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On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb

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bind the circle
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Lexi E. Lawrence
MessageSujet: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Ven 18 Mai - 23:55

    J’étais allongée sur le sol. Ma tête était embrouillée. Je n’avais plus aucune notion de temps ou d’espace : je ne savais ni où j’étais, ni quel heure il était, ni ce que je faisais. J’étais juste allongée sur le sol, le reste d’un rail de coke dans la main. Dans mon autre main je tenais mon portable. Enfin « tenir » est un bien grand mot. Disons plutôt que mon portable était posé sur ma main inerte. J’étais immobile sur le sol, fixant le plafond sans vraiment en avoir conscience. J’attendais simplement que la mort vienne. J’en avais marre d’être une fille qu’on voulait simplement sauter et jeter après. J’avais des moments comme ça où j’avais envie d’un peu de romantisme, ou juste envie de pas être prise pour une conne. Mais bon, la plupart du temps c’était moi qui jouais avec les mecs. Ce devait être le retour de la médaille. J’étais une salope. J’étais surtout bien déprimée oui. Soudain je me sentis soulevée. Par qui ? Aucune idée. Je ne tardais pas à sentir de l’eau froide glisser sur mon corps. Je sentais les gouttes glacées couler le long de mon dos. Je commençais à reprendre conscience d’où je me trouvais. En l’occurrence j’étais dans la douche. Enfin, sous la douche. Des bras d’homme entouraient mon corps, comme s’il semblait soulagé que j’aie repris conscience. L’homme me souleva une nouvelle fois et commença à marcher. C’était Kal’. Je me sentais mal qu’il me sauve de moi-même une nouvelle fois. Il marcha quelques instants – c’est fou comment il me portait comme s’il soulevait une plume, je trouvais ça plutôt drôle en temps normal, enfin quand je ne m’étais pas droguée jusqu’à me tuer- puis me déposa sur un lit. Je murmurais un « merci » avant de fermer les yeux et de m’endormir. Juste avant de sombrer complètement dans le sommeil je sentis Kal’ prendre ma main dans la sienne.

    Soudain je rouvris les yeux. J’étais installée sur mon canapé. Putain ce n’était pas bon de s’endormir devant un film qui ressemblait étrangement à ma vie – enfin seulement certaines scènes. Je me retournais et regardais l’heure sur le micro-ondes : 22h03. Je me levais et ouvrit mon frigo qui ne contenait que deux ou trois plats préparés, des bouteilles de soda et quelques bouteilles d’alcool. Je pris une canette de bière et me dirigeais dans ma chambre. Il fallait que je me change les idées. Pourquoi n’irais-je pas dans une boîte de nuit ? Il devait bien en avoir une à Coventry non ? J’attrapais mon HTC qui traînait sur mon lit et vérifiais. Il y en avait bien une. Je n’étais pas allée en boîte depuis au moins six mois, peut-être même plus. J’ouvris les portes de mon placard et cherchais un truc à me mettre pour aller dans ce genre d’endroit. C’était vraiment le foutoir. Mes piles de fringues n’étaient même plus des piles. En même temps, à force de prendre toujours ce qui est tout en dessous, bah ça tombe ! J’enfilais rapidement un jean et un bustier noir que j’attrapais cette fois au dessus des piles. Je me maquillais en vitesse et sortit de la chambre, emportant avec moi la cannette de bière et mon portable.

    Arrivée dans le salon je finis la cannette d’un trait, la jetais et attrapais un sac. Je n’avais pas besoin de grand-chose pour aller en boîte mais tout de même. La télé était toujours allumée. C’était un jeu télévisé du genre « la roue de la fortune ». Putain que je trouvais ça con quand même comme émission. Sans m’attarder plus longtemps devant ces conneries j’éteignis la télé et lançai la télécommande sur le canapé. Je jetais un dernier coup d’œil à mon appartement et sortis.

    Je descendis les trois étages de mon immeuble et arrivait enfin dans la rue. Je marquais une pose pour regarder le trajet sur mon téléphone. Oh il fallait simplement que je prenne le métro et que je descende à la quatrième station. Une fois dans le métro je m’installais sur un des sièges orange et regardais l’heure sur mon portable : 22h46. Waouh le temps passait vachement vite ! Je me mis à observer les gens assis autour de moi. On était à tout casser une dizaine. C’était à se demander pourquoi il y avait un métro à Coventry franchement. La station où je devais descendre arriva bien vite. Je m’empressais de sortir. Je n’aimais pas les gens d’ici. Je ne m’habituais pas à cette ville. Elle marchait… au ralenti. En même temps après avoir vécu dans les plus grandes villes des Etats-Unis, tout semblait démesurément petit et insignifiant.

    La boîte de nuit ne fut pas difficile à repérer. J’approchais de l’entrée et fis un sourire à l’homme à l’entrée. Après avoir joué de mes atouts, il me laissa entrer sans que je n’aie à faire la queue –qui était étonnamment grande. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de gens. D’un autre côté j’espérais bien que ce serait bondé, une boîte de nuit vide c’est pas drôle. Je déposais mes affaires dans un vestiaire et allais m’installer au bar. Il ne fallut pas plus d’une seconde pour que je me fasse aborder. Bien sûr je les envoyais bouler. Je voulais attendre d’avoir bu quelques verres avant d’en laisser un me parler. Je commandais une Margarita et me retournais sur mon siège pour être face à la piste de danse. Je ne mis pas longtemps pour avoir envie d’aller danser. Après avoir accepté les verres de deux ou trois inconnus –et après les avoir bu- je me levais et allai danser.


« Salut poupée, je t’offre un verre ? » fit un type

    Cela devait bien faire une bonne heure que j’étais arrivée dans cette boîte. Je n’avais bu que cinq ou six verres et j’avais déjà la tête qui tournait. En même temps je n’avais pas mangé depuis la veille. Ça m’arrivait de temps en temps de ne pas manger pendant une journée. C’était mauvais signe en général. Je le savais et pourtant je préférais l’ignorer en buvant et en couchant avec des inconnus. J’étais vraiment pitoyable. Je me détestais parfois. Mais là, à ce moment précis je n’étais pas en mesure de réfléchir. C’est pour quoi je ne m’étais pas aperçue que le type qui m’avait proposé un verre -alors que j’étais sur la piste de danse- avait glissé un cachet dans le verre. Il m’avait drogué. Je bus le verre normalement et je me sentis très vite mal. L’homme m’entraina vers un coin –je ne savais pas où, j’étais trop désorientée- et commença à me caresser les fesses, défaire le bouton de mon jean, glisser sa main dans ma culotte. Mais j’étais encore consciente de ce qu’il se passait. J’avais pris des trucs bien plus fort pendant des années, alors il en fallait plus pour m’assommer réellement qu’un simple cachet. Je tentais de repousser l’homme mais sans succès, il se rapprocha de moi et serra mes poignets dans une seule de ses mains, tandis que l’autre main était restée dans mon pantalon.


« Allez, laisse toi faire beauté, je sais que tu demandes que ça »

    Il posa sa bouche sur la mienne, me fourrant sa langue au fond de ma gorge. Je tentais de me libérer de son emprise mais c’était comme si j’avais perdu toutes mes forces. Il enleva la main qu’il avait glissé dans mon pantalon pour tripoter ma poitrine. Sa langue était toujours dans ma bouche. Les larmes commençaient à couler sur mes joues. J’étais impuissante. J’avais perdu mes forces et pourtant j’étais consciente de ce qu’il se passait, c’était vraiment horrible. Soudain, l’homme retira sa main de ma poitrine et commença à défaire son pantalon. Non, ce n’était pas possible, ça ne pouvait pas être en train de m’arriver. Je n’allais pas me faire violer dans une boîte de nuit par un sale pervers bourré. Dans un élan d’impulsion, je levais mon genou violement vers son entre-jambes. Soudain il relâcha son emprise et tomba à genoux. J’étais libre ! Je m’appuyais sur le mur et tentai de sortir de cet endroit quand il m’attrapa par la cheville et me fit tomber au sol. Il s’avança vers moi et quand il allait se mettre au dessus de moi je réussis à lui renvoyer un autre coup de pied. Sans réfléchir une seconde de plus je me relevais péniblement et avançait le plus rapidement que mes titubements me le permettaient. J’ouvris la porte qu’il y avait devant moi et ententit un « salope » avant de finalement sortir. Je compris alors que le type m’avait entrainée dans les toilettes. Je regardais de gauche à droite quand j’aperçu ce que je cherchais : une issue de secours. Je m’appuyais sur le mur histoire de me stabiliser et sortit. Derrière la porte il y avait des marches où je décidais de m’asseoir. Je laissais tomber ma tête entre mes mains et me mis à pleurer. Pourquoi ce genre de choses m’arrivait à moi ? Comme si je n’avais pas assez d’emmerdes dans ma vie comme ça en ce moment ! Je devais le mériter. J’étais une moins que rien.



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Kaleb MacCall
MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Sam 19 Mai - 21:25

J’en aurai fais du chemin, entre ma vie d’insouciance et aujourd’hui, regrettais-je ma vie passé ? Oui ? C’est impossible de ne pas avoir de regrets, si vous me trouvez une personne qui n’en a pas je construirai une statue à son effigie et même là, j’aurai bien des difficultés à y croire. Non franchement, le problème n’était pas les regrets qu’on emporte avec nous, mais la façon de les supporter sur nos épaules. Certains se muraient dans l’alcool, d’autres semblaient heureux, pour les plus malheureux l’amertume les consumait. Pour ma part je passais ma frustration dans de simples loisirs, la chasse, le bricolage ou simplement le sport. J’aurai apprécié par moment me relâcher, me plonger dans une bouteille ou deux. Tenter quelques substance interdites, mais au vu de mon tempérament et les risques qui en découleraient pas question même de passer à l’acte. La seule bouteille que je m’offrais était un supplice et ne venait à ma bouche que certaines nuits de pleine lune. Le reste du temps j’étais tout ce qu’il y a de plus saint.

