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There was a bad romance (Drew/Thaïs)

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bind the circle
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Andrew S. Kennedy
MessageSujet: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Lun 21 Mai - 0:38

Le commerce a bien évolué depuis mon époque, jamais on aurait pensé qu'un jour on puisse venir dans un centre commercial, déjà il aurait fallu qu'on pense ne serait-ce qu'au nom, situé au coeur d'une ville et que ce dernier intègre toutes les boutiques que vous connaissiez en un seul et même endroit, le tout sous la même enseigne en plus. Le pire, c'était qu'en prime les femmes avaient investies ces endroits, nous rendant ce moment déjà difficile carrément transformé en opération de survie pour tous les membres de la gente masculine, enfin normalement, certains se sont fait infecter par les femmes et sont devenus des fashion victimes.

Qu'est-ce que je pouvais bien foutre ici? Vous me direz, et vous avez tout à fait raison de vous poser cette question tout à fait justifiée. Et c'est avec honte et dégoût que je dois vous avouer que la bestiole me contrôlant était du genre très mais alors très très coquet. Je commençais même sérieusement à me demander si c'était pas une femelle, mais très honnêtement, je crois que je suis bien content de ne pas connaitre la réponse. Bref, j'étais donc dans un centre commercial merdiquement gigantesque, et comble de l'horreur, mon nouvel alter-ego aimait aussi séduire les petites pouffes à peine majeures qui faisaient du lèche-vitrine en montrant à tout le monde leur string dans l'espoir de se faire enfin défaire de leur pucelage et devenir de vraies femmes, des nanas simplettes quoi.

Et hop, en deux secondes je me retrouvais encore une fois dans les toilettes, sautant une gamine, qui allait bientôt me servir de jouet, le parasite avait décidé de boire un peu de son sang avant de l'hypnotiser pour qu'elle tue ses parents en rentrant chez elle, et ensuite qu'elle reprenne conscience, et qu'elle se souvienne de ce qu'elle avait fait. Je sais qu'à de simples humains ça peut paraître disons, un tout petit peu méchant, mais croyez-moi, là encore c'était franchement sympa, la dernière fois il avait poussé sa cruauté en violant une femme devant son mari, puis il avait obligé cette dernière à tuer son bébé, encore une fois sous les yeux du pauvre mari, qu'il obligea par la suite à se souvenir éternellement de ce moment tout en lui interdisant à jamais de l'exprimer d'une quelconque manière que ce soit.

Je sortis enfin de ces foutus chiottes, quand un abrutis de voleur à la tire eut le malheur de me percuter. Je l'hypnotisai pour qu'il aille se jeter du toit. Un sourire mesquin poussa sur mes lèvres, je pourrais bien sur vous dire que c'est le démon qui faisait ça et non moi. Mais ce ne serait pas honnête, en réalité j'étais partagé entre plaisir et liberté à l'état pure, et remords. Donc j'étais tout autant désolé que je ne me délectais totalement de ce moment. Là encore j'ai une excuse, ma nature de vampire, mais encore une fois ce serait faux, j'ai toujours aimé le sang, déjà bien avant de devenir une sangsue ambulante.

C'est alors que je remarquai une femme parmi cette foule immense qui m'entourait, et il était ma foi, tout à fait normal que je la remarque, puisque cette femme, je l'avais il fut un temps, fréquentée. Et oui, une vampire elle aussi, sans oublier son côté arnaqueuse de génie, non vraiment elle avait tout pour plaire à n'importe quel mec, le seul soucis, n'importe quel mec ce n'était pas un mort-vivant capable de lui arracher la tête à mains nues, donc en sommes, pas moi quoi. Violette, cette fois-ci ma belle, je n'allais surement pas te laisser filer, si désormais tu voulais vivre, t'avais plutôt intérêt à te rattraper à mes yeux ma cocotte.

Je souris donc tel le prédateur que j'étais, tout en moi rêvait de lui foncer dessus bestialement pour tendrement lui arracher les membres avant de passionnément me délecter de son sang. Si c'est pas de l'amour ça franchement, ben c'est peut-être de la haine ou de la rancœur, je sais pas moi, je suis pas psy. Bref, je la suivis donc, plutôt assuré que c'était une surprise de taille qu'allait avoir la petite vampire. J'étais pratiquement certain que j'étais la dernière personne qu'elle s'attendait et surtout souhaitait voir à ce moment là.

" Violette! Ma chérie, comment ça va?...Non, non, non, n'y penses même pas, tu ne pourras pas m'échapper... "



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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Lun 21 Mai - 17:08


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Que pourrait bien faire une vampire de 339 ans au centre commercial, n’est-ce pas ? Eh bien, comme n’importe qui, elle fait des emplettes. Eh bien oui, que croyez vous, que je me balade au centre commercial pour sauter à la gorge - littéralement - des adolescents qui s’y promènent ? En effet, ce serait un terrain de chasse plus qu’idéals. Ils sont tous regroupés là, totalement insouciants, ignorant la menace qui peut peser sur eux. Ce serait facile. Mais justement, je n’ai jamais aimé la facilité, tout comme tuer des innocents incapable de se défendre ne m’enchantait pas. Ce n’était pas par hasard si mes victimes favorites n’étaient autre que les chasseurs : en plus d’assouvir ma vengeance face à leur clan, les chasser représentait un véritable challenge. C’était bien plus excitant que de m’attaquer à de pauvres gens sans défense.

