laissait sous-entendre qu'elle aurait pu être négative. Il y avait quelque chose qui me faisait comprendre que je ne voulais pas nécessairement connaître les explications. C'est vrai qu'après tout s'était dans ma nature de tuer et peut-être dans la sienne aussi, mais si j'étais capable de me contrôler elle devait l'être aussi, c'est ce que sa réponse semblait suggéré. Peu importe, l'ambiance semblait s'être détendu et avec le sourire qu'elle me faisait à présent, ce que je lui avais dit lui avait probablement fait comprendre que je lui voulais pas de mal peu importe ce qu'elle était. Une nouvelle question me traversa l'esprit à cette pensée, si les vampires craignent les loups-garous, est-ce que les loups-garous ont un prédateur. L'idée que Thaïs connaissait maintenant mon secret et que toutes mes questions allaient surement être répondues tôt ou tard était vraiment réjouissante. Moi qui n'aimait pas être seul, j'étais emballé de m'éloigner un peu de la solitude qui m'englobait depuis que j'étais arrivé à Coventry.

J'avais ensuite posé maladroitement ma question. Je n'aurais pas vraiment été enchanté de me la faire retourner cette question. Tout d'abord, je n'avais pas beaucoup d'expérience dans ma nouvelle vie, ça faisait moins d'un mois que je pouvais me transformer. Il y avait aussi que ce que j'avais vécu jusqu'à présent n'était pas vraiment attrayant, un meurtre et une transformation les plus douloureuses imaginable. Elle commença par dire : « C'est... Je le souhaite à personne. ». Bon, au moins elle ne semblait pas avoir choisi d'être ce qu'elle était. C'est vrai qu'il devait y avoir des côtés attirants au fait d'être un vampire, mais qui serait prêt à abandonner tous ses proches. Je dois avouer que je ne savais pas ce qu'avait de particulier les vrai vampires, mais ce qu'elle dit ensuite me renseigna un peu plus. « C'est bien beau d'avoir l'éternité devant soi, d'être plus forte, plus rapide que tout le monde, mais quand tu es seule, c'est pas ce qu'il y a de plus drôle. C'est plus facile quand tu as la possibilité de sortir au soleil, mais si je pouvais revenir 320 ans en arrière... J'hésiterai pas une seconde. »

Elle confirmait ce que je pensais. Il y avait de beau avantages, mais ils ne valaient pas les inconvénients. Les vampires était vraiment "immortels", c'était vraiment surprenant, mais bon, apparemment ils pouvaient se faire tuer. Elle disait aussi qu'ils étaient plus rapides et plus fort que tout le monde, je n'étais pas sûr, mais je croyais que les loups-garous avaient aussi ces caractéristiques. Je ne savais pas si c'était mon imagination, mais depuis l'accident j'avais l'impression d'être de plus en plus fort et rapide. Ce qu'il y avait de plus extraordinaire, c'était ses 320 ans, elle paraissait pourtant si jeune, c'était vraiment incroyable. Maintenant qu'elle m'y faisait penser, il y avait aussi beaucoup d'histoire qui disait que les vampires ne survivaient pas au soleil et elle ne semblait pas les démentir, mais elle, elle pouvait sortir au soleil, va savoir pourquoi. Moi aussi j'avais subi la solitude et je devais passer un commentaire là-dessus.

-Tu sais moi aussi je me sentais seul depuis que... de quelque temps. Je suis vraiment content d'avoir trouvé quelqu'un avec qui je n'ai pas à avoir de sujet tabou. Tu sais moi aussi j'ai pas choisi d'être ce que je suis et ce n'aurait surement pas été mon choix si je l'avais eu. Je ne veus de mal à personne.

Je ne voulais pas la bombarder de questions, je voulais que l'ambiance reste calme et sympathique. Les interrogatoires ce n'était pas vraiment mon genre, en plus elle répondait à plusieurs de mes questions sans même le vouloir, donc je savais que j'allais en apprendre plus simplement en discutant avec elle. Il était vrai que je n'avais pas choisi d'être ce que j'étais, mais j'avais choisi d'avancer quand même. Je n'avais pas l'intention de m'apitoyer sur mon sort, j'aimais trop les beaux côtés de la vie pour la laisser passer, sans l'apprécier.


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MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Ven 16 Mar - 0:48


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Etre un vampire n’était pas toujours une partie de plaisir. Mes premières années avaient été très difficiles. Tous les sorciers et sorcières que j’avais connu étaient morts, j’étais la seule rescapée, et donc je n’avais personne pour m’aider à pouvoir me balader en plein soleil. Voyager la nuit, apprendre à contrôler ma soif de sang, et également surmonter la perte de tous les gens que j’aimais… Ce que j’étais me dégoutait, et à cette époque on ne trouvait pas des poches de sang dans les hôpitaux. Donc bien sur, je n’avais pas eu le choix pour survivre. C’est là que mon habitude de me nourrir parmi les chasseurs de sorciers avait commencé. Je n’avais aucuns remords à m’en prendre à ceux qui avaient littéralement détruit ma vie. Aujourd’hui encore, je n’en éprouve aucun, et ce malgré le nombre de vies que j’avais prises. Après tout, c’était leur faute si j’étais devenue vampire. Rien de tout cela ne serait arrivé si ils avaient pris le temps de comprendre que les sorciers n’étaient pas des « monstres », comme ils le disaient. J’avais cependant évité de révéler trop de détails à Adam, préférant éviter qu’il me prenne pour une tueuse psychopathe.

Au lieu de ça, j’avais préféré lui raconter, sans entrer dans les détails trop personnels, ce que c’était que la vie de vampire. Je n’avais pas vraiment dressé un tableau très joyeux de ma condition d’ailleurs. Seule, avec l’éternité devant moi mais plus personne avec qui la passer, personne qui ne risque pas de mourir au bout de quelques dizaines d’années, ou de vieillir et avoir l’air d’être mon père. Et puis, le seul que j’avais vraiment aimé était mort depuis belle lurette, et au fond, c’était toujours près de lui que je voulais faire ma vie. Sauf que c’était impossible. C’est ce genre de détails que j’avais évité d’évoquer. Je ne parlais que très peu de tout ça. C’était personnel, et encore douloureux, malgré les siècles. Comme je l’avais dit à Adam, si j’avais pu revenir en arrière et éviter ma transformation, je le ferais sans la moindre hésitation. Sauf que je n’avais pas ce genre de pouvoirs même si ma condition de vampire et les pouvoirs de mon médaillon me donnaient un éventail de pouvoirs relativement varié.

« Tu sais moi aussi je me sentais seul depuis que... de quelque temps. Je suis vraiment content d'avoir trouvé quelqu'un avec qui je n'ai pas à avoir de sujet tabou. Tu sais moi aussi j'ai pas choisi d'être ce que je suis et ce n'aurait surement pas été mon choix si je l'avais eu. Je ne veux de mal à personne. » me répondit Adam. C’est vrai qu’avoir quelques personnes à qui on peut parler sans avoir à cacher des choses - ou sans avoir à trop en cacher en tout cas - est une chose agréable. Ca me manquait bien souvent, mais heureusement, j’avais Steven, mon ex, de qui j’étais resté très proche. Lui savait de quoi je parlais. Et puis maintenant, il y avait Adam. Découvrir qu’il était un loup garou n’avait pas du être chose facile non plus. Surtout que d’après ce que je sais, il faut tuer quelqu’un pour que le gène de loup garou soit activé. Et avoir ça sur la conscience, ce n’était pas une chose facile - dans mon cas, quand il ne s’agissait pas de chasseurs de sorciers. « J’imagine bien oui. Mais tu ne veux de mal à personne parce que ce qui t’arrive n’est pas la faute de quelqu’un d’autre. C’est génétique dans ton cas, si ce que je sais sur les loup garous est exact. T’es né comme ça, ce n’est la faute de personne. Moi j’ai des gens à qui en vouloir. » Répondis-je. J’avais toujours été de nature rancunière, têtue. Imaginez donc ce que ça avait donné après ma transformation. Ce n’était pas joli, joli. « Ca fait combien de temps que tu as… Commencé à te transformer ? » Demandai-je finalement. J’étais partie pour aborder le sujet du moment où il a activé son côté loup garou - le moment où il avait tué quelqu’un - mais cela m’avait semblé manquer légèrement de tact. Il n’avait probablement pas vraiment envie d’en parler, et je le comprenais très bien. Il y a des choses que l’on préfère garder pour soi, et un meurtre n’est pas le genre de choses dont on se vante.