Bon il faut avouer que je ne suis pas une perle, un homme facile à vivre, souvent sujet à des sautes d’humeur dévastateurs, je suis plus d’une catégorie d’hommes solitaires. Le peu de personnes me supportant et que je supporte plus de deux heures consécutives peuvent se compter sur les cinq doigts d’une même main. Enfin mon arrivée à Coventry allait changer pas mal de choses dans ma petite vie. J’allais retrouver Lexi mais pas seulement, Alex, Aria qui avait du bien grandir. Les dernières nouvelles de Lexi remontaient à six mois au mieux.

Voila près deux heures que l’avion était arrivé et j’attendais à la terrasse d’un bar qu’on m’invite à récupérer ma moto. Pour ce genre affaire il me fallait bien de la patience et ce n’était pas toujours simple. Imaginez, pressé et tous ces traquas administratifs deviennent rapidement une galère. Mais pas aujourd’hui, ici personne ne m’attendait, aucune chasse, pas de vie en danger. Non rien de tout cela au programme. La nuit vidait à présent le hall de l’aéroport. Alors que mon regard passait d’une passagère maladroite à un couple larmoyant.

Je repoussais un long soupir d’ennuis et un baye-ment. Me replongeant dans Voyage au centre de la terre, Jules Verne était une alternative à toute mise en relation. Imaginez un mec dans mon genre le nez collé à un livre de ce genre et vous fuyez rapidement. Moi du moins je ne m’approche pas. Oh mais faut pas rêver, même si je suis aimable, mon allure n’est pas monsieur tout monde non plus. Mon cuir, mes cheveux en désordre, la masse musculaire enfin rien de bien banal et passe partout. J’avais opté pour ce genre rebelle et motard mal famé pour repousser toute envie de m’aborder. Évidement cette astuce ne fonctionnait pas à tous les coups et me valait quelques histoires peu banales. Mais tout cela n’était pas le sujet, après plus de deux heures d’attente la voix faunique finit par hurler mon nom. En temps normal, j’étais certain que le déchiffrage du message devait relever de la prouesse, mais le hall vide ne pausait pas ce problème.

Après quelques palabres financiers ou d’ordre documentaire, je collai enfin la clé dans ma grosse cylindrée effaçant les kilomètres qui me séparaient de la ville. Après plusieurs feux, l’odeur sucrée de Lexi me parvint. Le hasard ou simplement la bonne fortune, non personnellement je ne crois ni à l’un, ni à l’autre. Après quelques mètres de plus, l’odeur se fit plus puissante, je relevai ma visière et contemplai le néon fatigué de l’enseigne.

Moi qui n’étais vraiment pas fan des boites de nuit, j’allais en prendre pour mon compte, à moins d’attendre tranquillement que l’enseigne se vide et de la surprendre à la sortie. La seconde option me semblait à présent la plus convenable et je pausai donc ma moto sur le trottoir en face pour finir par m’allonger sur la selle face à l’entrée. Mais alors que je cherchai dans mon sac mon fichu bouquin. Un homme sortait furax, sa main laissait sous-entendre qu’il n’avait pas eu le loisir de s’amuser avec ses attributs, mais plus que ces dernières avaient pris pour leur compte. J’allais me remettre à ma recherche quand le parfum de Lexi me parvint alors que le type me dépassait en titubant. D’un bon je l’empoignai, le propulsant contre le tronc d’un chêne voisin. Quelques craquements dans les branches m’indiquèrent que l’arbre n’avait pas apprécié le brusque coup. Ma main alors s’abattit contre son cou le soulevant sans ménagement. Alors que mon regard à présent furieux le foudroyait. «Qu’est que tu lui a fais ! », l’odeur de sang sous ses ongles laissaient entendre qu’il ne lui avait pas fait que des câlins. Évidement, l’abruti alcoolisé me dévisagea stupéfait et totalement perdu. « Où est-elle ? » dis-je distinctement et à présent un plus nerveusement alors que son cœur palpitait sous la paume de ma main. Le type se contenta de me désigner de la main la boite. Surement que la pression sur sa gorge l’empêchait d’articuler le moindre son.

Je laissé tombé l’abruti, qui émit plusieurs sons peu glorieux suivis d’une toux et râla. Mais il devait s’estimer heureux de n’avoir rien de plus. « Fou ! dégage et vite, avant que je ne sois moins gentil »

J’avançais à présent d’un pas décidé, posant un billet sur le comptoir de l’hôtesse et n’attendant même pas le ticket de consommation ou les salutations de la caissière. Mon flair n’avait plus aucun sens, trop d’odeurs, mes oreilles tentaient de détailler les bruits plus que nombreux dans cette salle bondée.

« Super odorat out, ouïe pareil » c’est alors que des sanglots me parvinrent. Le souci était à présent de déterminer d’où. J’avais envie de hurler, de dire à tout ce petit monde de fermer leur gueule. Mais si ce n’est utopique voir irréel, je tentai de garder le peu de concentration qu’il me restait. Décidément je détestais ces boites de nuit. Je n’avais aucune certitude sur la provenance des sanglots pas plus que la probabilité qu’ils viennent de mon amie.

*ou je me cacherais si j’étais en danger, ou pourrais-je fuir ?* mon regard détaillait la salle et tomba finalement sur un panneau rouge aux lettres claires. * Sortie de secours * voila, je m’avançai d’un pas décidé en bousculant plus d’un sur mon passage, sans jamais prendre le temps de regarder les dégâts ou écouter les grognements.

Ma main poussa enfin la porte métallique et bloqua sur une masse. Le parfum de Lexi enivra tout mes sens alors que je relâchai l’obstacle. Sans attendre je revins sur mes pas et contournai le battement sans prendre attention à qui que ce soit. La Ruelle avait tout d’un bon film d’horreur, rat, fumée provenant de bouches d’aérations, amas de poubelles, chats en tout genre. Bref dire que la rue avait-été une vitrine fleurissante de la ville était surement une belle insulte. Rapidement mon regard tomba sur Lexi la tête pausée entre ses jambes. Sans un mot, je m’approchai et pausé ma main sur son épaule.

« Lexi ? » Je me penchai à son niveau et tentai de trouver son regard « Lex, mais dans quelle merde t’es-tu encore mise ma chérie ? » Son regard semblait totalement vide, perdu. Un peu perplexe je regardai chaque détail se portant à ma vue. Et trouvai rapidement la cause a son dépaysement. * GHB, génial manquait plus que cette merde !* la marque de piqure nette et claire sur son épaule ne laissant place à aucun doute, pas plus que l’odeur qui se dégageait d’elle. L’alcool, la drogue était un mélange plus que détonnant.

Je me redressai, alarmé par des bruits de pas venant de la seule issue possible. Je pris donc sur moi de la laisser où elle se trouvait et d’avancer vers les deux intrus. Evidement mes sens ne me trompaient pas, le mec un peu trop orgueilleux la gorge encore marquer de ma main s’approchait une batte dans la main, rebondissant contre la seconde. Son comparse quand à lui remonté comme un coucou semblait joyeux de se défouler. J’avançai de quelques mètres, m’assurant qu’ils ne pouvaient atteindre Lexi. Ma tête penchée sur le coté je ne pouvais retenir un grognement intérieur remontant du fond de ma gorge.

« T’as fait une belle connerie mon garçon, tu aurais du rester sur ta bécane et te mêler de tes oignons » sa voix brisée me donna soudainement une profonde envie de rire. Demain il était bon pour lui de ne boire que du miel et du lait. Son ami bougeait la tête comme un de ces jouets qu’on trouve sur les plages arrière de certains véhicules vintages. Vous savez le chien marron qui balance la gueule à la vitesse des trous et bosses que la charrette franchit. Sans un son je levai la main et les invitai à ouvrir la danse. Et sans attendre la batte vint se fixer sur deux de mes cotes. Un craquement de bois démontait jusqu'à mes oreilles. Alors que je contemplais amusé l’auteur du coup. Mon doigt se plaça sur ma tempe. « Crétin vise la tête pas les cotes » bon aller deuxième chance. Évidement son pote me contourna et attrapa mes épaules tentant de me contenir, je le laissai donc agir, m’en amusant presque alors que l’abruti royal replaça ses membres sur la crosse de la batte pour tenter un second home run. Évidement l’alcool faisant, il ne parvint qu’à toucher ma cuisse. Mais l’état de Lexi me préoccupait trop pour que je perde plus de temps à jouer les sacs de sable pour des boxers mal entrainés. Un geste me suffit pour propulser mon gladiateur contre le muret et envoyer le roi des cons la tête dans les ordures où se trouvait leur place. « Excusez-moi messieurs, ce fus très lucratif, mais les dames n’attendent pas, un peu de savoir vivre. »

Délaissant une nouvelle fois, l’abruti je me promis qu’à notre prochaine rencontre je le conduirai moi-même à l’hôpital où serait sa place.

J’avançai donc vers Lexi, attrapai son petit corps fragile et la plaçai sur mes bras. J’analysai la situation et revins vers ma moto avec pour seule conclusion que le métro ou à pied éveillerait trop d’intérêt. Je la plaçai en douceur devant moi en Amazon et lui collai mon casque sur le crane avant de prendre la route vers un hôtel que j’avais repéré un peu plus tôt dans la soirée. J’aurai bien cherché son appartement mais cela aurait mis bien trop de temps. Après quelques feux et virages, je stoppai la moto sur le parking et emportai Lexi pour la laisser sur le banc devant l’entrée. J’enfilai ma carte dans l’appareil et récupérai le code de la chambre.