Il faut croire que je n’étais pas normale pour un vampire. Sanguinaires, cruels, sans aucune trace d’humanité, prêts à tout pour assouvir leur soif de sang… Je n’étais pas comme ça. Maintenant que j’avais appris à me contrôler afin de ne pas devenir hystérique à la moindre odeur de sang, je pouvais presque vivre normalement, me fondre dans la masse… Bien sur, ma vie ne serait jamais normale, elle ne serait jamais comme je l’avais imaginée : un mari auprès duquel je vieillirais en regardant grandir nos enfants. J’avais du faire une croix là-dessus lorsque j’avais été transformée en vampire. Entre ça, ou la mort, j’aurais choisi la mort si on m’avait donné le choix… peut être était-ce ça qui me rendait différente de beaucoup de vampires ? Allez savoir. Peut être que mon instinct de conservation était plus développé que ce que je croyais, la preuve, j‘étais toujours là.

Enfin, bref, revenons-en à mes emplettes. Ma bibliothèque personnelle avait beau être plus que remplie, j’avais besoin de nouvelles choses à lire. Quand on a l’éternité devant soi, on a le temps d’en lire des livres et j’avais déjà lu tous ceux que je possédais à plusieurs reprises. Il fallait bien tuer le temps, n’est-ce pas ? J’avais donc été me racheter quelques bouquins à la librairie du centre commercial, et traversais la foule en direction de la sortie lorsqu’une voix m’interpella.

« Violette! Ma chérie, comment ça va ?...Non, non, non, n'y penses même pas, tu ne pourras pas m'échapper… » me dit la voix masculine, familière même si cela faisait des siècles que je ne l’avais pas entendue. A vrai dire, je l’évitais un peu depuis le temps. J’avais entendu pas mal de choses sur lui ces trois derniers siècles… Il avait… changé, et pas en bien d’après les rumeurs qui couraient. J’avais donc été bien contente de ne pas recroiser sa route.

En l’entendant, je m’étais stoppée net. Fuir ? Certainement pas. Ce n’est pas parce que je l’avais évité pendant des derniers siècles que j’allais prendre mes jambes à mon cou dès qu’il débarquait. Je me retournais pour lui faire face et découvrir son visage familier. Il n’avait pas changé, mais ce sourire carnassier détonait sur sa gueule d’ange. « Tu sais bien que la fuite ce n’est pas mon genre, Andrew. » Répondis-je. Alors que je rivais mon regard dans le sien., je me retins de frémir. Pas de peur, non. Cependant, il émanait une telle… Noirceur du vampire qui se trouvait face à moi que je du me retenir de faire un pas en arrière. Je ne lui donnerait certainement pas cette satisfaction, et me contentais donc de rester sur mes gardes. « Oh et au fait, il faudrait te remettre au goût du jour. Ce prénom, ça fait bien longtemps que je ne l’ai pas utilisé. » Répondis-je.

Je devais faire attention à ce que je disais car l’endroit était bondé mais bon, qui paierait attention à deux jeunes gens - en apparence tout au moins - en pleine conversation ? Pas grand monde. C’est ça le problème des humains, ils ne sont jamais assez méfiants, ils ne font jamais attention à ce qui les entoure et nous, vampires, pouvons nous balader au milieu d’eux sans qu’ils ne remarquent jamais rien. .

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Thais V. Roosevelt
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bind the circle
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Andrew S. Kennedy
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Lun 21 Mai - 22:09

Elle n'avait décidément pas changée, toujours aussi hautaine, toujours aussi agaçante, quand je pense que moi, le genre de mec à ne pas vouloir se prendre la tête, et ce sous aucun prétexte, j'en étais venu à me la prendre pour elle il fut une époque. On peut dire les choses avaient largement évoluées depuis, bref, de toutes façons il y avait de grandes chances que le parasite dans mon corps ne se décide à la tuer purement et simplement, après tout, depuis le temps qu'elle lui prenait le chou, je trouvais ça plutôt normal. Et puis je dois avouer très honnêtement qu'il faisait ce qu'il voulait, à quoi ça pouvait bien me servir de combattre une chose qui contrairement à vous-même, se sert de votre corps pour un but précis, alors même que vous n'en avez pas vous-même.

madame commençait à devenir agaçante, voir même insultante, et ça n'allait durer qu'un moment à mon humble avis, le démon n'était pas vraiment le roi de la patience, s'il avait été jedi, il aurait bien mit neuf cents ans rien qu'à s'entraîner à patienter. Vraiment je ne la comprenait pas, pourquoi ne cherchait-elle pas à fuir? Elle savait pourtant pertinemment qu'elle n'avait aucune chance face à moi, bien sur Alex vous dirait le contraire, mais faut dire qu'il ne m'a jamais vu combattre. Bref, ce n'était pas logique, elle me préparait un truc, je pouvais sentir un truc arriver à des kilomètres à la ronde. Faut dire que quand une femme habituellement très fuyarde des affrontements quels qu'ils soient se met à vous tenir tête, ça pouvait raisonnablement être interprété par tu vas foncer dans mon piège et l'avoir dans l'os mon coco.

Je souris en m'allumant une clope, ce n'était plus le démon, mais moi qui avait le contrôle pour l'instant. Elle n'allait d'ailleurs sans doute strictement rien comprendre à ce changement soudain d'attitude, à cet effet de me revoir tel que lorsqu'elle m'avait connu, vous savez, le je m'en foutiste de tout et qui au final se retrouve avec tous les problèmes du monde sur le dos. Mais rassurez-vous, de toutes façons ce n'est pas uniquement réservé aux humains d'agir ainsi en grands imbéciles heureux, nous autres, êtres surnaturels avions tendance pour beaucoup à agir de la même façon. Je Levai les yeux au ciel, observant lentement ce soleil, qui me tuerait si je ne portais pas une bague en guise de collier.