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MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Lun 19 Mar - 14:27


Rêveries au bord du lac

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La réponse qui suivi fut surprenante : « J'imagine bien oui. Mais tu ne veux de mal à personne parce que ce qui t'arrive n'est pas la faute de quelqu'un d'autre. C'est génétique dans ton cas, si ce que je sais sur les loup garous est exact. T'es né comme ça, ce n'est la faute de personne. Moi j'ai des gens à qui en vouloir. ». Je n'en revenais pas qu'elle ait pu me dire ça. Sans le vouloir, par émotion surement, je bondis sur mes pieds et je lui dis promptement:

-Moi aussi, il y a peut-être des gens à qui je peux en vouloir! Si mon père ne m'avait pas caché ce que j'étais toute ma vie, peut-être que j'aurais pu éviter de devenir le monstre que je suis. Et toi après 320 ans il ne doit plus rester beaucoup de personnes à qui en vouloir. (Après quelques secondes, je reprends ma place à côté d'elle.) Excuse moi, je ne sais pas ce qui m'a pris.

En fait, il n'y avait que trois personnes à qui je pouvais en vouloir, l'un était mort, le second était mon père et en dernier, le pire de tous, c'était moi-même. C'était moi qui avait tué ce gars et même si j'avais su les conséquences, je ne sais pas si j'avais été capable de m'arrêter. C'était vraiment horrible la rage qu'il y avait en moi au moment où je l'avais tué. Quand j'y pense, je ne vois pas pourquoi Thaïs pourrait en vouloir à plusieurs personnes pour ce qui lui est arrivé, il me semble qu'un vampire suffit pour transformer un humain en vampire. À moins, qu'elle ait été capturée dans une espèce de maison de l'horreur, remplis de vampire. D'horribles images se mirent à me passer en tête, mais je sais que je suis un peu trop imaginatif ou pas assez, je ne suis plus sûr maintenant. Peu importe, je devais être très loin de la vérité. J'étais tenté de lui demander comment elle s'était fait transformer en vampire, mais nous ne connaissions pas vraiment depuis longtemps, donc elle devait vouloir garder ce genre de choses pour elle.

Avant que je puisse lui poser une question, elle m'en posa une : « Ca fait combien de temps que tu as... Commencé à te transformer ? ». Je n'avais rien contre le fait de répondre à sa question, mais je me demandais si celle-ci allait en entraîner d'autre. J'étais venu ici, à Coventry, entre autre pour oublier ce qui s'était passé. Avec le quand c'est arrivé, c'est assez simple on peut donner une réponse vague et ça passe, mais le comment, c'était pas si simple. Cela aurait pu être simple si ce que j'avais fait avait été un accident, mais je l'avais tué de mes propres mains. À chaque fois que je revoyais la scène dans ma tête, j'avais l'impression d'être une bête sauvage. Je savais que ce côté colérique et sauvage faisait partie de moi, mais je voulais vivre ma vie sans le laisser s'échapper à nouveau. Les soirs de pleines lunes, j'allais être obligé de le laisser s'échapper, mais au moins tout était prêt chez moi pour que je ne blesse personne. Malgré cela, on ne peut pas dire non plus que je n'aime pas la vie, car j'adore la vie. C'est juste que repenser à ce triste évènement, m'est encore un peu douloureux. Après une ou deux secondes de réflection je finis par lui répondre:

- À vrai dire, ça fait moins d'un mois.

Je ne dis rien de plus. Je préférais attendre de voir ce qu'elle allait me dire ensuite. J'avais beau avooir toujours une tonne de questions à lui poser, mais elle semblait aussi en avoir pour moi, alors autant y répondre tout de suite, comme ça je n'aurais plus rien à cacher.


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mar 20 Mar - 16:24


Rêveries au Bord du Lac.
Thaïs V. Roosevelt & Adam H. Collins


Ma réponse sembla énerver quelque peu Adam, car à peine eu-je fini de parler qu’il se leva brusquement. « Moi aussi, il y a peut-être des gens à qui je peux en vouloir! Si mon père ne m'avait pas caché ce que j'étais toute ma vie, peut-être que j'aurais pu éviter de devenir le monstre que je suis. Et toi après 320 ans il ne doit plus rester beaucoup de personnes à qui en vouloir. s’exclama-t-il, avant de se rasseoir, retrouvant à peu près son calme. « Excuse moi, je ne sais pas ce qui m'a pris.» S’excusa-t-il. Il avait parfaitement le droit d’être en colère. Ca ne devait pas être facile a accepter comme situation après tout. Au moins, je peux contrôler mon côté vampire, et la magie m‘avait donné la possibilité de pouvoir sortir en pleine journée. Choisir quand je me transforme, et être toujours maître de mes actions quand cela m’arrivait. La situation pour les loup garous devait être bien différente, mais elle avait aussi des avantages. Il n’avait pas besoin de tuer qui que ce soit pour vivre. Et, même si je préférais ne pas insister sur le sujet, je continuer de penser qu’au final, il ne pouvait en vouloir à personne. Il était né comme ça, et au final, quoi qu’aient pu faire son père, ou les autres gens qu’il tenait responsable, ça n’aurait rien changé.

Je me contentais cependant d’un simple « Ce n’est rien. » En réponse à ses excuses. Mon but n’était en rien de me disputer avec lui, autant donc éviter les sujets qui fâchent. Je lui avais à mon tour posé une question, et il eu l’air de réfléchir un instant avant de me répondre. Je n’avais pas voulu sembler trop curieuse et avait préféré lui demander quand il était devenu réellement un loup garou que comment. Il n’avait surement pas envie de répondre à cette question, tout comme je n’aimais pas particulièrement évoquer ma transformation. Si je pouvais oublier toute cette journée, et celles qui ont suivi, je le ferais avec joie. Seulement, notre cerveau à le don de toujours se rappeler clairement des moments les plus désagréables de notre existence, et les trois siècles écoulés depuis ces fameuses journées n’avaient en rien terni les souvenirs que j’en gardais. Malheureusement. « À vrai dire, ça fait moins d'un mois. » Fini par me répondre Adam.

« Oh… » fis-je spontanément, réalisant à quel point sa première transformation avait été récente. Etant donné son âge, je me doutais qu’il n’étais pas réellement un loup garou depuis très très longtemps, mais je ne m’étais pas attendue à ce que ça soit aussi récent. « C’est plus récent que ce que je pensais. » Avouai-je. « J’ai entendu dire que les premières transformations étaient assez… douloureuses. Je suis désolée pour toi. »

J’espérais intérieurement qu’il ne me pose pas trop de questions. Des questions générales, sur les vampires, pas de problèmes. Seulement je n’avais pas envie de rentrer dans les détails de comment j’étais devenue ce que je suis aujourd’hui. Peu de personnes le savaient, et je n’aimais pas en parler, remuer ces vieux souvenirs ma dernière journée plutôt traumatisante en tant qu’humaine, le réel massacre de sorciers qui avait suivi quelques jours plus tard alors que j’avais voulu sauver ma mère, achevant ainsi ma transformation… Mais bon, il avait tout à fait le droit de se poser des questions. J’ignorai cependant encore comment j’allais y répondre et espérait qu’il évite les questions trop personnelles, tout comme je le faisais avec lui. Et puis, si je lui avouais toute la vérité, les raisons qui faisaient qu’encore aujourd’hui, je n’avais toujours pas assouvi ma soif de vengeance à l’égard des chasseurs de sorciers, il allait probablement me prendre littéralement pour un monstre. Car il avait eu raison. Les vrais responsables de ma transformation étaient tous morts - tués de ma main, pour la majorité - et cela ne m’empêchais pas de toujours chasser les chasseurs de sorciers sans relâche, de les tuer de sang froid, sans en éprouver le moindre remord. C’était un côté de moi que je préférais qu’il ne découvre pas. Que je préférais que personne ne découvre, à vrai dire. .