« respire, tes en sécurité,... respire »


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Lexi E. Lawrence
MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Dim 20 Mai - 15:24

    J’étais assise, seule sur ces marches, toujours en train de pleurer et de trembler. Je me demandais combien de temps dureraient les effets du cachet. A ce moment précis, ma vision, mon ouïe et ma perception étaient troublées. Je voulais me lever mais n’essayait même pas, découragée avant même d’avoir essayé. Ce genre de truc n’arrivait qu’à moi. Pourtant je ne m’était pas tellement habillée « sexy » aujourd’hui, je n’avais pas l’impression d’être spécialement aguicheuse ou quoi que se soit, et pourtant voilà que ça tombait encore sur moi, comme toujours. Je me remis à sangloter de plus belle. Je devais avoir l’air pitoyable à pleurer comme ça.


« Lexi ? »

    C’était la voix de Kal, je pourrais la reconnaitre entre mille. Il était là, à Coventry, avec moi. Sa voix m’apparut lointaine comme s’il était à l’autre bout de la rue, comme s’il y avait de l’écho, , et pourtant il avait posé sa main sur mon épaule. Il était là, tout prés de moi. Je n’arrivais pas à y croire, on ne s’était pas vus depuis environ six mois, et voilà qu’il me retrouvait droguée, presque violée et qu’il était une nouvelle fois là pour me sauver.


« Kal » murmurais-je faiblement

« Lex, mais dans quelle merde t’es-tu encore mise ma chérie ? »

    Soudain Kal enleva la main de mon épaule, je le sentis passer à mes côté puis je perçus sa voix, plus lointaine cette fois. Il y avait d’autres gars avec lui. Je les entendais sans comprendre ce qu’ils disaient. Je relevais la tête et vis plusieurs ombres floues. Il devait y avoir Kaleb et puis un ou deux hommes peut-être avec lui. Ils devaient être en train de se battre. Soudain mon cœur s’emballa, si Kal était en train de se battre se serait sûrement avec le gars qui m’avait droguée. Je tentais d’oublier ce qui venait de se passer, mais j’avais l’impression d’être souillée. Comme à chaque fois que je couchais avec un inconnu parce que j’étais… mal. Je n’avais peut-être pas été violée, mais je me sentais comme telle. J’en avais marre, marre de ma vie, marre de ces cons de mecs qui se croyaient tout permis, marre de pleurer, marre de me sentir mal, marre de… marre de tout.

    Soudain j’entendis un bruit sourd, peut-être deux, je ne savais pas. Ma tête était trop embrouillée pour que je sois sûre. Ça devait être Kaleb qui avait mis leur raclée aux deux gars avec qui il se « bagarrait ». En même temps c’était un loup-garou, alors bon, il ne pouvait pas se faire battre par deux connards bourrés. Il me prit dans ses bras – comme il l’avait déjà bien trop fait à mon goût- et m’installa sur… une moto ? Après quelques secondes de trajet –enfin je n’avais pas trop la notion du temps mais bon- on s’arrêta et il me fit descendre. Je ne savais absolument pas où on était.


« Respire, t’es en sécurité,... respire » fit Kal, tentant de réprimer mes sanglots.

    On était sur un parking apparemment, en tout cas il y avait des voitures un peu partout. Je m’appuyais sur une des voitures, me penchais et me mis à vomir. Faire de la moto quand on est complètement droguée et qu’on à bu, c’est mauvais. En même temps si ça n’était pas remonté tout seul, je me serais fait vomir, histoire d’avoir les idées un peu plus claires, ou juste pour essayer d’avoir les idées plus claires. Je me relevais et essuyais ma bouche avec le revers de mon bras. Je levais les yeux vers Kal qui m’observait en silence.


« Mon dieu c’est toi, c’est vraiment toi, tu es là » dis-je en me refugiant dans ses bras.

    Cela faisait tellement de temps. Je pris une profonde inspiration et tentais de faire ralentir mon cœur et d’arrêter de pleurer. Comme d’habitude, Kal était là toujours au mauvais moment, ou en tout cas au moment où j’étais le plus pitoyable.


« T’es toujours là quand… »

    Je me tus une seconde, incapable de continuer. J’en avais marre qu’il soit là pour me protéger tout le temps, qu’il soit mon sauveur. Tout ce que je voulais à ce moment précis c’était en finir, comme ça je n’aurais plus de problèmes. Mais je repensais à Devon, à Alex, Beau, Thais, et tout les autres gens que j’avais rencontré. Même pour eux je n’étais d’aucune utilité. J’étais la cinquième roue du carrosse. J’étais insignifiante, je le savais bien. J’étais inutile. A qui ma mort ferait de la peine franchement ?
    Je reculais de quelques pas, me libérant des bras de Kaleb. J’avais arrêté de pleurer. Il resta appuyé sur ma moto, tandis que moi je m’appuyais sur la voiture juste en face de la moto.


« Pourquoi t’es là ? » demandais-je sèchement, « Je ne veux pas te voir, alors fou moi la paix tu veux.»

    Je commençais à me retourner et à partir –même si je n’avais aucune idée d’où j’étais- quand il m’attrapa par le poignet et m’attira contre son torse. Je me remis à pleurer tout en frappant son torse –je savais qu’il ne sentirait rien mais ça me défoulait- du peu de force que j’avais, enfin qu’il me restait. Une fois mon moment « d’hystérie » passé, je restais immobile. Ma tête posée sur son torse et mes poings posés de part et d’autres de ma tête.



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Kaleb MacCall
MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Dim 20 Mai - 19:29

« Mon dieu c’est toi, c’est vraiment toi, tu es là » dit-elle en se réfugiant dans mes bras.

Voilà une réaction que je n’attendais pas, non mais sérieusement, une seconde avant elle dormait debout, une seconde après elle sautait dans mes bras. Machinalement je l’accueillis tendrement, caressant de la paume de ma main sa chevelure en désordre. Mais à peine le temps d’encaisser son soudain réveil, que déjà elle reculait d’un pas et plantait ses yeux brumeux dans les miens.

« T’es toujours là quand… »

Elle se tut une seconde comme en prise avec un démon invisible lui volant ses mots. Son visage prit soudain une couleur pourpre que je connaissais bien, la colère pointait au bout de son petit nez fin. Ses joues à présent rosies par un afflue d’émotion, se pointèrent devant moi alors quelle allait se figer contre la carrosserie d’un véhicule voisin.

Toutes les émotions avaient une couleur, la colère teintait sa peau d’une couleur pourpre. La peine lui donnait un teint plus rosé, quand à la honte, elle faisait de ses traits une sorte de bronzage terne. Bref tout sa pour dire qu’en ce moment même les couleurs défilaient devant mes yeux.

« Pourquoi t’es là ? » demanda t’elle sèchement, « Je ne veux pas te voir, alors fous moi la paix tu veux.»

C’est le moment qu’elle choisit pour tenter un départ vers je ne sais quelle destination. Je me redressai donc de la moto et m’avançai. Non pas pour la retenir, je savais pertinemment qu’elle n’irait nulle part, pas dans cet état. Je tentai tant bien que mal de m’assurer qu’elle pourrait rester sur ses jambes. L’odeur de vomis remonta à mes narines que je plissais sans le vouloir. Alors qu’après quelques pas malheureux, elle se retourna pour me faire à nouveau face. Instantanément, je regardais les fenêtres closes de l’hôtel et souhaitai que ça n’importerais à personne, la vue de notre petit couple peu banal sur le parking se courant après pourrait passer pour quelque chose de tout à fait différent que la vérité et évidemment avec mon allure peu joviale, j’aurai le droit au mauvais rôle. Enfin tout cela m’importait peu mais ne m’aiderait en rien à la sortir du mauvais pas où elle se trouvait. Mais alors que je m’apprêtais à la raisonner et pauser mes mains sur elle pour tenter de désamorcer la situation, elle bondit dans mes bras et se mit à marteler mon torse tout en pleurant à chaudes larmes.

Sans un mot je la soulevai du sol, sachant parfaitement que parler, me justifier ou tenter de la convaincre en l’état des choses était aussi simple que parler chinois à un allemand. Non franchement avez-vous déjà tenté de parler à une personne hystérique prête à vous tordre le cou car elle pense que vous n’êtes pas là ? Ou pas qu’elle est persuadée que la vie c’est de la merde et que si elle vous en sort elle aura toutes les raisons de supporter le mal qu’on lui fait ou qu’elle se fait ? Non sérieusement dans ces moment là, pas la peine de chercher des mots ou des idées. Faites comme moi, soulevez la personne, enfin si elle est soulevable. Si elle est plus forte, soyez pas crétin et reculez, prenez pas des coups pour lui donner une raison de se détester encore plus. Bref pour ma part le combat était simple, imaginez une fourmi face à un lion, la fourmi montre les crocs et mord le lion. Que ferais le lion ? Il lèverait la pate et je ne vous détaille pas le destin de la fourmi, si comme moi la fourmi est pour vous une des personnes les plus importantes en ce monde ben vous la laissez mordre et ne bougez pas pour ne pas la blesser. Bon là, le problème c’est qu’à force de taper elle allait finir par se péter un bras. Je finis donc par me résoudre à la soulever et me diriger vers la chambre à quelques mètres. Je voue à la chance d’avoir trouvé un de ces hôtels dont les chambres donnent sur l’extérieur. Après quelques pas rapides, même surhumains, nous nous trouvions dans la salle de bain, sans lui laisser le temps de bouger je la postai sous la douche et allumai l’eau froide, profitant de sa stupeur je reculai pour retirer mon cuir et mon tee-shirt et aller la rejoindre. Poussant le rideau en verre pour ne pas inonder toute la pièce, je tournai le robinet pour lui mettre l’eau un peu plus chaude. Après la gueule de bois, pas question que je lui colle une grippe. Le froid de l’eau sur ma peau brulant de loup fit rapidement une buée épaisse dans toute la pièce. Évidemment même la modification de la température n’arrangea pas la situation et la buée à présent effaçait tout autour de l’habitacle, doucement, je forçai son corps à s’assoir dans le bac.