" Tu n'as vraiment pas changée...tu devrais partir, je vais bientôt de nouveau perdre le contrôle de mon être, et ça risque de ne pas t'être profitable du tout... "

Un léger sourire naquit sur mon visage, tandis que mes yeux finirent d'exprimer toute la peine me consumant depuis des siècles. Mais mon sourire était emplit de mélancolie, Comme si elle allait deviner les raisons de mon changement si soudain d'attitude, déjà il faudrait qu'elle y fasse gaffe, ce qui vu l'engin était déjà un obstacle de taille, et enfin, il fallait également qu'elle devine que j'ai un démon en moi, après tout, un vampire qui voit nicher dans son corps un parasite très envahissant, c'était somme toutes peu banal vous ne trouvez pas? Donc à votre avis, combien de chance j'avais qu'elle comprenne et qu'en prime, elle m'aide, après tout elle avait tout à y gagner si je mourais, ça lui faisait une dette en moins.

Et oui, car nous les vampires, sommes de loin les plus corrompues des créatures qui existent en ce bas monde. Le moindre geste, la moindre de nos paroles est généralement mesurée avec une précision remarquable, tout, mais alors absolument tout ce que nous faisons nous rapporte forcément quelque chose, et je voyais franchement pas ce qu'elle allait gagner à ôter un démon du corps d'un ex ami qui a une certaine époque s'était montré tout de même un peu collant. Et oui, autant dire que je pouvais bien laisser le démon agir, après tout ça n'allait pas vraiment changer mon destin, qui ne se vouait qu'à une mort certaine tant attendue de ma part.

" Tu joues toujours les fortes têtes hein?...Pourquoi? Je n'arrive pas à comprendre...quel est l'intérêt de rester tel que l'on est lorsque comme nous on est immortel?...Vraiment, je ne capte pas... "

Le parasite en moi semblait calme pour le moment, mais ça n'allait pas durer, il suffisait qu'elle l'ouvre un petit trop et de travers, et c'était reparti pour un tour, la bestiole dans ma tête se déchaînerait sur elle. Pour une fois que cette saloperie qui m'avait roulé me laissait tranquillement bavasser avec quelqu'un que je connaissais plus ou moins bien, croyez-moi, même si c'était elle, j'en profitai largement. Je cherchais juste à comprendre pourquoi elle n'avait pas simplement fait comme moi et abandonné l'idée que le monde vaille la peine d'être vu.

" Alors, comment on t'appelles maintenant?...Tu me disais tout à l'heure que ce n'était plus violette... "




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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Mar 22 Mai - 18:53


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Passer son temps à fuir peut être fatiguant. Ce n’était pas un hasard si j’avais, il y a longtemps, décidé de mener ma vie comme je l’entendais. J’avais l’éternité devant moi et la passer à fuir qui que ce soit ne me tentait vraiment pas, j’aimerais encore mieux en finir tout de suite que de passer mon temps à courir. Et puis, j’étais bien capable de me défendre de toute façon. Je n’aurais pas la prétention de me dire plus forte que qui que ce soit - bon, hormis les humains, pour preuve, aucun chasseur n’avait encore réussi à avoir ma peau - mais je n’étais pas non plus du genre à me rabaisser face à qui que ce soit. J’étais un vampire qui pouvait utiliser des pouvoirs de sorcières, ça me donnait un léger avantage déjà rien que du fait de l’effet de surprise. Les vampires ne sont après tout pas censés être capable d’utiliser la magie et je n’avais jamais entendu parler de qui que ce soit d’autre capable d’en faire autant. Bien sur, ça a également l’inconvénient d’attirer les gens ambitieux et avides de pouvoirs, si bien que je devais sans cesse faire attention à qui je fréquentais, et à ce que je leur faisais savoir sur moi. Je ne changeais pas de nom aussi souvent pour m’amuser, que croyez vous ?

Je ne m’étais cependant pas attendue à voir débarquer Andrew. J’avais entendu pas mal de rumeurs à son sujet, mais aucune qui ne laisse présager qu’il faisait route vers Coventry. Mais j’avais des affaires à régler dans le coin, alors je devrais faire avec. Comme si je n’avais pas assez de préoccupations comme ça, il faudrait que je me débrouille avec lui aussi. C’est ce qui s’appelle la poisse ça. Il y avait des périodes comme ça où, après un bon moment à m’occuper de mes petites affaires bien tranquillement - tuer des chasseurs de manières diverses et variées - je me retrouvais avec cinquante problèmes à gérer en même temps. Il faut croire que j’étais arrivée en plein dans l’une de ses périodes, je n’avais plus qu’à m’en accommoder maintenant. Enfin, m’en accommoder et penser à protéger mon manoir contre les indésirables, encore plus qu’en temps normal, juste par précaution. J’avais un don indéniable pour me faire des ennemis, depuis le temps j’avais appris à être prudente. Et l’impression que me donnait Andrew, même si je n’arrivais pas réellement à définir de quoi elle venait, me poussait à l’être d’autant plus.