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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Dim 25 Mar - 14:30


Rêveries au bord du lac

Thaïs & Adam
***************************************

Je me sentais mal de comment j'avais réagi plus tôt. Je suis quelqu'un de vraiment impulsif, mais je ne sais même plus si cela avait toujours fait partie de mon caractère ou si c'était parce que j'étais un loup-garou. J'ai toujours été quelqu'un d'assez impulsif, donc j'ai de la difficulté à imaginer que si je n'avais pas été ce que je suis, je n'aurais pas été impulsif, mais d'un autre côté si j'avais su, toutes ces années, que j'étais un loup-garou, il serait plus difficile pour moi de m'imaginer, ne pas en être un. Son : « Ce n'est rien. » avait un peu apaisé l'embarras que j'avais, mais je suis dur envers moi-même, donc je me sentais encore un peu mal. Ce n'est pas vraiment la bonne façon d'agir avec les gens si je fais cela au lycée, en ce moment personne ne me connait, il n'y a personne qui va vouloir me parler. Je me repris enfin, que je le veuille ou non l'impulsivité faisait partie de mon caractère et peu importe la cause. Je devais assumer, ce n'est pas en m'apitoyant sur mon sort que je vais arranger les choses.

J'ai relevé ma tête qui était précédemment inclinée de honte et fait un sourire à Thaïs. Si elle pouvait oublier ce qui s'était passé je pouvais aussi. Je n'avais pas vraiment à m'en faire avec elle. Elle semblait m'accepter comme j'étais et c'était vraiment un bon sentiment. Je ne sais pas si mes amis de New York m'auraient autant accepté qu'elle, s'il avait su ce que j'étais. Je n'avais aucune raison de me sentir mal pour ce que j'étais avec elle ou de lui mentir. Je lui avais dit depuis combien de temps je pouvais je pouvais me transformer sans problème. Je ne croyais pas avoir quoi que ce soit à cacher. Il y a des sujets plus sensibles, mais bon pourquoi les cacher avec elle. Sa réaction fut pratiquement instantanée : « Oh... ». C'est vrai qu'elle ne devait pas s'attendre à cela. J'étais vraiment débutant dans toutes ces choses, mais je croyais en connaitre plus maintenant que mon père m'avait expliqué « ce que je devais savoir ». C'était vraiment n'importe quoi, au fond je ne connaissais rien, il ne m'avait clairement pas tout dit et c'était étrange. Elle ajouta ensuite : « C'est plus récent que ce que je pensais. ». * C'est vrai que c'est difficile de faire plus récent. * Cependant, depuis que c'était arrivé il s'était passé tellement de choses dans ma vie, que j'avais eu l'impression que beaucoup plus de temps avait passé, mais c'était une illusion et ma prochaine transformation ne fera que me ramener à la réalité de façon très peu plaisante... bon disons plutôt de façon très désagréable, ce serait plus approprié. Elle semblait être assez informée, car elle ajouta : « J'ai entendu dire que les premières transformations étaient assez... douloureuses. Je suis désolée pour toi. » Comme j'étais plus détendu, je me permis de plaisanter sur le sujet :

- Ne soit pas désolé. Tu sais, les gens exagèrent à ce sujet. Les loups-garous, nous hurlons pendant la transformation à cause de l'instinct animal et non à cause de la douleur. La transformation fait à peu près aussi mal qu'une piqure de moustique.

Il n'y avait aucune chance qu'elle croie cela, mais ce n'étais pas le but. Je m'étais exprimé avec un ton blagueur, car je voulais dédramatiser cette situation qui n'était pas très heureuse. De plus, elle avait parlé des premières transformations, mais j'ai de la difficulté à imaginer que mes transformations finissent par devenir agréable ou même par ne plus faire mal. Quoi qu'il en soit, nous avions assez parlé de moi et il y avait une question qui me brulait plus les lèvres que les autres. En fait, je voulais savoir comment on devient un vampire dans la vraie vie, car pour les loups-garous la vraie façon était différente de nombreuses autres histoires. Je ne voulais pas connaître son histoire à elle, particulièrement, en plus elle avait dit plus tôt qu'elle avait des gens à qui en vouloir, donc je ne voulais pas lui remémorer de mauvais souvenirs. J'ai ensuite essayé de formuler ce que je pensais de la meilleure façon possible pour ne pas la mettre mal alaise.

- Excuse moi, mais je voulais savoir, c'est comment la vraie façon dont on devient un vampire? Je parle de façon vraiment générale, je ne veux pas connaître une vraie histoire particulièrement.


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MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mar 27 Mar - 0:54


Rêveries au Bord du Lac.
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Malgré le fait que je lui ai assuré que ce n’était rien, Adam semblait mal à l’aise par rapport à la manière dont il avait réagi quand j’avais dit qu’au fond, il ne pouvait pas vraiment en vouloir à qui que ce soit. Je savais ce que c’était que l’impulsivité. Sans ça, je serais morte à l’heure qu’il est, car c’est en voulant, sans réfléchir, aller sauver ma mère que j’avais achevé ma transformation. Peut être aurais-je pu la sauver et ne pas terminer ma transformation en vampire si j’avais juste pris quelques secondes pour réfléchir au lieu de foncer dans le tas. Lorsqu’on devient vampire, nos traits de caractère se trouvent comme amplifiés, peut être que c’était la même chose pour Adam. Peut être était-il, comme moi, impulsif de nature, et que le fait d’avoir activé son côté loup-garou rendait son impulsivité plus marquée. Il apprendrait à le contrôler, ça ne faisait qu’à peine un mois après tout, alors que j‘avais eu 320 ans pour apprendre à gérer tout ce que ma nature comprenait : la soif de sang, mon caractère explosif... Et puis, ça aurait pu être pire, au moins il ne m’avait pas sauté à la gorge, ce qui aurait pu être un léger problème.

« Ne soit pas désolé. Tu sais, les gens exagèrent à ce sujet. Les loups-garous, nous hurlons pendant la transformation à cause de l'instinct animal et non à cause de la douleur. La transformation fait à peu près aussi mal qu'une piqure de moustique. » Me dit-il, mais même si je ne savais pas vraiment ce que c’était de se transformer en loup garou, je pouvais déceler l’ironie dans ses paroles. Après tout, ça ne devait pas être vraiment très agréable de passer d’une forme humaine à celle d’un loup. Mais au moins, il était capable d’en rire un minimum, alors qu’il avait toutes les raisons de se plaindre. Je souris donc à sa remarque, me doutant qu’il cherchait à dédramatiser la situation. Après tout, comme on dit, mieux vaut en rire qu’en pleurer. Je ne relevais donc pas sa remarque, d’autant plus que je remarquais qu’il semblait avoir envie d’ajouter quelque chose, mais semblait - tout comme moi quelques instants plus tôt - chercher comment formuler ce qu’il avait à dire.