« On ne sortira d’ici que quand tu auras les idées plus claires » Murmurais-je tout en pausant sa tête contre mon torse où l’eau ruisselait. J’espérais simplement que l’eau ne soit pas trop chaude à présent. N’étant isotherme, ma peau ne me laissait pas le choix de me référer à ses joues roses et la couleur de ses lèvres. Évidemment le geste que j’avais fait en la plaçant contre moi m’avait de ce fait bloqué la vue sur ces dernières.

« Ah ce qu’on est bien quand on est dans son bain, on joue au sous marin, on fait des petites bulles … » Me mis-je à murmurer près de son oreille.

Un sourire presque con sur le coin des lèvres.

Non mais sérieusement c’est bien le moment d’avoir une chanson pareille dans la tête et puis d’où je la tenais ?

« Bon tu pourrais au moins chanter avec moi non ? Ou alors tu m’explique ce qui t’as conduit dans ce bouge ? »


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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Dim 20 Mai - 22:44

    Kal me souleva –toujours comme si j’étais aussi légère qu’une plume- et m’entraina dans un chambre. On devait être dans un hôtel donc. Kal me déposa sous la douche glacée et m’abandonna une seconde. L’eau glacée ruisselait sur mon corps. Je sentais mon bustier se coller à ma peau. Heureusement que c’était un bustier en coton, genre comme un tee-shirt mais sans les manches, parce que sinon –si j’avais mis un de mes magnifiques bustiers avec de la dentelle- j’aurai pu le mettre à la poubelle. L’eau glacée me donnait froid mais me faisait étonnamment du bien. Je me sentais déjà un peu moins souillée, même si cette impression n’était pas encore tout à fait partie. Je me mis à observer Kal retirer son tee-shirt. Qu’est ce qu’il était musclé quand même. Il était vachement bien foutu. Mais bon je le voyais comme… presque comme un frère. Aucune attirance sexuelle entre nous ! C’est ça qui me plaisait chez lui. Il s’intéressait à moi, mais pas comme tous ces autres connards qui ne pensaient qu’à mon cul. Alors que Kal, n’était pas comme ça, il était même tout sauf ça. N’empêche, comme tout les mecs que je connaissais, Kal était dangereux parfois. Les nuits de pleine lune seulement ou quand on faisait du mal aux gens auxquels il tenait. Je préférais ne pas trop parler du fait qu’il soit loup-garou. J’avais assisté à une de ses transformations une fois –il m’en avait d’ailleurs voulu, j’avais risqué ma vie quand même, mais bon j’avais une excuse, Devon était mort- et j’avais compris pourquoi on appelait ça une malédiction. Je préférais ne pas en parler et faire en sorte que les jours où il n’avait pas à se transformer il soit… insouciant. Mais bon, je me foutais dans la merde tellement souvent que ça lui faisait de nouveau avoir du souci. D’un autre côté ça lui occupait l’esprit.


« On ne sortira d’ici que quand tu auras les idées plus claires »Fit Kal vint s’installer sous la douche avec moi.

    Il me prit dans ses bras, posant ma tête sur son torse. Il me fit revenir à la réalité. J’étais partie loin dans mes pensées quand même. Je me sentais mal de lui causer autant de souci. On ne s’était pas vus depuis six mois, et voilà ce qu’il retrouvait : une Lexi perdue, désorientée, droguée et encore une fois dans la merde. J’avais l’impression d’être une éternelle cause perdue. N’empêche, je devais reconnaître que ça m’arrangeait bien qu’il soit toujours là pour moi.

    Je reprenais doucement mes esprits. Bon ok, j’étais encore un peu à l’ouest mais je me sentais mieux. En tout cas je n’avais plus envie de me jeter sous un camion et je ne voyais plus flou. Et je n’étais plus désorientée. Maintenant les seuls effets qui restaient étaient une bonne migraine et un bon mal au bide. En fait, j’avais un peu mal partout. Mais on pouvait dire que ça allait un peu mieux.


« Ah ce qu’on est bien quand on est dans son bain, on joue au sous marin, on fait des petites bulles … » murmura soudain Kal.

    Je souris légèrement en l’entendant chanter. Il chanter vraiment comme un pied –ou peut-être était-ce ce qu’il voulait me faire croire. Je n’avais pas entendu cette chanson depuis… très longtemps. En même temps ce n’était pas le genre de chanson qu’on mettait dans son MP3 pour l’écouter dans le métro. Ce n’était pas non plus le genre de chanson qui passait en boite de nuit. En fait, pour connaitre cette chanson il fallait soit que ses parents l’aient chanté quand on était petit, soit l’avoir trouvée par hasard en cherchant des vidéos sur YouTube.


« Bon tu pourrais au moins chanter avec moi non ? Ou alors tu m’explique ce qui t’as conduit dans ce bouge ? »

« Le problème c’est qu’aujourd’hui, au bout de deux minutes et demi » chantonnais-je « euh… j’ai oublié ce qu’il y a après ».

    Kaleb me lança un regard du genre « serieux ? tu prefère chanter que me parler ? ». Je me redressais en souriant. Je me retrouvais maintenant à genoux sous la douche froide tandis que lui il était tranquillement allongé, ses jambes étant hors de la cabine de douche. Sa position m’arracha un petit rire. Je secouais la tête et éteignis l’eau. Je frissonnais, enfin je grelottai plutôt. J'entrepris de me lever et d'aller me sécher. Mais je préférais « prévenir » Kal, histoire qu'il ne m'empêche pas de me lever.


« C’est bon je suis moi » dis-je souriant.

    Je me relevais et sortit de la douche. Kal me laissa faire, c’était bon signe, il me croyait quand je disais que j’allais mieux. J’étais trempée jusqu’aux os. Je me mis dos à Kal et enlevais mon bustier pour entourer une serviette autour de ma poitrine. J’avais des habits de rechange dans mon sac. Je regardais à droite à gauche paniquée. Merde ! Je devais avoir oublié mon sac au vestiaire de la boîte de nuit ! Soudain j’aperçu mon sac, posé dans un coin. Je n’avais même pas remarqué qu’il avait pris mon sac. J’ouvris mon sac et enfilais le tee-shirt de rechange que j’avais pris. J’enlevais mon jean trempé –je n’étais pas pudique, et encore moins devant Kal- et fit descendre la serviette que j’avais nouée autour de ma poitrine jusqu’à ma taille. Bon ok, je titubais encore légèrement mais bon c'était mieux que tout à l'heure. Intérieurement je me sentais encore mal mais bon, je préférais faire comme si tout allait bien. En général j'arrivait à me convaincre et ensuite j'allais réellement mieux.


« Y a un room service ? J’ai faim ! » dis-je soudain. C’était souvent les effets secondaires de la prise de drogue, « Oh non, j’ai une meilleure idée je vais commander des pizzas ! Et je te promets qu’après je te raconte tout ce qu’il s’est passé ses derniers mois. Ok ? »

    Au moins là il pouvait être sur que c’était moi. Je faisais tout à l’excès. Soit je ne mangeais pas pendant deux jours, soit je m’enfilais 3 pizzas à moi toute seule en un seul repas. Et c’était pareil pour tout. J’avais de quoi rendre dingue n’importe qui. Mais pas Kal. En même temps, il n’était pas n’importe qui…


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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Jeu 24 Mai - 22:16

une garce sans limites. Vous pensez avoir tout gagné mais vous tombez si rapidement que vous n’avez pas le temps de voir que vous êtes au sol. Non mais sérieusement vous pensez vraiment que cette saloperie de vie va vous faire des cadeaux ?

Que vous n’ayez qu’à resté au lit attendre que tout vous tombe tout cuit dans l’assiette, voir même mieux, attendre que le temps fasse ce qu’il veut de vous. Ben non désolé, la vie c’est un combat, elle fait des ravages elle vous détruit peu à peu chaque jour et n’en a jamais assez de s’amuser de vos sentiments. Lexi était une blessée de la vie, une rescapée de guerre où le bourreau avait comme arme tous les plus grands malheurs que la vie puisse vous offrir. Je ne savais pas quelle fut la pire épreuve pour elle, celle qui la conduisit à cette automutilation permanente, mais j’espérais qu’un jour j’arriverai à trouver le geste, la simple chose qui pourrait l’apaiser. Je fermai les yeux laissant les minutes s’écouler au fil de l’eau et repensai à mes propres montagnes, à ces épreuves de la vie qui m’avaient conduit à une vie de solitaire.

Je revis un bref moment le bonheur effacé en une nuit, la douceur muter en tournante qu’était devenue mon existence. Chaque moment perdu à jamais, chaque projet à jamais oublier. Voila six ans que je me cachais, me terrais dans un rôle fantomatique. Je ne vivais pas mais survivais à travers le loup sauvage qui au gré des lunes me poussait à voir les choses à sa façon, au gré de mes os brisés, ressoudés et reprisés. Non, ma vie, je ne la souhaitais à personne, mais je ne souhaitais pas non plus la faire connaitre aux autres. Nous avions tous des épreuves à la mesure de nos épaules.

Sa voix chantonnant me sortit de toutes mes pensées, oubliant presque la prose rudement déformée, pour en faire un vrai massacre. Moi qui par le passé jouais les guitaristes dans un groupe et chanter fièrement devant les minettes, je m’amusais clairement à ne plus rien à voir avec ce jeune sportif et musicien. Me refusant même le bonheur d’une vie normale, après tout, où la normalité conduisait dans le font si ce n’est a une vie de famille ?

J’ouvris les yeux et la vie se mouvait plus aisément. Bon j’avoue que je l’ai connue bien plus agile, mais j’avais aussi vu pire.

« C’est bon je suis moi » elle me chevaucha pour atteindre difficilement la zone sèche de la salle alors que mon bras coupait l’eau. Je la suivis et restai assis un moment dans bac de douche cherchant du regard une seconde serviette, pour ne pas transformer la pièce en piscine total. Puis me revins en mémoire que mon sac était sur le bureau.

Mais évidement pour le récupérer fallait qu’elle commence par libérer le passage.