« Tu n'as vraiment pas changé...tu devrais partir, je vais bientôt de nouveau perdre le contrôle de mon être, et ça risque de ne pas t'être profitable du tout… » me conseilla Andrew avec un léger sourire sur le visage. Je fronçais légèrement les sourcils en remarquant qu’un air mélancolique était apparu son visage. De menaçant à mélancolique, il y a tout de même un sacré pas, et il l’avait franchi à la vitesse de l’éclair et ça ne m’avait pas échappé. J’avais toujours été quelqu’un d’observateur, même du temps où je n’étais qu’une simple sorcière et ça n’avait fait que s’amplifier avec ma transformation. J’ignorais cependant la raison de ce changement, mais cela devait avoir un rapport avec ce que venait de me dire Andrew. je vais bientôt de nouveau perdre le contrôle de mon être… Décidément, en ce moment j’en rencontrais des drôles d’énergumènes entre l’homme qui avait volé le corps de Devon et Andrew. C’était devenue une épidémie dans le monde surnaturel ou quoi, de perdre la tête ? « Ne t’en fais pas, j’en ai vu d’autres. » me contentai-je de répondre, presque avec nonchalance.

« Tu joues toujours les fortes têtes hein?...Pourquoi? Je n'arrive pas à comprendre...quel est l'intérêt de rester tel que l'on est lorsque comme nous on est immortel?...Vraiment, je ne capte pas… » Je haussais légèrement les épaules. C’était un point de vue parmi d’autres, même si il était bien différent du mien, ce que je ne manquais pas de le lui faire remarquer. « C’est une façon de voir les choses. Personnellement, je pense que quitte à avoir l’éternité devant soi, autant arrêter de faire semblant. A moins, bien sur, d’avoir une raison de le faire. » Répliquai-je. Quand on devient vampire, on devient aussi très bon comédien et je ne manquais jamais de m’en servir pour piéger des chasseurs afin de faire le plus de dégâts possible. Mais avec des vieilles connaissances qui savaient de toute façon très bien comment j’étais, à quoi bon ? C’était une perte de temps inutile. Mais Andrew avait eu tord un peu plus tôt en faisant remarquer que je n’avais pas changé. J’étais loin d’être la jeune femme désespérée, fragile et un totalement perdue qu’il avait secourue 320 années plus tôt. Très loin. Mais même à cet période - et avant ma transformation - je ne manquais pas de caractère et comme quand vous devenez vampire, tout ce que vous ressentez se retrouve amplifié, multiplié par dix, eh bien je n’étais pas allée en m’arrangeant avec le temps.

« Alors, comment on t'appelle maintenant?...Tu me disais tout à l'heure que ce n'était plus Violette… » Me demanda Andrew, faisant référence à ce que je lui avais dit un peu plus tôt. Je réfléchis un instant avant de répondre. Temps qu’il ignorait sous quelle identité je me faisais connaitre en ce moment à Coventry, il aurait d’autant plus de mal à me retrouver une fois que j’aurais fini par lui fausser compagnie. C’est donc avec un sourire malicieux que je répondis « Ce n’est plus Violette. Mais ça ne veut pas pour autant dire que je vais te donner celui que j’utilise en ce moment. » Oui, j’aimais jouer les emmerdeuses. Quand quelqu’un voulait quelque chose, j‘avais une fâcheuse tendance à les faire tourner en bourrique plutôt que de le leur donner. Mais maintenant, c’était à mon tour de poser les questions. « Et si on passait directement au vif du sujet, hein ? Qu’est-ce que tu me veux ? Ne me fais pas croire que tu t’es retrouvé à Coventry totalement par hasard. » le questionnai-je. Quelque chose me disait que je n’obtiendrai pas de réponses si facilement, mais ça valait le coup d’essayer, non ?




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Andrew S. Kennedy
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Mer 23 Mai - 21:56

Un sourire poussa sur mes lèvres lorsqu'elle refusa proprement de me répondre, d'un air de malice éparpillé sur son visage, elle semblait si fière de me tenir tête que ça me donnait envie de me prendre au jeu. Mais le démon commençait à se faire de plus en plus pressant de sortir, et quand j'y penses, quel crétin, comme s'il allait pouvoir chiper le collier devant une telle foule. Après tout je la connaissais suffisamment pour savoir qu'elle ne se laisserait surement pas faire et que même devant une foule elle n'avait clairement aucun scrupules à montrer sa vraie nature pour conserver sa précieuse babiole de sorcière. Je la regardai de tout son long, et je dois bien avouer qu'elle faisait toujours un jouet des plus attirants.

Mais par contre, son regard avait légèrement changé, on pouvait y voir une force qui n'existait pas avant, bien, dans ce cas peut-être qu'elle pourrait être utile, car franchement j'en avais déjà plein le dos de cette ville, de ses sorciers et de ses chasseurs, manquait plus que les loups et hop, c'était sunaturel city ici.Beaucoup pensent que les créatures surnaturelles résidaient dans les mêmes endroits car le mal attire le mal, et c'est sans le moindre doute la pire des conneries que j'ai jamais entendu, et pourtant en quatre siècles, j'en ai vu de belles croyez-moi.

Donc comme vous l'avez probablement compris, tout du moins je l'espère, car on ne souhaite à personne d'être un crétin fini, c'est tout à fait faux. Bien, maintenant que vous savez ça, vous pouvez surement comprendre, encore une fois je l'espère, que je n'ai pas envie de m'éterniser ici, quitte à mourir, autant mourir dans un endroit que l'on adore non? Moi je souhaitais mourir sur une plage mexicaine, profiter une dernière fois d'un superbe coucher de soleil devant une eau si belle qu'on ne puisse que penser s'y baigner. Mais bon, revenons-en à nos moutons, le parasite allait refaire surface, et en souvenir du bon vieux temps, j'avais quand même envie de ne pas la tuer, enfin pas tout de suite quoi, je venais juste de la revoir.