« Excuse moi, mais je voulais savoir, c'est comment la vraie façon dont on devient un vampire? Je parle de façon vraiment générale, je ne veux pas connaître une vraie histoire particulièrement. » Demanda-t-il finalement. Je me doutais que la question finirait par arriver dans la conversation, mais il avait eu le tact de préciser que je n’avais pas à lui dire précisément comment ça s’était passé pour moi, ce que j’appréciais. Malgré les trois siècles qui s’étaient passés depuis, je n’aimais toujours pas en parler. Pas que ça me fasse quoi que ce soit qu’il le sache. On a tous notre propre histoire, et je n’avais pas honte de la mienne, mais ces souvenirs restaient douloureux. Mais il avait le droit d’être curieux sur le sujet, tout comme je l’étais concernant les loup garous. « T’as pas à t’excuser. T’as le droit d’être curieux après tout. Ca me dérange pas de répondre à tes questions. » Répondis-je tout d’abord, avant de détourner mon regard pour le fixer sur la surface du lac. Des souvenirs me revenaient déjà en mémoire, et je secouais légèrement la tête pour essayer de les chasser, ce qui ne les empêcha pas de défiler dans mon esprit au fur et à mesure que je lui expliquais « Tu dois mourir, après avoir toi-même bu du sang de vampire, que ce soit volontaire ou pas… Et quand tu te réveilles, tu dois boire du sang humain pour compléter la transformation. Si tu le fais pas… Tu fini par mourir. » Expliquai-je, le regard toujours rivé sur la surface du lac, avant d’ajouter dans un murmure. « C’est ce que j’avais décidé. Me laisser mourir. »

Bien sur, comme toujours, les choses n’étaient pas allées comme prévu. Ces quelques jours avaient été un réel désastre, et même ça - ma toute dernière volonté de ne pas avoir à vivre seule après avoir tout perdu - ne m’avait pas été accordé. Et 320 ans plus tard, j’étais encore là.
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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mar 3 Avr - 3:04


Rêveries au bord du lac



Adam & Thaïs




Ma question ne sembla pas la surprendre. Après tout, c'est surement la question qui doit venir le plus souvent lorsque quelqu'un apprend l'existence des vampires. À bien y penser, je ne sais pas si les gens posent des questions, ils doivent être terrorisé. Pourtant, moi je ne me sentais pas en danger et à ce que je pouvais comprendre c'était les vampires qui craignent les loups-garous. Cependant, elle n'avait aucune crainte à avoir de moi et je lui avais déjà fait comprendre. C'est pourquoi, avec cette ambiance plus propice à la confidence, je m'étais permis ce genre de question. Le fait qu'elle ne montre pas de surprise ou d'autre émotion embarrassante me réjouissait, car cela me donnait l'impression d'avoir posé ma question de la bonne façon.

Je sus que je m'étais trompé après qu'elle m'ait répondu : « T'as pas à t'excuser. T'as le droit d'être curieux après tout. Ca me dérange pas de répondre à tes questions. ». La réponse en elle-même ne me montrait pas que je lui avais remémoré des souvenirs qui étaient probablement douloureux, mais c'est ce qu'elle fit ensuite qui me permis de comprendre. Elle détourna son regard vers le lac et je vis ses yeux se perdre au loin, ils étaient vident et pensif. Je ne crois pas qu'elle voulait nécessairement que je vois que ma question lui rappelait certains souvenir, mais l'inconscient ne ment pas. Si bien, que quand elle finit par m'expliquer ce que je voulais savoir, ses yeux ne quittèrent pas une seule seconde la surface du lac et son regard resta perdu dans ses souvenirs. Son explication était : « Tu dois mourir, après avoir toi-même bu du sang de vampire, que ce soit volontaire ou pas... Et quand tu te réveilles, tu dois boire du sang humain pour compléter la transformation. Si tu le fais pas... Tu fini par mourir. » J'avais beau fixer ses yeux, je n'avais pas perdu un seul mot de tout ce qu'elle avait dit. Encore moins, de ce qu'elle ajouta ensuite en murmure : « C'est ce que j'avais décidé. Me laisser mourir.

Cette révélation était un vrai choc, je ne croyais pas que c'était si horrible. En plus, la victime, car dans ma tête un nouveau vampire est une victime, à même un semblant de choix. Si je comprends bien même si on choisi de mourir il y a des chances que ça n'arrive pas. Cette situation me faisait penser à moi, même si j'avais tout sus de ce que j'étais et que j'avais su toutes les conséquences du fait que je commette un meurtre, je ne crois pas que ça m'aurait empêché de le commettre. La situation dans laquelle je me plaçais était totalement fictive, tandis qu'elle, elle avait vraiment fait face à ce choix forcé entre la vie et la mort. Je la voyais maintenant sous un nouvel oeil, même si le fait d'être un vampire sous-entendais de boire du sang et peut-être commettre des meurtres, elle comme tous les autres étaient, au fond, des victimes. J'aurais même pu comprendre le fait qu'elle choisisse de ne pas mourir. Le vrai monstre est la personne qui choisi de placer quelqu'un entre le choix de devenir une créature sanguinaire ou mourir, je ne pouvais vraiment pas comprendre comment quelqu'un pouvait faire cela. Je ne savais toujours pas quoi dire, alors je ne fis que m'approcher un peu d'elle pour ensuite, l'entourer amicalement avec un de mes bras.

Même si j'étais désolé pour ce qui lui était arrivé, enfin, pour ce que je supposais qui lui était arrivé, je ne voulais pas lui dire à quel point je l'étais. Je ne crois pas que cela aurait pu servir à quelque chose et encore moins quelque chose de positif. Personne n'aime se faire rappeler à qu'elle point ce qui lui est arrivé est désolant. Mon étreinte se voulait réconfortante, mais au delà de ça elle voulait dire "Ne t'inquiète pas, je ne te laisserai jamais tomber". J'avais beau la connaître vraiment que depuis cette rencontre elle représentait à elle seul ma nouvelle vie et j'étais vraiment heureux de l'avoir croisé. Il y avait maintenant un lien qui me reliait à elle, qui faisait que je n'allais jamais l'oublier et qui faisait que j'espérais avoir une petite place dans sa vie. Une amitié se développait entre nous, mais une forme que je n'avais jamais connue avant, c'était beaucoup plus profond que ce à quoi j'étais habitué, la preuve, je n'avais pas révélé à aucun de mes amis de New York ce que j'étais vraiment. Après un court silence, les mots vinrent tout seul :

- Tu sais, ça aurais été malheureux que tu meurs et qu'on ne se rencontre jamais. En ce moment, tu es la seule source de vérité que je puisse avoir et la seule personne en qui je peux avoir réellement confiance.

J'avais parlé avec la voie la plus douce que je pouvais prendre. Je voulais tout faire pour la sentir à l'aise, malgré le fait que j'avais pu lui remémorer de mauvais souvenirs. Elle m'avait dit que j'avais le droit de poser des questions, mais à l'avenir, je comptais bien éviter. Si j'avais encore des choses à apprendre, j'allais bien finir par les découvrir d'une façon ou d'une autre. Je me demandais bien ce qu'elle allait pouvoir penser de mon attitude, les vampires ne doivent pas avoir l'habitude d'être ménagé. Peut-être que le fait de ménager la souffrance de quelqu'un d'autre me permettait d'oublier celle à laquelle j'allais devoir faire face bientôt.