« Y a un room service? J’ai faim ! » J’hausse un sourcil interrogateur, est-elle sérieuse ? On allait faire chier les cuisines à trois heures du mat ? « Oh non, j’ai une meilleure idée je vais commander des pizzas ! Et je te promets qu’après je te raconte tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois. Ok ? »

Je me levai et la suivis, aillant éviter du regard son corps dénudé, un pervers à la fois. « Tu pense pas que les conneries dans le distributeur peuvent faire l’affaire, à moins que tu connaisse une pizzeria qui livre encore a cette heure-ci ? »

Je récupérai un jean sec, le retirai et me dirigeai vers la salle de bain pour me changer. Non je n’étais plus pudique, mais de là à montrer mon cul à tout vas, il y avait tout de même un faussé. Une fois changé d’un simple jeans, j’allais m’affaler sur le lit lui laissant une place à mes cotés.

« Alors pour la bouffe t’as une solution, où je sors chasser ? » je mimai des mains et d’une grimace un monstre. L’’ironie dans toute ma vie, fut que devenir un monstre m’octroya la plupart du temps un air de chien perdu, doublé d’une hormone des plus insensées qui donnait généralement un drôle d’appétit aux filles. Et oui il n’y a pas que les vampires qui attirent leurs proies par des charmes physiques ou hormonaux. Enfin l’ironie voulait qu’en plus d’être un monstre des plus sauvages et sanguinaires, je me retrouvai le reste du temps avec un corps musclé et une gueule de Bad boy à croquer. Les grimaces de ce fait tombaient souvent en rictus dénoué de sens. « J’ai de la viande fraiche dans deux poubelles près de la boite si tu veux ». Finis-je en illuminant mon sourire de mes plus belles canines blanches.


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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Sam 26 Mai - 7:30

    Je me tenais debout en face du lit, appuyée sur le mur. Ce n’était pas parce que la douche froide m’avait remis les idées en place que j’arrivais à marcher droit. J’avais d’ailleurs toujours des nausées. Mais bon, ça allait passer. Kal passa devant moi et attrapa son sac – je n’avais même pas vu qu’il en avait un- et retourna dans la salle de bain. Il était chou quand il jouait les pudiques. Je laissais un sourire se dresser sur mon visage. Il s’effaça bien vite, mais c’était un début.


« Tu pense pas que les conneries dans le distributeur peuvent faire l’affaire, à moins que tu connaisse une pizzeria qui livre encore a cette heure-ci ? » fit Kal depuis la salle de bain.

    Lorsqu’il en sortit, il était simplement vêtu d’un jean. Décidément être torse nu lui allait bien. Il s’affala lourdement sur le lit, mettant les bras derrière la tête comme s’il était à la plage. Il avait toujours le chic pour être détendu et cool –ou du moins pour en avoir l’air- alors que j’étais tout le contraire. En y réfléchissant bien, je n’étais pas souvent vraiment heureuse. La plupart du temps je buvais ou fumais pour oublier ou alors je fuyais toute civilisation. Enfin dans tout les cas je m’interdisais de penser.


« Alors pour la bouffe t’as une solution, où je sors chasser ? »fit Kal tout en faisant une tête bizarre « J’ai de la viande fraiche dans deux poubelles près de la boite si tu veux ».

    Sa mimique m’arracha un petit rire. Il arriverait à redonner le sourire à quelqu’un en phase terminale, ou sur le point de mourir.


« Bon c’est bon je vais au distributeur » dis-je en piquant le portefeuille de Kal dans son sac.

    J’ouvris la porte de la chambre d’hôtel et cherchai le distributeur. Il était juste derrière la porte. Génial, comme ça si on avait faim on n’aurait pas besoin d’aller bien loin. J’ouvris le porte-monnaie et commençait à mettre des pièces dans la machine. J’avais envie de tout ce qu’il y avait dans le distributeur. C’était un des effets secondaires de la prise de drogue. J’étais habituée, c’est pour ça que chez moi il n’y avait que des cochonneries à manger et très peu de trucs dans mon frigo. Je retournais dans la chambre les bras chargés de nourriture. Je fermai la porte d’un coup de pied –qui me déstabilisa légèrement je dois l’avouer- et jetais la nourriture sur le lit, avant de moi-même m’y installer en tailleur. Il y avait des paquets de chips, des barres chocolatées, des bonbons, des canettes de soda, des paquets de gâteaux, des sandwiches, bref beaucoup de nourriture quoi.


« A table ! » m’exclamais-je en attaquant un paquet de dragibus, « T’en veux un ? »

    Je continuais à manger –dévorer serait plus exact- l’énorme quantité de nourriture qui trainait sur le lit. Kal me fixai du regard. Je n’aime pas quand il me regarde comme ça ! Je craque à chaque fois ! Je savais ce qu’il voulait, bien entendu, entendre mon récit de ces six derniers mois. Et il savait que je n’avais pas tellement envie d’en parler. Mais bon, je ne pouvais rien lui refuser, façon vu tout ce qu’il faisait pour moi, je me sentais coupable, alors si en plus j’avais des secrets, je me sentirais encore pire que coupable, je me sentirai… oh je ne sais pas, je n’arrive pas à réfléchir là !


« Bon ok, arrête de faire ton regard de « loup battu » ! » fis-je en rigolant. « Bon si tu veux tout savoir, je… Oh et puis je ne sais pas. Qu’est ce que tu veux savoir ? Que je me sens comme de la merde ? Que c’est pour ça que je me suis retrouvée dans cette boîte de nuit sordide et que c’est pour ça aussi que ce pervers en rut a essayé de me violer ? »

    Je baissais les yeux et entrepris d’ouvrir un paquet de chips. Je tirais tellement fort, qu’il explosa. Il y avait des chips partout maintenant. Je laissais tomber le sachet vide et soupirais. Non, je ne devais pas recommencer à pleurer. Je levais les yeux au ciel et essayais de souffler histoire que mes larmes restent là où elles étaient. J’en avais marre de pleurer là. J’avais eu mon quota. Je ramassais les chips qui s’étaient éparpillées de part et d’autre du lit et les mangeais.


« Désolée » soufflais-je soudain « Je ne devrais pas m’énerver contre toi. Je suis … désolée. »


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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Sam 26 Mai - 14:49

« Bon c’est bon je vais au distributeur »

Quand je repensais à cette nuit, je ne pouvais m’empêcher de me demander qui de moi ou de l’humain était un animal. Chez les loups tout était tellement différent, nous étions tout ce qu’on aime appeler de braves bêtes, fidèles. Non mais plus sérieusement, notre cœur était plus pur que la plupart de nos semblables humains. On chassait pour se nourrir, ok nous ne faisions pas de cartier mais au final, les hommes ou les vampires en faisaient-il ?

Nous étions de fin lignés, des chasseurs dans l’âme, mais armés d’une force qu’aucune créature ne pouvait nous prendre. Nous étions simplement droits dans nos choix. On aimait d’un amour pure, sans limite près à mourir pour celle ou celui qui ravissait nos cœur. Nous avions nos proches et dans toutes les situations ils primaient sur le sacrifice à faire. En somme la trahison facile n’était pas pour nous une conclusion faisable et la lâcheté ne faisait pas partie de notre existence. Les mauvais côtés, on les cumulait, lunatique venait en premier sur ma liste de problème à contenir. Solitaire en troisième, juste après la colère. Enfin une liste bien trop longue qui passait par dangereux a joueur. La grande différence entre les vampires et nous se résumait qu’à un mot, le sadisme. Ils jouaient avec leur victime comme des chats le font avec leurs proies alors que nous les tuons sans préambule. L’humain était un simple mixte entre nous et eux, batardé de sentiments contradictoires qui faisaient souvent naitre les plus noirs dessins, j’en arrivais presque a regretter de ne pas avoir à faire de la viande haché de ces deux crétins.

Je me jurai donc que dès le lendemain je tracerai leur odeur et veillerai à ce qu’ils ne fassent aucun mal à d’autres s’il s’avérait que mon avertissement fut vain. Je ferai simplement mon travail et retirerai deux monstres de plus de l’équation. En fait, je préférais souvent procéder à un épurement du problème, surtout depuis que j’avais constaté que ces saloperies de vampires aimaient charger leur rang de ces humains déchus.

« A table ! » m’exclamait-elle en attaquant un paquet de dragibus, « T’en veux un ? »

J’aurai bien sauté sur la nourriture comme elle le faisait, passant d’un sac à l’autre mais ma priorité n’avait rien de l’ordre salé ou sucré. Je restai donc sans mouvement, allongé à écouter les craquements de ces dents sur les divers aliments qui passaient dans sa bouche à une vitesse folle. J’en venais à me demander si elle avait seulement manger une fois cette semaine. J’optai donc sur un regard suppliant, alors qu’elle semblait tenter de détailler chaque morceau qu’elle ingurgitait pour l’éviter.

« Bon ok, arrête de faire ton regard de « loup battu » ! » fit-elle en rigolant. « Bon si tu veux tout savoir, je… Oh et puis je ne sais pas. Qu’est ce que tu veux savoir ? Que je me sens comme de la merde ? Que c’est pour ça que je me suis retrouvée dans cette boîte de nuit sordide et que c’est pour ça aussi que ce pervers en rut a essayé de me violer ? »

Je ne bougeais pas, écoutant chaque battement de son cœur, hurlant comme un détecteur de mensonge. Chaque pulsion jouait une mélodie claire, j’avais depuis longtemps appris à les décoder, m’en servant comme j’utilisais tous mes autres sens. Evidemment, je n’allais pas en faire étalage au près des humains et même si je le faisais à quoi bon ? Ils peuvent contrôler leurs poumons, leurs pensées mais surement pas leur sang. Je savais aussi que cette fonction étais la même chez les vampires, ce qui nous donnait en commun cette capacité de détection. Mes semblables avaient des pulsions plus forte plus rapide et sans aucune variante. Les vampires eux avaient un cœur contrairement aux idées reçues, mais si lent qu’il semblait aux oreilles des profanes comme mort. Leurs pulsions n’allaient pas plus vite ou plus lentement, comme ceux des loups il ne variaient pas selon nos émotions. Enfin toujours est-il que ceux des sorciers et des humains jouaient des mélodies bien distinctes.