" C'est le vif d'un sujet qui ne te concerne pas pour le moment...et lorsqu'il te concernera tu ne pourras clairement plus en témoigner, je n'ai pas besoin de te faire de dessin si?...Sauves-toi, trouves tous les alliés que tu peux, et évites-moi...je ne souhaites pas ta mort plus que ça...mais lui en revanche, il veut ton collier et n'hésitera pas à te tuer... "

Mes yeux marquèrent d'un regard ce qu'il y a de plus sérieux mes dires. Aussi je me rendis compte de ma stupidité, putain de démon, je suis certain qu'il essayait de me faire dire ça depuis le début. Et oui, car réfléchissez bien messieurs, quoi de mieux pour attiser la curiosité de quelqu'un, et plus particulièrement d'une femme, que de dévoiler quelque chose, le tout en cachant un détail important, et en ne dissimulant pas qu'on le cache? Elle ignorait qui était ce "il", et même si j'espérais sincèrement qu'elle ne me demande pas plus de précision, je savais qu'il y avait toutes les chances pour qu'elle le fasse désormais.

Et le problème avec n'importe qui, surtout vous, les sacs à viande, heu je veux dire les humains, c'est qu'une fois la curiosité piquée, on ne sent soulagé que lorsque cette dernière est satisfaite. J'allais quand même pas lui dire que j'avais un démon coincé en moi et que ce dernier prenait très souvent le contrôle de mon corps. J'ai beau être résolu à en terminer avec ma pitoyable vie, j'ai quand même encore ma fierté, et la seule chose qui serait plus humiliante que ça, c'est de me faire battre par un humain et qu'il boive mon sang, bref autant le dire, un truc impossible.

" Je t'ai prévenue en souvenir du bon vieux temps...mais ne pousse pas ta chance, tes pouvoirs de sorcière comme de vampire ne te sauveront pas de lui...donc pour une fois, juste une seule foutue fois, fais-ce que je te dis s'il te plait....tu sais que je ne joue pas la comédie donc exécutes-toi avant que je ne puisse plus rien faire d'accord? "

Pourquoi je ne suis sympa qu'avec mes congénères? Bonne question, peut-être tout simplement par dépit, parce que comme moi, ces derniers connaissent les pièges du temps et sont susceptibles de connaitre l'absence de but et la lassitude de la vie. Mais alors pourquoi je n'agissais pas pareil avec les loups? Face à un crocodile, vous choisissez de survivre et vous battre ou vous choisissez de le dorloter et de vous faire bouffer tôt ou tard? Bref, il allait falloir qu'elle déguerpisse rapidement, car pas con, le démon cherchait à sortir, histoire de pas laisser passer sa chance que j'étais littéralement en train de lui saboter.



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Thaïs V. Roosevelt
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Ven 25 Mai - 0:33


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J’avais beau adorer faire tourner les autres en bourrique, je n’appréciais pas vraiment de me faire mener par le bout du nez. Des gens avaient essayé pourtant, au cours des siècles. Ils avaient tenté de faire de moi un jouet, un outil, de me soumettre… Sans jamais y parvenir. Ce n’était pas dans mon tempérament de me laisser diriger et si vous parvenez à me faire faire ce que vous souhaitez de moi, méfiez vous : il y a de fortes chances que j’ai moi aussi trouvé moyen de tirer profit de la situation. Même de mon vivant - enfin, quand j’étais vraiment vivante, et non une créature forcée de boire du sang pour survivre - jamais je ne m’étais laissée dominer, ni par une femme, ni par un homme et ce même lorsque j’étais mariée. Je faisais ce que je voulais, quand je le voulais, et seulement si je le voulais et si ça ne plaisait pas aux autres eh bien qu’ils aillent au diable. A croire que j’avais été en avance sur mon temps, car il avait fallu un moment avant que la femme commence à refuser de se laisser dominer par le « sexe fort ».

Tout ça pour dire que je n’avais que faire des petits conseils de Drew. Mais j’étais tout de même curieuse de savoir pourquoi il me conseillait de fuir. Eviter quelqu’un est une chose, surtout qu’il fut un temps où Andrew avait été on ne peut plus collant d’où le fait que j’ai préféré prendre mes distances. Mon sort n’avait pas semblé l’intéresser plus que cela après ça, et pourtant, le voilà qui m’interpellait au centre commercial. Mon naturel curieux - qui avait toujours le don de m’entrainer dans tout un tas d’histoires plus tordues les unes que les autres - reprenait le dessus. Si j’étais sensée devoir fuir, j’aimais autant savoir ce que je devais fuir. Obtenir une réponse ne me pousserait certainement pas à quitter la ville, mais au moins je saurais à quoi m’en tenir ce qui serait, en soi, un très bon départ.