Spoiler:
 




Dernière édition par Adam H. Collins le Sam 7 Avr - 14:50, édité 3 fois
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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mer 4 Avr - 22:58


Rêveries au Bord du Lac.
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Ce n’était pas un hasard si peu de personnes connaissaient mon histoire. Je n’aimais pas y repenser - même si c’était parfois plus fort que moi - et donc ne pas parler de tout ça me permettait d’éviter qu’on me voit sous un côté plus… Vulnérable. On aurait pu croire que trois siècles auraient pu me permettre d’accepter tout ce qui s’était passé, mais ce n’était pas le cas. J’avais une trop bonne mémoire, il faut croire. Et puis, ce qui m’était arrivé comme ce qui était arrivé à mes proches était pour le moins traumatisant, et aurait rendu n‘importe quelle personne totalement folle. Des tas de vampires disent qu’il est possible de mettre ses sentiments, ses émotions de côté, de ne plus les ressentir. Ce n’était qu’à moitié vrai. C’était simplement les endormir pour qu’ils vous chamboulent encore plus quand vous vous y attendiez le moins. Temps que j’étais occupée, j’arrivais à ne pas y penser, mais cette conversation avec Adam avait poussé ces souvenirs à remonter. Il avait répondu à mes questions, il était donc juste que je réponde également aux siennes, peu importe les souvenirs qu’elles pouvaient faire remonter. Les yeux fixés sur la surface lisse et sombre du lac se trouvant face à nous, je lui avais répondu, sans entrer dans les détails de mon expérience personnelle, je sentais à peine son regard posé sur moi. Mon esprit était ailleurs, reparti 320 ans en arrière, à des milliers de kilomètres de là.

Un silence suivit mon explication concernant la manière dont on devenait vampire mais je n’ajoutais rien. J’avais été on ne peut plus sincère, ce qui m’arrivait peu souvent, au point de lui avouer que j’avais décidé de ne pas achever ma transformation. Toujours ailleurs, je sursautai légèrement lorsque je sentis le bras d’Adam se poser sur mes épaules. Si cela m’avait surprise, ça avait aussi eu pour avantage de me faire redescendre sur Terre. Je n’étais pas vraiment très habituée aux gestes d’amitié et pour cause : des amis, je n’en avais pas des millions. J’avais tendance à éviter de m’attacher aux gens car de toute façon, je finirais par les perdre, et je passais tellement de temps à voyager que j’avais peu de temps pour réellement de lier d’amitié avec qui que ce soit et ma seule vraie amie était donc elle aussi un vampire, et ma meilleure amie depuis toujours. Mais elle n’était pas là, et je ne pouvais pas dire qu’avoir quelqu’un qui serait là pour moi, même en sachant ce que j’étais réellement, quelqu’un sur qui compter. Même si je fuyais ce genre de relations, ça ne voulait pas dire que je n’avais pas envie d’avoir des amis. A force de fuir les gens, on fini par se sentir un peu seule.

« Tu sais, ça aurais été malheureux que tu meurs et qu'on ne se rencontre jamais. En ce moment, tu es la seule source de vérité que je puisse avoir et la seule personne en qui je peux avoir réellement confiance. » Me dit Adam d’une voix douce, parvenant à m’arracher un sourire, ce qui n’était pas une mince affaire. Je ne voulais pas repartir dans mes mauvais souvenirs, et tâchais donc de me concentrer sur la conversation, préférant mettre le reste de côté. Je ne voulais pas embêter Adam avec tout ça, ni même le mettre mal à l’aise. Le croiser ici était à vrai dire l’une des choses les plus agréables qui m’était arrivée depuis que j’avais débarqué à Coventry. Ma vie n’avait pas été de tout repos depuis que j’étais revenue dans cette ville, et je ne voulais pas gâcher notre conversation en étant distante et perturbée. J’étais sure que tôt ou tard, ces souvenirs viendraient me hanter de nouveau, mais pas maintenant. De plus, Adam avait surement ses propres problèmes à gérer, et n’avait donc aucunement besoin que je l’embête avec les miens, qu’ils concernent mon passé, ou mon présent.

Et puis, sa réponse m’avait fait plaisir, et surtout remonté le moral. Qui avait dit qu’un loup garou et un vampire devaient nécessairement être ennemis mortels ? Bon, il était peut être plus prompt à faire confiance que moi, mais au fond, même ma tendance à me montrer méfiante envers le monde entier ne parvenait pas à me faire voir Adam comme une menace. Et puis temps que ce n’était pas la pleine lune, je ne craignais pas grand-chose. C’est donc avec un sourire sincère, et non le genre de sourire forcés qui étirait mes lèvres quand j’avais une idée derrière la tête ou bien que je tâchais de cacher que je me méfiais des gens, que je lui répondis : « Tu t’en serais remis, j’en suis sure. Et puis, je suis même pas sensée être encore vivante. Je pourrais être ton arrière, arrière, arrière… grand-mère, je te rappelle. Enfin, non étant donné que tu es un loup garou et que j’étais une sorcière, mais bon, tu vois ce que je veux dire. »

Est-ce qu’il connaissait l’existence des sorciers ? Je l’ignorais, mais je n’allais surement pas tarder à le savoir. Cela m’était égal qu’il sache des choses sur moi. Je me gardais bien, la plupart du temps, de dire au gens que j’étais un vampire, ou avait été une sorcière et l’était toujours d’une certaine manière. Mais Adam n’avait pas l’air d’être le genre de garçon avide de pouvoirs comme j’en avais rencontré beaucoup. Alors si le sujet de mes pouvoirs venait dans la conversations, ce n’était pas bien grave. Il était nouveau dans le monde du surnaturel, et plus il en savait, plus il saurait comment se protéger… Ou se méfier des chasseurs. Nous ne nous connaissions pas très bien mais je n’avais pas envie que la seule personne que je pouvait considérer comme un ami dans cette ville se retrouve nez à nez avec des chasseurs sans savoir à quoi s’attendre. Un sujet en entrainant un autre, j’arriverais probablement à caser les chasseurs dans la conversation.

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MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Mar 10 Avr - 3:38


Rêveries au bord du lac



Adam & Thaïs



Quand j'avais posé mon bras sur ses épaules je l'avais senti revenir parmi nous, je pouvais aussi le voir dans son regard, mais je ne la sentais pas plus heureuse. Par contre, après ce que j'avais dit, un sourire se dessina sur ses lèvres. J'étais heureux d'avoir réussi à la faire se sentir mieux. Je savais très bien ce que c'était que d'avoir de mauvais souvenirs qui peuvent venir vous hanter. J'essayais de ne pas y penser la plupart du temps, mais il y a des occasions où on ne peut pas les éviter et je sentais que je l'avais placé dans cette position. Je savais très bien que ma question n'était pas la cause de ce qui était arrivé, peux importe la façon dont j'aurais posé la question, ceci serait sûrement arrivé. Ce n'était donc pas de ma faute directement, mais je me sentais quand même un peu responsable et réussir à lui arracher un sourire était quelque chose de réjouissant. Il faut dire que j'essaie tout le temps de trouver les bons mots et que je réussis comme c'était le cas, c'est un petit réconfort.

Je ne voulais plus lui poser de questions. J'avais eu des réponses à mes principales interrogations et je savais que si j'avais d'autres questions je pouvais toujours les lui poser un autre jour. De toute façon, pour l'instant aucune autre me venait et c'était mieux comme ça. Les interrogatoires c'était pas trop mon truc alors pourquoi en faire subir un à quelqu'un d'autre et en plus, je transpirais la confiance, donc si elle voulait se confier elle le ferait d'elle-même. Je ne croie pas qu'elle me voyait comme une menace ce qui était réciproque, mais moi je voyais en elle bien plus qu'une personne qui n'était pas une menace. Je la voyais comme une victime qui avait subi quelque chose de monstrueux, je la voyais aussi comme une personne qui semblait seul et avoir besoin de proche. Elle était aussi pour moi une personne fort sympathique en qui je sentais pouvoir avoir confiance. Et moi, j'étais là pour l'écouter, peu importe ce qu'elle aurait pu me dire à ce moment n'aurait rien changé de ce que je pensais d'elle. Elle avait subi quelque chose de trop horrible pour qu'on puisse la juger ou lui reprocher les conséquences que cela avait engendré.