Enfin tout cela pour dire que son cœur semblait jouer un morceau de hard doublé de classique, en somme colère et peine ou simple regret.
Je me tâtai à présent entre bondir la rassurer ou simplement attendre, mais attendre quoi ? Qu’elle fonde en larmes ou casse tous les paquets de bouffe dans la chambre ?

Avant que je ne pus réellement faire le choix, elle se mit a la cueillette de miettes et jouait les aspirateurs sur couette.

« Désolée » soufflait-elle soudain « Je ne devrais pas m’énerver contre toi. Je suis … désolée. »

Je me redressai enfin et ne cachai pas un large sourire alors que ma main attrapa son menton.

« Car tu étais en colère contre moi la ? Bon, promis je ne te montrerai jamais ce que ça donne quand moi je suis en colère, mais à condition que tu m’explique ce que j’ai fais pour que tu sois ainsi et cette fois ne survole pas le problème Lex, car c’est frustrant de voir que ton cœur m’en dit plus que ta bouche » je finis ma tirade par un clin d’œil et capturai un des paquets gâteau sur le lit.


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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Lun 28 Mai - 16:28

« Car tu étais en colère contre moi la ? Bon, promis je ne te montrerai jamais ce que ça donne quand moi je suis en colère, mais à condition que tu m’explique ce que j’ai fais pour que tu sois ainsi et cette fois ne survole pas le problème Lex, car c’est frustrant de voir que ton cœur m’en dit plus que ta bouche »

    Je ne m’habituais toujours pas au fait qu’il puisse entendre les battements de mon cœur. C’était assez… étrange. Mais bon. En tout cas, il devais savoir que je n’étais pas vraiment en colère. Qu’il entende mes battements de cœur ou non. J’avais fait bien des trucs stupides sous le coup de la colère. J’avais fait des trucs encore plus stupides sous le coup de la drogue… Bref, ce n’étais pas le problème. Ce n’étais pas parce que je lui parlait mal que j’étais en colère. Si j’étais en colère contre quelqu’un ce serait plutôt contre moi. Je ne savais pas si je devais lui dire pour devon, ou pas. Je ne comprenais d’ailleurs pas pourquoi j’hésitais. On se disait tout. Je lui avait dit que j’avais tué tout mon ancien gang de tueurs qui me manipulaient, que j’avais tué Wallis aussi, qui était le meilleur ami de Devon. Et voilà que maintenant je me retrouvais devant lui, hésitante, pour une raison inconnue. Ça devait être la drogue qui me ravageait le cerveau.


« Tu sais très bien que je ne me met jamais en colère contre toi. Et puis tu sais déjà ce que je fais quand je suis en colère, non ? » Répondis-je en murmurant. « Et puis… je t’ai déjà vu en colère. Le jour où… tu sais, quand je suis entrée dans ta… enfin quand tu te transformais… quand j’ai cru Devon mort »

    Je me retournais face à Kal’. Il avait un air bizarre sur le visage. C’était un mélange de « ne me rappelle pas le jour où tu a risqué ta vie bêtement en venant me voir me transformer » et de « mais de quoi tu parles ? ». Je venais quasiment de lui avouer que Devon était vivant. Ce n’était pas si difficile finalement. Peut-être que j’hésitai tellement à lui dire parce que je n’y croyais pas vraiment moi-même. C’est vrai quoi, ce n’est pas le genre de truc qui arrive tout les quatre matins ! Et puis, je n’en ai jamais parlé à personne pour le moment. C’est resté en moi depuis cinq ou six mois maintenant. C’est surement pour ça que c’est si difficile de faire sortir ces mots de ma bouche.


« Devon est vivant » Dis-je soudain.

    Une larme coula le long de ma joue. Je m’empressais de l’essuyer alors que Kal se redressais. Je me mis à pleurer de plus belle, essuyant les larmes au fur et à mesure qu’elles coulaient. Je me sentais bizarrement plus légère. Comme si enfin dire ses mots me libérait. C’est bête à dire quand même mais bon…


« Je… » Je m’arrêtais de parler une seconde histoire de reprendre mon souffle et repris « Il est dans le corps d’une fille, et puis y a un autre gars qui est arrivé avec son corps. Et y a une fille, plutôt bizarre, qui me tanne pour l’aider à savoir la vérité sur tout ça. Et… Et je sais plus quoi faire. Je sais plus où j’en suis. Il y a trpo de choses qui m’arrivent. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Je suis perdue. J’en ai marre d’être entrainée dans ce genre d’histoire… Je… Je… »

    Je n’arrivais plus à parler. Ma gorge s’était resserrée et mes larmes coulaient de plus belle. Kal’ me pris dans ses bras pour que je me calme. J’en avais vraiment marre de pleurer pour ce soir. Mais dans un sens ça faisait du bien. Je pleurais mais je me sentais un peu mieux. Je savais qu’après ce soir j’irais mieux, et que ce serait durable cette fois. Kaleb était là après tout. J’allais me confier à lui, il allait me rassurer et puis j’irais mieux. En tout cas c’est ce dont j’essayais de me convaincre.



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Kaleb MacCall
MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Dim 3 Juin - 17:30

Dubitatif, non même pas, stupéfait, pas vraiment, voila six années que je baignais dans un univers totalement parallèle. Alors que les morts ne le soient pas, que les vivant marchent sur la tête, que les loups soient amoureux des vampires ou les vampires se font passer pour des bons samaritains, plus grand choses ne m’étonnait. Ce que j’avais le plus de mal à comprendre c’est comment certains arrivaient encore à garder les idées claires. A présent tout semblait se raccorder, les larmes de Lexi, les conneries. Bref qu’elle pète un plomb complètement n’avait plus de secret dans le font. Je pense que plus d’un humain aurait déjà acheté la camisole pour l’enfiler lui-même avant de supplier qu’on le colle dans une chambre capitonnée à l’abri de tous ceux qui nous entouraient. Avec cette révélation, je commençais à me demander moi-même si je ne devais pas m’en offrir une. Après tout je commençais à ne plus y voir de bizarrerie et là c’est franchement pas normal non plus.

Bientôt je ne serais même plus étonné de voir un poisson rouge sortir de son bocal et demander si on se fou pas de lui à lui donner que des macabais desséchés et le laisser tourner en rond autour d’une plante en plastique sans jamais le regarder.

Mon regard devait laisser passer une sorte de stupeur, que je ne devais qu’à la lassitude de toutes ces conneries surnaturelles.

Non mais qui était assez cruel pour voler le corps d’un mec et le coller dans celui d’une nana ? Un moment l’image de moi en mini-jupe, talon et string me traversa l’esprit et instantanément je serrais les fesses sur le lit. La situation portait à rester sobre, mais un éclat de rire remonta de ma gorge.

Des larmes coulèrent de mes yeux alors que je n’arrivais plus à contenir mon rire.
« non mais désolé, c’est vrai que… » Je tentais de reprendre mon sérieux en me mordant la joue. « c’est moche » Un nouveau rire me traversa quand je m’imaginais devoir marcher dans ces conneries de talons ,ou me rasant les jambes .

« merde désolé, je sais que c’est pas le moment de délirer, que je me doit d’être sérieux, mais imagine quand même ce que lui doit vivre. Il a plus le moyen de te sauter certes, il peut plus te câliner… » Eclat de rire « Ok quoi que c’est jouable si on oublie les tabous. » J’essuyer une larme et attrapai une chips pour tenter de mordre autres chose que ma pauvre joue inutile.

« Mais le plus dur dans tout ça c’est qu’il doit aller se faire faire le maillot en ticket métro… outch ! » Je serrais machinalement les jambes de douleurs « Subir les menstruations, les tampons et vos ficelles en dentelle dans la raie des fesses ? … le pauvre ...»

Bon c’est super maladroit mais à y penser c’est vraiment balo ce qui lui arrivait, et personnellement je pense que j’aurai pris le premier bus qui passait pour ne plus vivre sa. Mais j’allais pas lui dire, il faillait que je lui fasse comprendre que même dans ce cas pénible c’est elle qui avait de la chance.

« Moi perso, j’aurai pas le courage de vivre dans ton corps. Bien que tu sois sexy et divine. Imagines deux minute que tu sois dans le miens ? » Je me redressai doucement. « Tu te lèverais avec la trique matinale, des poils partout sur la tronche, et je te passe les détails dus à la vue de belles demoiselles ? » Tendant le bras, je me décidai à lui voler le paquet pour la faire réagir un peu.

« Bon ok, il n’est pas mort … il …. enfin elle…. bref c’est un tout en kinder quoi, un vrai tout en un. C’est positif. » J’effaçai mon sourire un moment « Ecoutes, tu l’as pas perdu, c’est compliqué mais comme on dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? » J’avalai un nouveau morceau de patate salée. « Bon je suis nul, écoute, je vais t’aider si besoin ? Pendant que tu lui apprendras à marcher avec des talons, que vous parlerez épilation et comment passer pour une princesse. Je tenterai moi de regarder dans la crypte s’ils parlent de cas comme celui là. »

Je lui fis un sourire.

« Oh et si on peut rien faire c’est moi qui offre le voyage pour la Belgique, là-bas vous pourrez vous marier et adopter ! » Je lui tirai la langue. « Bon par contre c’est qui la fille qui te tanne ? »

Je repris mon sérieux à présent, je n’aimais pas l’idée qu’on tourne un peu trop autour d’elle. Non que j’avais peur qu’elle ne sache pas agir après tout elle tuait depuis des années de par son job. Mais plus car avec un coup dans le nez, elle ne maitrisait plus grand chose. La preuve ce soir, je prenais donc sur moi de calmer la curieuse et voir de plus près ce qu’il en relevait vraiment.