« C'est le vif d'un sujet qui ne te concerne pas pour le moment... Et lorsqu'il te concernera tu ne pourras clairement plus en témoigner, je n'ai pas besoin de te faire de dessin si ?... Sauves-toi, trouves tous les alliés que tu peux, et évites-moi... Je ne souhaites pas ta mort plus que ça...mais lui en revanche, il veut ton collier et n'hésitera pas à te tuer… » Je me contentais d’hausser les sourcils. Si j’étais inquiète ? Pas vraiment. Bon, certes, il venait de me menacer. C’était sous entendu, mais je l’avais très bien compris, j’étais loin d’être idiote et le sous entendu avait été on ne peut plus clair. Mais des menaces de mort, j‘en avais vu d’autres et je m’en étais toujours sortie. Ce qui piqua ma curiosité fut sa dernière phrase. « Lui » ? Lui qui ? Qui qu’il soit, il n’était pas très original car il était loin d’être le premier à lorgner sur mon collier, et il ne serait pas le dernier. Décidément, personne ne semblait comprendre que j’étais la seule à pouvoir utiliser les pouvoirs que me procuraient mon pendentif, et à savoir comment le faire. J’avais pris bien soin de détruire tous les documents relatifs à ce collier qui se trouvaient dans le grimoire de ma mère, au cas ou celui-ci tomberait dans de mauvaises mains, si bien qu’à part moi, personne ne pouvait réellement avoir accès à ces pouvoirs. Mais l’ambition et la soif de pouvoir sont, ont toujours été et seront certainement toujours plus fortes que la raison. J’étais curieuse de savoir qui était ce « Lui » cependant, et je ne répondis pas, attendant que Drew reprenne la parole, ce qui ne tarda pas à arriver.

« Je t'ai prévenue en souvenir du bon vieux temps...mais ne pousse pas ta chance, tes pouvoirs de sorcière comme de vampire ne te sauveront pas de lui...donc pour une fois, juste une seule foutue fois, fais-ce que je te dis s'il te plait....tu sais que je ne joue pas la comédie donc exécutes-toi avant que je ne puisse plus rien faire d'accord ? » J’avais bien conscience qu’il ne jouait pas la comédie. Ce que je sentais émaner de lui ne me disait rien qui vaille, mais je possédais plus de pouvoir que Drew pouvait le croire car depuis la dernière fois où nous nous étions croisés, j’avais pris soin de débarrasser ma famille - mes descendants - de la magie noire qui leur pourrissait l’existence. Et comme on ne peut pas détruire un tel pouvoir, il avait bien fallu qu’ils aillent quelque part, et c’était dans mon collier qu’ils s’étaient réfugiés. Cela, plus les pouvoirs d’une cercle complet de sorcières… Sans vouloir être trop sure de moi car si mes longues années d’existence m’ont apprit une chose, c’est bien que l’on n’est jamais sur de rien, je pensais bien être en mesure de me protéger contre ce « il » dont mon vieil ami se refusait toujours à me confier l’identité, quoi qu’il puisse être.

« C’est vraiment trop aimable » Rétorquai-je avec un sourire en coin, ne faisant aucun effort pour gommer le ton sarcastique qui transparaissait dans mes paroles. « Mais il - qui qu’il puisse être - n’est pas le premier à en avoir après ce collier. Si je fuyais chaque fois que quelqu’un a des vues dessus crois-moi je passerais mon existence à courir. Et figure toi que j’ai des affaires à régler dans le coin alors… Qu‘Il essaye toujours. Je sais me défendre, ne t’en fais pas. » Poursuivi-je, pas décidée à montrer une quelconque faiblesse face à Andrew et ses menaces à peine masquées. « Oh et soit dit en passant… Les devinettes, c’est vraiment agaçant, donc soit tu me dis qui est ce ‘il’ dont tu me parles depuis tout à l’heure, soit tu lui dis de ramener son cul lui-même. On gagnera notre temps. Toi qui disais tout à l‘heure que je devrais profiter d‘avoir l‘éternité devant moi pour être qui je veux… T‘as vraiment choisi de te retrouver dans les jupes de plus fort que toi ? Je t‘aurais pas cru comme ça. » Ajoutai-je, le provoquant délibérément. Si ça pouvait me faire en savoir plus sur cette personne qu’il ne cessait de mentionner, alors pourquoi pas. C’était une tactique comme une autre après tout et il arrivait qu’elle fonctionne. Tout dépendait de la personne, il fallait juste savoir taper là où ça fait mal, et avec un peu de persévérance, on pouvait obtenir tout ce qu’on voulait.




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MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Dim 3 Juin - 11:40

Certaines me traiteront sans aucun doute de sale macho fini, d'enfoiré ou encore m'appelleront par des noms d'oiseau, surement des féministes encrées dans leur adolescence, ne se rendant pas compte encore qu'elles ternissent l'image de la femme plus qu'elles ne la valorisent. Mais je dois dire que je suis toujours surprit par cette assurance idiote d'être forte, tout du moins autant qu'un homme, typique aux femmes, certes ça se voit d'avantage aujourd'hui, mais rassurez-vous, les femmes fortes tenant leur homme par la peau de son intimité existent depuis très, mais alors très longtemps, bien avant même que je ne naisse.

Le pire, c'est que pourtant les résultats ne sont pas concluants du tout, en guise de récompense, elle n'obtienne que des coups, le droit de se faire tromper par leur moitié ou encore dans le pire des cas de mourir tout simplement. Faut dire que je suis de ceux qui supportent très mal qu'on me fasse tout un cinéma pour n'importe quoi, et que je comprends largement qu'on puisse en arriver jusque là.Mais je suis un connard me dirait la gente féminine, et pour vous répondre mesdames, non, je suis un vampire et avant tout un homme, déjà qu'on se plie à vos quatre volontés depuis la nuit des temps, faut comprendre que les dictatures de ménages ont tendance à nous rendre très, mais alors très irritables et parfois violent.