J'aurais pu m'attendre à ce qu'elle me dise bien des choses, mais certainement pas ce qui allait suivre. Voici ce qu'elle m'avait répondu de si surprenant : « Tu t'en serais remis, j'en suis sure. Et puis, je suis même pas sensée être encore vivante. Je pourrais être ton arrière, arrière, arrière... grand-mère, je te rappelle. Enfin, non étant donné que tu es un loup garou et que j'étais une sorcière, mais bon, tu vois ce que je veux dire. ». Plutôt, quand je m'étais fait la réflection que s'il pouvait y avoir des vampires et des loups-garous sur terre il pouvait y avoir bien d'autres créatures, je n'avais pas pris cela au sérieux et j'avais mis ces idées de côté. Je plaisantais et ne pensais pas une seconde que les sorcières pouvaient exister pour de vrai. Pourtant, à ce point, avec toutes ces informations en même temps je ne pouvais même pas être surpris où en douter. Pour ce qui, était des deux premières phrases, je ne m'en était pas trop préoccupé, c'était des détails et ils ne changeaient pas le fait qu'en ce moment Thaïs était là et que c'était bien comme ça. Peu importe qu'elle devait être morte en ce moment, si elle n'avait pas été là, je serais toujours seul et je serais toujours inculte par rapport au nouveau monde dans lequel j'étais entré.

J'avais beau croire tout à fait cette histoire de sorcière, je ne savais vraiment pas quoi lui répondre. Après un court moment de silence des mots sortirent naturellement de ma bouche : « Eh... non en fait je ne vois pas ce que tu veux dire. ». Il y a quelque instant je disais que c'était fini les questions et que je ne voulais pas lui faire passer un interrogatoire, mais comment ne pas être intrigué quand on vous apprend sans cesse des choses comme celle-ci. De plus, maintenant que j'avais réussi à placer une phrase, mes idées de ce que je pouvais dire devenaient plus claire et des questions se formaient. Cependant, voulant rester quand même générale dans le sujet, je ne fis que lui demander : « C'est quoi cette histoire de sorcier. ». Avec ses trois siècles d'existence, Thaïs devait avoir assimilé tellement de connaissances que je n'osais même pas imaginer tout ce qu'elle savait. Elle devait en savoir encore plus sur les loups-garous que j'en savais moi-même. Pour le moment, ce qui m'intéressait c'était de savoir ce qu'elle pouvait m'apprendre sur les sorciers. Toutes ces histoires étaient totalement nouvelles pour moi et j'étais assez curieux sur le sujet.

Les sorcières il y en avait tellement des histoires sur elles. Mais bon, j'étais quand même assez intelligent pour mettre de côté certaines histoires qui n'avaient aucun sens. Les chapeaux pointu et les balais volent, ça m'étonnerais que ce soit vrai. Je ne croyais pas me tromper en pensant que les sorcières avaient une apparence totalement normal. Je n'avais qu'à regarder Thaïs pour me rendre compte de cela. Ah et Thaïs, si elle est une vampire et une sorcière, est-ce que ça fait quelque chose de spéciale? En un bref instant, plusieurs images me passèrent par la tête, celles de ce que pourrait faire le croisement d'une sorcière et d'une vampire. Et avec tout ce que je pouvais imaginer une telle personne capable de faire, j'avais du mal qu'elle pourrait craindre un simple loup-garou comme moi. J'étais jeune, ignorant et sans expérience... ah et j'allais oublier pacifique, donc même si les loups-garous ont une plus grande facilité à tuer les vampires, il n'y avait aucune chance que je fasse quoi que ce soit, à qui que ce soit.

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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Dim 15 Avr - 1:23


Rêveries au Bord du Lac.
Thaïs V. Roosevelt & Adam H. Collins


C’était agréable d’avoir quelqu’un avec qui j’avais la possibilité de parler librement. Adam semblait être un garçon gentil, pas du genre à chercher les problèmes, une personne de confiance, j’en étais convaincue. Donc peu importe ce que je pourrais lui dire durant notre conversation, je lui faisais confiance pour qu’il n’en parle pas à des gens qui ne devraient rien en savoir. Je n’étais pourtant pas d’une nature à faire confiance très rapidement, mes trois siècles d’existence m’ayant fait comprendre qu’on ne peut pas faire confiance à grand monde en fin de compte, car on fini bien souvent déçu et trahi. Mais j’avais appris à me fier à mes instincts qui le plus souvent étaient assez bons - et ils m’avaient sauvé la mise plus d’une fois - et j’étais convaincue que je pouvais accorder ma confiance à Adam. Il avait beau être un loup garou et non un vampire, nous étions quelque peu semblables tout de même. Nous subissions tous les deux quelque chose sur laquelle nous n’avions pas vraiment de contrôle. Il ne pouvait contrôler ses transformation, et j’étais contrainte de boire du sang humain pour survivre, que ça me plaise ou non. Alors, si il s’avérait que j’avais tord… Et bien je ne pourrais m’en prendre qu’à moi, car rien ne me forçait à lui accorder ma confiance. Mais qui pourrait me reprocher de vouloir me faire un ami ?

Et puis, Adam était parvenu à me tirer de mes pensées et m’arracher un sourire, ce qui n’était pas toujours simple quand mon esprit venait à me rappeler mes plus mauvais souvenirs. J’en avais donc profité pour dévier de sujet, et en lancer un autre, plus agréable. Et puis, qui sait, il était un peu nouveau dans le monde du surnaturel, peut être n’avait-il même pas connaissance de l’existence des sorcières, contrairement à moi. J’avais beau avoir été transformée en vampire il y a longtemps de ça, la magie faisait toujours partie de moi. Une sorcière. C’est ce que j’étais sensée être. J’étais née sorcière, ma mère avait été une sorcière, mon mari avait été un sorcier, ma fille était elle aussi une sorcière… Et le médaillon de ma mère avait été là pour me le rappeler chaque jours pendant ces 320 dernières années. J’aimais parler de la magie. Même si elle était aussi liée à la manière dont tous les gens que je connaissais à l’époque étaient morts, elle me rappelait également beaucoup de bons souvenirs, et c’était à ces souvenirs que je préférais me raccrocher, pour oublier ceux plus désagréables. La magie n’était pas la raison pour laquelle j’étais morte de toute façon. L’étroitesse d’esprit des chasseurs de sorciers était responsable, pas la magie. Aucun des sorcier que je connaissais n’utilisait la sorcellerie à mauvais escient.

Adam sembla quelque peu troublé quand j’évoquais l’existence des sorcières. « Eh... non en fait je ne vois pas ce que tu veux dire. » me répondit-il. Ce n’était pourtant pas si incroyable. Il était bien un homme qui se transformait en loup au lever de la pleine lune, et moi une femme capable de tuer un homme à main nu, de le vider de son sang jusqu’à la dernière goutte, entre autres choses. Mais bon, sa première transformation datait d’à peine un mois, il n’avait peut être même pas pensé à tout ça avant aujourd’hui. Il en apprenait des choses dit donc. D’abord l’existence des vampires, puis celle des sorciers. Il était peut être mieux qu’il le sache. Etre dans l’inconnu total n’est souvent pas une très bonne chose, surtout dans notre monde. Mieux vaut-il savoir que les vampires, les sorciers, et même les chasseurs existaient. On ne sait jamais sur qui on peut tomber. Je devais avoir eveillé la curiosité d’Adam, car il me demanda ensuite : « C'est quoi cette histoire de sorciers ? »