« Le plus bizarre, c’est que tu trouves encore tout bizarre, ma chérie. La magie c’est le bordel, les morts sont pas mort, les vivant ne sont pas ceux qu’ils paraissent, regarde ton mec et une femme, ton meilleur ami et un sac de poils, alors je serai pas étonné que la nana en question soit une poupée gonflable manipulée par un vaudou. Enfin tout ça pour te dire que dans tout ça, la plus normale c’est toi, alors garde pied où on va tous devoir prendre un abonnement à l’hôpital psy le plus proche »

J’espérai qu’elle allait enfin sourire un peu, car la voir aussi mal commençait à me plomber moi-même la morale à force.


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Lexi E. Lawrence
MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Dim 3 Juin - 23:54

    Je m’énervais à pleurer tout le temps. Je me sentais vraiment conne. Je me repris et attaquais un nouveau paquet de chips. Je me sentais vraiment partir à la dérive en ce moment. Tout me tombait dessus en même temps et c’était difficile de réagir positivement à tout ça. Entre Devon dans le corps d’une fille, le gars qui a tué mes parents, Skyler que j’ai pas vu depuis une dizaine d’années, Alex, Thais et tout. Ça fait dur à gérer. Que ce soit socialement ou émotionnellement. J’avais à peine découvert l’existence du surnaturel que tout ces trucs « magiques » me tombaient dessus. Et puis je ne parlais pas des mecs, de l’alcool et de la drogue. On additionne tout ça et ça donne… moi. J’ai l’impression d’être emportée malgré moi par le courant, d’être entrainée dans toutes sortes d’histoires que je ne contrôle pas. Au fond c’est surement ça qui me pèse : le fait que je ne contrôle rien. J’ai toujours tout contrôlé dans ma vie. J’ai contrôlé le temps de vie de certaines personnes, j’ai contrôlé les mecs avec qui je « sortais » en jouant les salopes, j’ai contrôlé l’alcool et la drogue en en prenant tous les jours comme pour que mon corps s’y habitues. Et voilà que maintenant il arrivait des trucs paranormaux qui étaient incontrôlables, et qui m’étaient totalement étrangers.

    Soudain, Kaleb éclata de rire. Surprise je me tournais vers lui, examinant son visage. Je devais avoir un air d’incompréhension sur mon visage. Pourquoi riait-il ? Ok, ça pouvait paraître risible l’histoire d’un gars coincé dans le corps d’une fille, mais bon, ce que j’avais rajouté ensuite –mes sentiments, mes dérives et mes problèmes- ne me semblaient pas particulièrement drôles ! J’étais un peu fâchée sur le moment contre Kaleb. Mais son rire était tellement communicatif que je me mis à sourire légèrement.


« Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ? » lançais-je un peu sèchement

« Non mais désolé, c’est vrai que… c’est moche » Répondit Kaleb, tentant de réprimer son fou rire «Merde désolé, je sais que c’est pas le moment de délirer, que je me doit d’être sérieux, mais imagine quand même ce que lui doit vivre. Il a plus le moyen de te sauter certes, il peut plus te câliner… Ok quoi que c’est jouable si on oublie les tabous. »

    Je baissais la tête une seconde, repensant au moment que Devon et moi avions passé au centre commercial. Enfin, dans la voiture sur le parking du centre commercial plutôt. C’était devenu assez chaud quand même, mais bon, il y avait une barrière physique infranchissable entre nous deux, je devrais même dire impénétrable vu la situation. Alors ça avait vite été terminé. Mais ce que disait Kaleb était vrai. Devon et moi ne pouvions plus faire ce qu’on avait l’habitude de faire, disons. Mais bon, c’était dur pour moi aussi. Voir l’homme qu’on aime –le seul homme que j’aie jamais aimé, le seule homme à qui j’ai avoué mes sentiments quand même- coincé dans le corps d’une fille et se voir dans l’incapacité de lui montrer son amour, que ce soit par le sexe ou toute autre marque d’affection. On ne peut même pas se voir. Avec sa famille de bourgeois c’est compliqué. Bref, c’est dur de vivre ça quand même, et ce n’est pas le genre d’histoire d’amour que j’imaginais quand j’étais gamine…


«Mais le plus dur dans tout ça c’est qu’il doit aller se faire faire le maillot en ticket métro… outch ! » Ajouta Kal’ toujours aussi mort de rire «Subir les menstruations, les tampons et vos ficelles en dentelle dans la raie des fesses ? … le pauvre... »

« T’es con ! » Dis-je levant les yeux au ciel en esquissant un petit sourire « Tu sais que y les serviettes et les culottes ça existe ? Et puis, tout le monde s’épile pas ! C’est pas une obligation non plus… »

«Moi perso, j’aurai pas le courage de vivre dans ton corps. Bien que tu sois sexy et divine. Imagines deux minute que tu sois dans le miens ? Tu te lèverais avec la trique matinale, des poils partout sur la tronche, et je te passe les détails dus à la vue de belles demoiselles ? »

« C’est gentil pour le « sexy et divine », t’es pas mal non plus dans ton genre » Fis-je en souriant « J’avoue que y a une chose que je détesterais si j’étais un mec : ce serais de me raser tout les matins. Que bon, tu vois pour les jambes et tout, je m’épile, mais les mecs ils s’épilent pas la barbe, ce serait ridicule d’ailleurs. Et puis les érections, je me demande bien ce que ça peut faire mais j’aime bien être dans le corps d’une femme. Mais honnêtement, je pense que c’est plus simple qu’une fille atterrisse dans le corps d’un mec plutôt que le contraire. »

    C’est vrai, que je m’étais déjà imaginée dans le corps d’un mec pendant une journée. Qui n’en a pas rêvé une fois dans sa vie ? Ça dois être stylé quelques temps, genre une semaine ou deux maximum. Mais bon, plus de six mois, ça fait long quand même. Je ne pouvais que comprendre que Devon pète un câble. Je replongeais sur mon paquet de chips quand Kal’ me le vola. Je lui donnais un petit coup d’épaule amical et affichait une mine renfrognée qui s’effaça bien vite au profit d’un petit sourire. C’est fou comment Kaleb avait le pouvoir de me faire sourire dans n’importe quelle situation. Même sur mon lit de mort il réussirait à me faire sourire je suis sûre !


«Bon ok, il n’est pas mort … il …. enfin elle…. bref c’est un tout en kinder quoi, un vrai tout en un. C’est positif. » Repris Kal’ «Ecoutes, tu l’as pas perdu, c’est compliqué mais comme on dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? Bon je suis nul, écoute, je vais t’aider si besoin ? Pendant que tu lui apprendras à marcher avec des talons, que vous parlerez épilation et comment passer pour une princesse. Je tenterai moi de regarder dans la crypte s’ils parlent de cas comme celui là. »

« Tu fais une fixette sur l’épilation dis donc. Ça me donne envie de te coller une bonne bande de cire ! » dis-je en rigolant « Plus sérieusement… merci de tout ce que tu fais pour moi. Je te le dis pas souvent mais j’en pense pas moins. Merci. »

«Oh et si on peut rien faire c’est moi qui offre le voyage pour la Belgique, là-bas vous pourrez vous marier et adopter ! » Fis Kal’ en me tirant la langue.

« Rho t’es con ! » Répondis-je en tirant la langue à mon tour « Faut toujours que tu gâches des moments bien en disant des trucs bêtes ! »

    Bon je devais avouer que d’un autre côté, j’aimais ses blagues à deux balles, et son humour débile. Il me faisait rire et ça faisait du bien.


« Bon par contre c’est qui la fille qui te tanne ? »

« Oh elle dit qu’elle est de la famille à Malin, la fille dont Devon a le corps. J’te la présenterais si tu veux. Elle s'appelle Thais, elle est gentille, mais elle s’intéresse un peu trop à tout ça à mon goût, mais bon… »

« Le plus bizarre, c’est que tu trouves encore tout bizarre, ma chérie. La magie c’est le bordel, les morts sont pas mort, les vivant ne sont pas ceux qu’ils paraissent, regarde ton mec et une femme, ton meilleur ami et un sac de poils, alors je serai pas étonné que la nana en question soit une poupée gonflable manipulée par un vaudou. Enfin tout ça pour te dire que dans tout ça, la plus normale c’est toi, alors garde pied où on va tous devoir prendre un abonnement à l’hôpital psy le plus proche. »

« Moh, t’es gentil ! » dis-je en souriant « Mais arrête de me piquer mes chips ! »

    Je ne savais plus quoi penser. Mais j’allais largement mieux. Il est vraiment trop gentil avec moi Kaleb. Je l’adore. Il trouve toujours les mots qu’il faut et il sait comment me remonter le moral ou simplement comme me faire sourire. Je lui laissais le paquet de chips qu’il m’avait piqué et entamais un paquet de gâteaux au chocolat. Je n’aimais pas spécialement le chocolat, mais c’était le premier paquet qui m’était tombé sous la main, alors après tout pourquoi pas ?


« J’avoue que c’est dur pour moi de m’adapter à tout ces trucs de magie et tout. Entre toi qui te transforme en loup, Devon qui est dans le corps d’une fille, et le fait que le gars qui a tué mes parents soit un vampire (c’est ce que j’avais trouvé grâce à Wallis en tout cas), bref c’est compliqué quoi. » Je me tu avant d’ajouter « Bon allez, assez parlé de moi et de mes problèmes et tout. Qu’est ce que t’a fait pendant six mois ? »

    Je lui piquais une chips dans son paquet et me mis à le fixer en attendant sa réponse. Dans ma tête j’imaginais tout ce qu’il avait pu faire pendant tout ce temps, les gens avec qui il était, s’il était allé voir des potes « loups-garous ». Bref, je commençais à me faire des films dans ma tête.