Car ne vous faites pas d'illusions, qu'on vous aime ou pas, le résultat est toujours le même au final, vous ne nous servez vraiment qu'à une chose, nous vider les bourses, faire des gamins et tout le reste, vous nous en rendez dépendant, sans quoi on en aurait clairement rien à cirer il faut être honnête. Oh bien sur, vous vous dîtes que tous les hommes ne sont pas comme ça, continuez à rêver mes belles, pourquoi croyez-vous qu'on finit par être infidèle lorsque vous ne remplissez plus vos devoirs nuptiales? Et oui, il est temps de se réveiller, sans sexe vous ne seriez strictement rien pour nous, enfin si, peut-être des esclave, vu qu'on est flemmard le ménage pour nous c'est pas trop ça.

Et je dois dire que ma "fille" commençait vraiment à me taper sur le système avec sa curiosité déplacée, ce qui n'était vraiment, mais alors vraiment pas bon pour contenir ce fichu parasite de démon me possédant. Il était malin ce petit enfoiré, il jouait sur mon propre côté démoniaque pour amplifier tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à mes pulsions sanguinaires, ma colère et mon envie de sang frais. Et autant vous le dire, bouffer un autre vampire était très loin de me déranger, bien au contraire, ça augmenterait ma puissance.

La seule et unique raison pour laquelle je ne bouffais pas immédiatement Thaïs, c'était que j'avais eu de l'affection pour elle dans le passé. Mais bon, je persistais pour je ne sais quelle raison à vouloir la préserver, à la protéger de moi-même, sans aucun doute à cause du lien créé par le sang, je l'avais engendrée, et je ressentirai probablement sa mort de plein fouet après autant de siècles d'existence. Après tout j'avais déjà observé ça chez d'autres vampires, et j'avais vraiment pas envie que ça m'arrive. Oui je sais je suis égoïste, mais vous pouvez parler, au moins moi je l'avoue et l'assume très volontier.

" Bientôt quatre-cents ans que tu vis et tu es toujours aussi naïve?...Vraiment je suis déçu, je n'ai rien choisis, je n'ai simplement pas le choix, tout comme toi tu n'en a pas non plus...ton libre arbitre, ta liberté...tout ça tu te rendras compte un jour que ce n'est que foutaises, une illusion, rien de plus...j'étais ton ami et donc je te mets en garde, agis comme tu veux...mais la prochaine fois si je viens, ce sera pour te tuer purement et simplement, je ne te le cache pas...il prendra le contrôle et fera ressortir le monstre en moi...arrêtes de vouloir savoir qui c'est, on était amis, et tu y a mis un terme souviens-toi, je ne vais surement pas satisfaire ta curiosité... "

J'étais ce qu'il y avait d'on ne peut plus sérieux et pendant mon petit discours, j'avais finis par lui montrer une facette de ma personne que je n'avais jamais montré, enfin pas à elle en tout cas. Celle d'un homme sans aucun sentiment à qui ça ne ferait ni chaud ni froid de massacrer sa propre famille, enfin en même temps elle savait que je l'avais fait par le passé, tous ceux qui m'étaient proches, de près comme de loin, étaient passés sous mes crocs. Et oui, devenir vampire n'avait fait que me montrer mon vrai visage, et même si j'en étais pétrifié intérieurement, c'était ce que j'étais, un monstre.

" Je ne te dis pas à la prochaine mais adieu, j'espère sincèrement que tu suivras mon conseil... "

[HJ : Désolé pour le retard, j'ai été pas mal occupé et préoccupé dernièrement =S ]



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MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Dim 3 Juin - 21:57


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Cela faisait bien longtemps que j’avais cessé de craindre mes congénères. Je ne me jugeais pas meilleure, ou pire qu’eux, mais j’avais le mérite d’avoir vécu plus longtemps que la majorité d’entre eux, sans pour autant employer les mêmes méthodes qu’eux. Pour preuve, quand je n’avais pas de chasseurs à me mettre sous la dent, je me contentais de poches de sang la plupart du temps. Et je me refusais à utiliser mes pouvoirs sur les humains pour en faire mes petits toutous. Ayant longtemps été moi-même esclave de la soif irrépressible qui tenaille les jeunes vampires, je ne savais que trop ce que cela faisait d’être privé de son libre arbitre. Je n’éprouvais de toute façon pas d’affection particulière pour les vampires. J’en étais une, mais je n’étais pas plus fidèle envers eux pour autant. J’étais née sorcière, et même si je ne l’étais plus vraiment, ma loyauté demeurait et demeurerait toujours envers les sorciers. Et envers moi-même car au final, j’ai toujours réussi à sauver ma peau même aux moments où j’aurais préféré en finir. J’ignorai pourquoi cependant. Un instinct de survie trop profondément ancré pour pouvoir m’en débarrasser ? Peut être.

Toujours est-il que je n’avais pas l’intention de céder aux menaces de Drew ou de cet autre homme - ou sorcier, ou vampire, ou loup garou, ou démon, on a l’embarras du choix - dont il me parlait. Je n’avais jamais été du genre à fuir sous la menace, sinon je ne serais pas morte durant les procès de Salem. Nous étions restés, menant notre vie normalement et tachant de nous faire passer pour des citoyens américains on ne peut plus normaux, ma famille et moi, afin de ne pas éveiller les soupçons, tout en cherchant un moyen de nous protéger sans avoir à fuir nos vies à Salem qui au fond, nous convenaient très bien. Tout ça pour dire que si je n’avais pas fuis il y a 320 ans de ça alors que j’étais mortelle, je n’allais certainement pas me sauver comme une voleuse alors que j’avais l’éternité devant moi et une panoplie de pouvoirs divers et variés à ma disposition. Peu importaient les menaces ou les conseils d’ami d’Andrew, je ne m’étais jamais laissé dicter ma conduite, même du temps où les femmes étaient bien moins indépendantes qu’aujourd’hui, alors je n’allais certainement pas commencer tout de suite, pour le bon plaisir de monsieur Kennedy.