Il y avait tellement à dire sur les sorciers… Il était difficile de savoir par ou commencer. Bien sur, des histoires de sorciers, tout le monde en a entendu, ne serait-ce que dans les contes pour enfants. Vous avez remarqué, d’ailleurs, comme les sorciers ont toujours tendance à avoir le mauvais rôle, et sont bien souvent très laid ? Les verrues, le nez crochu, le balais volant ou la baguette magique, rien de tout ça n’était vrai. Ce n’était que des contes de bonne femme, bons à effrayer les enfants. J’étais bien placée pour le savoir ! Je réfléchis un bref instant afin de décider par ou commencer, et me décidais enfin à prendre la parole : « Par où commencer… C’est un peu comme pour toi. Tu es né loup garou, je suis né sorcière. Ma mère en était une, tout comme sa mère, tout comme ma fille… Et ainsi de suite. Sauf que c’est pas du tout quelque chose de… Désagréable. J’adorais ça. J’adore toujours ça. Mais normalement, tu ne peux pas être à la fois une sorcière, et un vampire, ou un loup garou. » Lui expliquai-je. J’étais la seule vampire, à ma connaissance, encore capable d’utiliser la sorcellerie, même si j’étais totalement dépourvue de pouvoirs si l’ont me retirait mon collier. Et jamais je n’avais rencontré de loup garou doté de pouvoirs de sorcier. Mais on ne sait jamais, après tout. « Heureusement pour moi, j’ai ça » Ajoutai-je en prenant mon collier entre mes doigts « qui me permet encore d’utiliser la sorcellerie. Il appartenait à ma mère. » Expliquai-je. Rien que pour cette dernière raison, ce collier avait une grande importance à mes yeux. C’était la seule chose qu’il me restait d’elle. Ce collier était vraiment ce qu’on pouvait appeler une antiquité, mais je ne m’en séparerai jamais, pas même pour tout l’or du monde. .




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Adam H. Collins
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Jeu 19 Avr - 2:35


Rêveries au bord du lac



Adam & Thaïs




Quand je m'étais rendu compte de ce que j'étais j'avais moi-même été surpris par toutes les fausses histoires que j'avais entendus au sujet des loups-garous. Comme pour les vampires ou les sorcières, il y en avait un paquet. Il y avait eu de si nombreuse façons dont on avait pu les voir au cinéma et avec les effets spéciaux de nos jours, les loups-garous semblaient de plus en plus réalistes, mais maintenant plus aucun film de loup-garou ne me semblait réaliste. Je savais ce que c'était maintenant d'être une telle créature et grâce à Thaïs je pouvais aussi me mettre une idée plus réaliste des vampires et des sorcières. Elle avait beau ne pas m'avoir complètement expliqué ce qu'était les vampires, je pouvais me faire une petite idée et pour les sorcières, je pouvais déjà éliminer un certain nombre d'histoires simplement en la regardant. J'avais appris en vivant à New York à ne pas me fier aux apparences, donc ce n'était pas difficile de croire qu'on ne pouvait pas reconnaître un vampire ou un sorcier simplement avec son apparence. Je ne dois pas mentir non plus, il y avait quand même certaines choses que pouvait indiquer l'apparence de quelqu'un, mais les choses surnaturelles n'en faisaient pas partie.

L'idée d'une hybridation entre sorcier et vampire pouvait être vraiment puissant ne quittait pas mon esprit. Il y avait quelque chose qui clochait, parce que si c'était comme dans mes pensées, une telle personne n'aurait jamais peur d'un loup-garou et peu importe quel loup-garou, parce que je suis persuadé qu'ils ne sont pas tous comme moi ou mon père. Même mon père, avait-il toujours été si sage ? Lui il ne m'avait jamais dit comment il avait fait pour activer le gène de lycanthrope qu'il y avait dans notre famille. Je ne savais rien de ce qu'il était à l'époque. Je ne m'étais jamais vraiment posé de question, mais avant je ne savais pas qu'il avait forcément commis un meurtre. Je ne pouvais pas lui reprocher et en plus il avait tété là quand j'avais eu le plus besoin de lui, mais peut-être qu'il ne me disait pas tout. Je ne sais pas pourquoi je me mettais à penser à cela. Thaïs n'avait rien à voir avec toutes les histoires relatives à mon père et je ne pouvais pas me permettre de me perdre dans ma tête pour penser à mon père. Cependant, tout ce qu'elle me révélait me faisait croire qu'il me cachait bien d'autres choses, car après tout, il devait être déjà au courant lui de tout ce que j'apprenais. Cette pensée restait bien incrusté dans ma tête et je savais que ça allait affecter mes relations avec lui, mais je ne pouvais pas lui parler de ce que j'avais appris aujourd'hui, en tout cas, je ne voulais pas. S'il pouvait avoir ses secrets, je pouvais bien avoir les miens et je me fichais totalement de ce qu'il pourrait en penser du fait que je sois ami avec une vampire, il n'avait pas à être au courant. Je n'aimais pas mentir, mais pour mentir il faudrait qu'il me pose la question et ça n'était pas prêt d'arriver, car il ne semblait pas avoir prévu me révéler l'existence d'autre chose que les loups-garous et c'était uniquement arrivé parce que j'avais activé le gène en moi.

Ça ne lui prit qu'un bref instant pour répondre à mes interrogations, mais c'est quand même assez fou tout ce qu'on pouvait penser en une fraction de seconde. Pour la remercier de m'avoir sorti de mes pensées, le moins que je pouvais faire était d'être à l'écoute de ce qu'elle me disait, surtout qu'elle répondait à mes questions : « Par où commencer... C'est un peu comme pour toi. Tu es né loup garou, je suis né sorcière. Ma mère en était une, tout comme sa mère, tout comme ma fille... Et ainsi de suite. Sauf que c'est pas du tout quelque chose de... Désagréable. J'adorais ça. J'adore toujours ça. Mais normalement, tu ne peux pas être à la fois une sorcière, et un vampire, ou un loup garou. » Apparemment, il y avait un point en commun entre les loups-garous et les sorcières, pour tous les deux c'était quelque chose d'héréditaire. Là où il y avait une différence avec les lycans, c'était qu'à l'écouter il n'y avait aucun point négatif au fait d'être une sorcière. La différence n'était pas mineure, car la principale conséquence d'être un loup-garou était négative, les points positifs, aidaient seulement à compenser un peu. Grace à ce qu'elle m'avait expliqué je pouvais aussi comprendre que toute hybridation entre les trois races surnaturelles était impossible. Eh, non, elle laissait planer le doute sur le fait que se pouvais être possible, mais je comprenais quand même qu'elle était uniquement un vampire maintenant, elle avait perdu son côté de sorcière en se transformant. Je pense que c'est pour cela qu'elle en parlait de façon si nostalgique. Puis, elle m'expliqua pourquoi j'avais senti planer un doute sur le fait qu'on ne puisse pas être deux créatures surnaturelle à la fois. Elle commença par dire : «Heureusement pour moi, j'ai ça » et elle passa son collier entre ses mains pour me faire comprendre qu'il s'agissait de ce qu'elle parlait. Au début de notre conversation, j'avais remarqué le bijou, car il était beau et me semblait intemporel, mais je n'y avais pas porté plus attention. Maintenant, je voyais bien qu'il semblait très vieux, ce qu'elle confirma en ajoutant : « qui me permet encore d'utiliser la sorcellerie. Il appartenait à ma mère. ». Si ce collier avait appartenu à sa mère il avait forcément plus de 320 ans, dons ça signifiait qu'effectivement il était très vieux. Cet objet lui offrait aussi un privilège qui ne semblait pas commun. Elle avait dit qu'on ne pouvait pas être deux des créatures que je connaissais à la fois, mais elle avait un moyen de conserver une partie de son côté de sorcière.