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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Lun 4 Juin - 19:45

« J’avoue que c’est dur pour moi de m’adapter à tous ces trucs de magie et tout. Entre toi qui te transforme en loup, Devon qui est dans le corps d’une fille et le fait que le gars qui a tué mes parents soit un vampire , bref c’est compliqué quoi. » Elle marqua un silence avant de reprendre d’un ton plus calme « Bon allez, assez parlé de moi et de mes problèmes et tout. Qu’est ce que t’a fait pendant six mois ? »

Que dire sur moi qu’elle ne savait pas, dans le font je n’étais pas du genre a m’étaler sur ma vie, ok elle savait déjà pas mal de choses, voir les traits les plus important. Elle connaissaistmon passé, et ce qui en avais découlé. Mais que lui dire sur ces six dernier mois. J’avais erré de pays en pays, profitant de la vie. Chassant, que ce soit pour m’amuser, me nourrir ou tout simplement pour mon bon plaisir. Mais je n’avais pas fais que cela, j’avais profité des sicles de pleine lune du grand nord pour parfaire mon double.

« Disons que j’ai un temps pris des vacances un peu partout, puis j’ai eu une drôle de lubie, j’ai suivis une sorte de formation personnelle pour maitriser mon côté canidé. Le problème c’est qu’un mois complet de nuit c’est lassant. » Je finis le paquet de chips et récupérai un coca. « Pour faire simple le pôle nord a un mois complet de nuit et donc de plusieurs jours de pleine lune. Le souci c’est qu’au début on se marre, un tas de vampires à bouffer, mais après un temps il y a pénurie et courir après les lapins lapons ça va deux jours..»

J’avalai une longue gorgée de coca et une grimace naquit aussitôt sur mon visage. Décidément je n’aimerais jamais cette boisson. Après une seconde tentative de désaltération, je déposai la canette sur la table de nuit.

« je suis donc allé à Paris, j’y ai vu quelques amis qui m’ont assurés qu’ils avaient eu vent de la venu de Savanah à Coventry, donc me voilà, je pense qu’il est temps de la remercier pour son cadeau et lui rendre son baiser »

En effet je voulais en finir avec cette part de moi, et pour se faire je devais passer par cette étape, j’avais mis six ans à me casser les os, à chasser et parfaire mon côté noir. Je maitrisais à présent tout du loup et de l’homme qui était né de son art dramatique. Je n’allais donc pas continuer à me voiler la face et éviter ma famille et cette peste.

« Puis tu sais Lex dans le font, j’envie ta vie, ok c’est dur de te retrouver baignée dans ce monde, d’avoir un copain prisonnier d’un corps qui et pas le siens, et j’en passe. Mais j’aurais aimé avoir comme toi par le passé un moment de vie aveugle. N’avoir jamais à me demander si le bruit dans le placard est un démon. J’ai grandis dans une famille où les tabous étaient soit disant proscris où on parlait de vampire, de démon comme on parle de son voisin de classe. Le souci c’est que jusqu'au jour où j’ai voulu sauver Savanah on ne m’avait jamais dit que dans mon sang coulait le même sang que certains de ces monstres. On ne m’avait jamais dit qu’à chaque pleine lune et à chaque approche de ce maudit satellite, je deviendrais un danger. Que je serai obnubilé pas le sang et le seul moyen d’assouvir ma faim serait de me briser les os un à un. Une souffrance telle que pour la supporter je dois m’empoissonner. J’aurai aimé que mon père me dise la vérité, j’aurai sans doute évité de tomber dans le panneau, j’aurai simplement voulu savoir avec le temps que les mutations seraient plus rapides, non pas moins douloureuses mais simplement plus courtes dans les temps. »

Je m’allongeai, marquant un silence, fixant mon regard sur le plafond jauni de la chambre. Où quelques lumières perçaient à chaque passage de phare.

« j’aurai aimé simplement rester humain comme toi et ne pas avoir peur à chaque lune de dévorer tout ceux à qui je tiens. Pour le moment tu es perdue, je le comprends mais toi tu ne mettras jamais au monde un enfants qui mutera à chaque lune. Moi je n’ai pas le choix de rester seul, éviter d’aimer car si je le fais, je vouerai cette personne à ma damnation. Elle ne pourrait jamais voir un clair de lune avec moi, ne pourra pas porter mon enfant en se disant que ce dernier deviendra un homme ou une femme bien. Elle ne sera même pas certaine de survivre… »

J’espérai que ces quelques révélations lui ouvriraient les yeux sur la chance qu’elle ne pensait pas avoir. J’espérais simplement qu’elle réalise que son cas n’était pas une fatalité, qu’elle au moins avait encore le choix sur son avenir.

« Enfin, a défaut, j’ai au moins un avantage, je suis voué à jouer les jeunots encore longtemps et quand tu seras une maman remplie de cellulite et de rides, moi j’aurai encore et toujours la tronche d’un jeune con »

Je lui fis un sourire avant de taper sur mon épaule pour l’inviter à venir s’allonger.

« Il est tard, si on dormait un peu, je pense que toute cette malbouffe t’évitera la gueule de bois mais pas les cernes et demain tu dois me conduire à une agence pour me trouver une maison »

En effet dans quelques jours la pleine lune allait faire de moi le pire prédateur de Coventry, je devais donc avant toutes autres activités assurer la sécurité des habitants en m’offrant un coin de paradis avec cage intègrée.


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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Lun 13 Aoû - 0:31

RP abandonné quand tu décidera de revenir fais signe en attendant pense a noté ton absence sa évitera bloqué les gens merci bonne continuation

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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Mar 28 Aoû - 16:17

    Je regrettais bien vite ma question. Comme à son habitude, Kaleb tenta de me faire ouvrir les yeux sur la chance que j'avais d'être humaine, que je devrais en profiter être heureuse. Parce que ma vie vallait tout l'or du monde. Qu'il ferait tout pour redevenir humain. Qu'il serait damné à vie, qu'il ne pourrait pas avoir d'enfant, patati patata.
    C'est sur ça me rendait triste pur lui de l'entendre dire ça, mais quand on l'entends dix mille fois au bout d'un moment on s'en lasse.


"Bah avant que je sois maman t'as le temps!" fis en éclatant de rire " Nan sérieux tu me voir avoir un bébé ? J'arrive déjà pas à m'en sortir seule alors avecun gamin sur les bras. Enfin bref, c'est pas demain la veille ça c'est sur. "

    Kal tapota légèrement son épaule pour que je m'installe. Je terminais une nouvelle canette de soda, engloutis trois ou quatre bonbons et m'allongais enfin.


"Et puis tu peux avoir des enfants. La... malédiction ne se réveille que si ton gamin tue quelqu'un, ou est responsable, enfin tu m'comprends. Alors tu n'auras qu'à le préserver de ça. Et puis ça te donnera une chance de te rattraper et d'être le meilleur des pères. Je suis sûre que tu ferais un papa adorable!" dis en souriant

    Bon OK je me foutais un peu de sa gueule, mais d'un autre côté ce que je disait n'était pas stupide.


"En tout cas crois moi, j'aurais préfèré avoir ton enfance. Que la pauvre gamine maltraitée qui s'enfuit de l'orphelinat et tombe dans un gang puis dans la drogue, l'alcool et le sexe. Et qui après commence à tuer des mecs pour du fric. C'est pas génial comme enfance. Alors tes parents ont peut-être pas été tout à fait honnêtes avec toi -et ils avaient tord OK- mais au moins tu as eu des parents. Tu as eu de l'amour toi. Moi je connais pas ce mot. Enfin je le connais mais associé au mot "faire" si tu vois ce que je veux dire. Je découvre l'amour à 23ans, avec un mec coincé dans le corps d'un fille. Alors toi tu as des malheurs une fois par mois. Moi c'est 24h/24. Alors ne dit pas que ma vie est géniale, et que je devrais en profiter."

    Je me mis dos à lui, bien décidée à bouder cinq minutes. J'étais vraiment à fleur de peau ce soir. J'espère vraiment que c'est l'effet de la drogue, et que demain ça sera partit. Kal se retoruna et passa son bras autour de moi.


"Je suis désolée de te dire ça. Mais tu te fait trop de soucis dans ta vie. Tu peux avoir des gamins, les éduquer comme toi tu aurait voulu l'être. Tu peux contruire ta vie. Tu en a encore la possibilité. Alors que moi je suis un échec ambulant. Et ne dit pas le contraire. Je suis même pas capable de rester sans boire ou fumer pendant une heure."

« Il est tard, si on dormait un peu, je pense que toute cette malbouffe t’évitera la gueule de bois mais pas les cernes et demain tu dois me conduire à une agence pour me trouver une maison » fit simplement Kal'

[list]Je me retournais une nouvelle fois, pour me trouver face à face avec Kal. Je posais ma tête sur son torse et fermait les yeux.

[color=burlywood] "Tu as raison. A défaut d'être sobre, faut qu'au moins je sois belle" blaguais-je.

    Je n'eut pas de mal à m'endormir. Au bout d'à peine cinq minutes, je me voyais mariée avec Devon avec un gamin dans les bras. Ew. Vision d'horreur. Trop bizarre. Je me réveillais en sursaut. Kaleb était étalé et prenait les 3/4 du lit. Ce qui ne m'étonna pas. Puis je décidais de me lever. Ce qui fut ma première mauvaise décision de la journée. Dès que je fut debout, je me mis à courir jusqu'au toilettes. Je m'agenouillais devant et me mit à vomir. Je déteste avoir la gueule de bois. Je ne me relevais même pas, ça ne valait pas le coup. De toute façon j'allais re-vomir. Je restais donc là, à demi allongée sur le sol à côté des toilettes.



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MessageSujet: Re: On a toujours un ami sur qui compter ft Kaleb Mar 28 Aoû - 17:56

Kaleb MacCall a écrit:
RP abandonné quand tu décidera de revenir fais signe en attendant pense a noté ton absence sa évitera bloqué les gens merci bonne continuation

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Sujet abandonné - ce qui je trouve est compréhensible après 2 mois sans réponse.
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