J'étais content pour elle, être une sorcière semblait lui manquer et elle avait la chance d'avoir pu conserver une partie de sa vie de sorcière. De plus, cet objet avait surement une très grande valeur sentimentale, il ne devait pas lui rester beaucoup de choses de sa famille après plus de 300 ans d'existence. Penser à cela me faisait prendre conscience que mon père avait beau me mentir, je l'avais encore, j'avais encore mes deux parents et c'était quelque chose dont je pouvais me réjouir. Je m'imaginais les perdre et pensais aux objets d'eux que je voudrais à tout prix garder, ses objets n'auraient plus aucune valeur monétaire, ce serait des reliques pour moi. J'avais beau avoir encore ma famille, je crois que j'avais assez bien cerné la valeur de cet objet pour elle. Je comprenais que le lien avec la magie que lui procurait cet objet était plaisant, mais pour moi la famille est quelque chose de très important. J'espérais ne pas lui rappeler encore de mauvais souvenir, mais je me suis tenté un petit commentaire : « C'est vraiment bien que tu aies encore quelque chose appartenant à ta famille. Ça doit être une des choses les plus importantes au monde pour toi. » Tout en disant ces phrases je réalisais à qu'elle point ça signifiait beaucoup qu'elle me confie cela, alors j'ai ajouté : « Je suis vraiment heureux et honoré que tu me confis une telle information. Je ne sais pas si tu racontes ça à tout le monde, mais peu importe, je te remercie de ta confiance. ».

Avant, il y avait quand même quelques personnes qui se confiaient à moi. On m'avait souvent dit que j'inspirais confiance, mais je ne me rendais pas vraiment compte de cela. Moi j'étais moi-même et je croyais que c'était la moindre des choses d'être à l'écoute des autres. Le nombre de personnes qui m'avaient accordé leur confiance n'avait aucune importance, c'était vraiment réconfortant et j'étais très reconnaissant, à chaque fois qu'une nouvelle personne m'accordait sa confiance. Thaïs aussi était quelqu'un en qui je pouvais avoir confiance alors c'était bien, si moi aussi j'avais quelque chose à confier, je me doutais que je pouvais aller la voir à tout moment. C'était quand même incroyable que je sois tombé sur Thaïs, ici, à Coventry et qu'en plus elle était une sorcière qui n'en était plus une car elle avait été transformé en vampire. Tout ce qui venait de ce passer depuis que j'avais rencontré Thaïs aurait pu être un rêve.


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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: Rêveries au bord du lac [avec Thaïs] Sam 21 Avr - 15:46


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Il était rare que je parle réellement de moi à qui que ce soit, et ce pour plusieurs raisons. Je n’aimais pas ça, car beaucoup de choses me concernant me rappelaient de mauvais souvenirs, et beaucoup de ces choses ne regardaient personne d’autre que moi. Peu de personnes connaissaient donc toute mon histoire. En fait, seules deux personnes l’avaient su : ma tante, depuis longtemps décédée, et ma meilleure amie qui était… Allez savoir où ! Nous nous connaissions depuis toujours, et il était donc évident qu’elle était au courant de tout. Mais même les personnes ne connaissant qu’une partie de mes secrets étaient rares et Adam en faisait à présent partie. Il savait que j’étais un vampire de 339 ans, avait été une sorcière, et que je pouvais utiliser la sorcellerie grâce au collier de ma mère. Peu de personnes pouvaient se vanter d’en savoir autant. En fait une seule autre personne, à Coventry, était au courant de ça, Tabatha. Oh, et Steven, mon ex et ancien voisin d’Adam le savait également. Et je ne comptais pas mettre d’autres gens au courant. Je n’étais pas ici pour m’attirer des ennuis, et préférais donc passer relativement inaperçue. Mais Adam possédant lui-même un secret difficile à révéler aux autres, j’étais certaine qu’il n’allait pas aller raconter tout ça à qui que ce soit. De toute façon, c’était trop tard pour y faire quoi que ce soit maintenant car je n’avais pas envie d’effacer la mémoire du seul ami que j’avais ici. Je n’étais même pas sure que mes pouvoirs de vampires fonctionnent sur des loup garous de toute façon car honnêtement, je ne m’étais jamais risquée à tenter l’expérience.

Adam avait été attentif, écoutant silencieusement ce que je lui avais raconté sur les sorcières. Bien sur, ce n’était qu’une petite partie de tout ce que la sorcellerie comportait. Mais si je me lançais dans de grandes explications, je n’étais pas quitte d’avoir fini. Il y avait tellement de choses à savoir sur la magie ! Ca pouvait parfois paraitre compliqué parfois, pour ceux qui n’ont pas l’habitude, mais c’était passionnant. J’avais grandi en ayant connaissance de ma nature de sorcière, entourée d’autres sorciers et sorcières… Pour moi, c’était naturel. Mais Adam ne connaissant l’existence du monde surnaturel que depuis peu, une explication assez superficielle était préférable.

Lorsque je lui désignai le collier que je portais autour du cou, il l’observa un instant en silence et sembla se perdre dans ses pensées un instant, avant de reprendre la parole. « C'est vraiment bien que tu aies encore quelque chose appartenant à ta famille. Ça doit être une des choses les plus importantes au monde pour toi. » dit-il. Je me contentais de confirmer ses paroles d’un signe de la tête en baissant machinalement le regard vers le collier, puis vers la bague que je portais à ma main gauche. Si je l’avais voulu, j’aurais pu tirer une belle somme du collier de ma mère, mais cette bague, elle, ne vaudrait absolument rien. Et pourtant, tout comme le collier, elle faisait partie des choses auxquelles je tenais plus que tout. Je ne m’en séparerais jamais, pas même contre tout l’or du monde. « Je suis vraiment heureux et honoré que tu me confies une telle information. Je ne sais pas si tu racontes ça à tout le monde, mais peu importe, je te remercie de ta confiance. ». Ajouta Adam, me tirant à la contemplation de mes bijoux. Je lui adressais un sourire tout en lui répondant « Je suis loin de raconter ça à tout le monde, crois moi. Les personnes qui peuvent se vanter de savoir ce que je t’ai dis aujourd’hui se comptent sur les doigts d’une main. Mais j’irais pas jusqu’à dire que c’est un honneur, quand même. »

C’est vrai, en quoi était-ce un honneur d’avoir des informations sur moi ? Je n’étais pas la seule personne sur cette terre à avoir des secrets. Et puis, j’étais certaine qu’Adam était une personne à qui les gens aimaient se confier, que je lui ai dévoilé une petite partie de mes secrets n’était pas un exploit. Je n’en étais pas encore à lui raconter les parts les plus traumatisantes de mon existence. Pour ça, il faudrait attendre encore un peu.

Réalisant que l’après midi commençait à être bien avancée, je jetais un regard rapide à mon téléphone portable après l’avoir sorti de ma poche et réalisait que si je ne partais pas immédiatement, j’allais être en retard. « Je suis désolée, il va falloir que je te laisse. Ca va être l’heure de la livraison des poches de sang à l’hôpital. » Expliquai-je en me levant brusquement. Je ne voulais pas m’en prendre à des innocents qui n‘avaient rien demandé à personne comme j’avais du le faire pendant longtemps. C’était une bonne alternative quand on n’a pas envie de tuer des gens sans raison valable. Un peu à chaque fois, afin qu’ils en aient toujours pour leurs patients, et que je puisse tenir entre deux parties de chasse avec des chasseurs de sorciers. « Si tu veux je peux te donner mon numéro ? Comme ça tu pourras me joindre si tu en as envie ? » Proposai-je tout de même. Adam me tendit son téléphone portable, et j’y rentrais rapidement mes coordonnées avant de le lui rendre. « Voilà. Bon, on se voit plus tard alors. Ca ma fait plaisir de discuter avec toi en tout cas. » Dis-je avec un sourire sincère. « A plus tard j’espère. ».

Sans rien ajouter je tournais commençais à m’éloigner d’un pas rapide, ne voulant pas louper la livraison étant donné que les chasseurs se faisaient rares à Coventry en ce moment. Une fois que je suis sure qu’aucun humain ne se trouvait dans les parages, ej mit à courir, et il ne me fallu que quelques secondes pour quitter le parc en direction de l’hôpital.
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