« Bientôt quatre-cents ans que tu vis et tu es toujours aussi naïve?...Vraiment je suis déçu, je n'ai rien choisis, je n'ai simplement pas le choix, tout comme toi tu n'en a pas non plus...ton libre arbitre, ta liberté...tout ça tu te rendras compte un jour que ce n'est que foutaises, une illusion, rien de plus...j'étais ton ami et donc je te mets en garde, agis comme tu veux...mais la prochaine fois si je viens, ce sera pour te tuer purement et simplement, je ne te le cache pas...il prendra le contrôle et fera ressortir le monstre en moi...arrêtes de vouloir savoir qui c'est, on était amis, et tu y a mis un terme souviens-toi, je ne vais surement pas satisfaire ta curiosité… » Répondit-il. Je levais les yeux au ciel. Tant de blabla pour au final, ne rien dire… Avec le temps, il avait du commencer a se mettre à aimer s’entendre parler. C’est ça d’être un vieux vampire solitaire. On se met à se croire plus puissant que tout le monde, et apparemment dans le cas d’Andrew, à taper un peu dans les boites. Ca lui allait bien de me parler de libre arbitre et de liberté alors que lui-même semblait être littéralement à la botte de quelqu‘un d‘autre. Je pouvais au moins me vanter de mener mon existence comme je l’entendais, sans avoir de comptes à rendre à personne. Ca n’était de toute évidence plus son cas. Et puis, si nous n’étions plus amis il n’avait qu’à s’en prendre qu’à lui-même. Je venais de perdre mon mari ainsi que tout le reste de ma famille et devait m’accommoder tant bien que mal de ma nouvelle vie de suceuse de sang. Le souvenir de Beau était bien trop frais et douloureux dans ma mémoire pour que je puisse voir un autre homme que lui comme davantage qu’un ami. Si j’avais blessé l’orgueil surdimensionné de Drew, et bien soit. Je m’en suis remise, et lui aussi apparemment.

L’une de ses paroles, cependant, m’avait interpellée. il prendra le contrôle et fera ressortir le monstre en moi. Prendre le contrôle de qui ? Drew ? Pour faire ça, il fallait soit un sorcier très puissant - dominer un vampire n’est pas chose aisée - ou bien… un démon. Il s’était trahi de lui-même alors qu’il avait dit ne pas vouloir satisfaire ma curiosité, mais je tâchais cependant de dissimuler le fait que je commençais à remettre, en place les pièces du puzzle.

« Je ne te dis pas à la prochaine mais adieu, j'espère sincèrement que tu suivras mon conseil… » Ajouta-t-il. Je laissais échapper un léger rire.

« Je pense que tu me connais suffisamment bien pour savoir que je ne le ferais pas. Alors reviens me tuer si ça te chante, ou si ça fait plaisir à ton patron. Au moins au final, l’un de nous deux sera débarrassé de cette misérable existence. » répondis-je d’un air détaché, accompagnant mes paroles d’un haussement d’épaules. « Et tu dois être véritablement désespéré pour te mettre à la botte de quelqu’un. Te tuer ne serait donc pas vraiment trop difficile, j’en suis sure. » Ajoutai-je d’un ton sur de moi. Je n’étais pas réellement certaine d’avoir le dessus, surtout si il était contrôlé par un démon. Mais je ne devais pas lui laisser penser que je devinais déjà ce qu’il se tramait. Je suis loin de tout savoir mais j’en connais suffisamment sur le surnaturel pour relier les diverses informations. J’étais une encyclopédie sur pattes, et ma bibliothèque personnel, plus les grimoires plus puissants que j’avais caché à l’abri de tous me permettaient de pouvoir en savoir davantage quand un doute ou une interrogation se pose. Mais ça, Drew n’avait pas vraiment besoin de le savoir.




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Andrew S. Kennedy
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Mer 6 Juin - 14:12

Je me demande pourquoi les gens sont aussi têtus, tous autant qu'ils sont, s'entêter n'a pourtant jamais servi à rien, mais ça n'empêche pas que la grande majorité des êtres sur cette terre s'évertuent à le faire. Depuis des années c'est ce que j'observe, et pourtant je continue de croire que je croiserais un jour quelqu'un qui ne perdra pas son temps avec ces broutilles, quelqu'un capable de prendre suffisamment de recul vis à vis des autres et de lui-même pour ne pas faire cette erreur commune à chacun d'entre nous. Mais jusqu'à maintenant, je dois bien le reconnaître, je n'ai encore jamais croisé personne qui corresponde à ces critères de recherche.

J'ai même croisé des personnes croyant sincèrement qu'elles pourraient me changer et me convaincre de chasser une bonne fois pour toutes ce parasite de mon corps. Le pire dans cette histoire, c'est que je finissais moi-même par y croire alors qu'au final je n'y gagnait que la perte d'un être qui m'était plus cher que les autres. Non, depuis le temps que je vis, j'ai bien compris que ma place était et serait toujours su mauvais côté de la balance, non pas parce que je suis un vampire ou un démon, mais parce que je suis condamné à perdre quelqu'un si jamais je lui ouvre ne serait-ce qu'une infime partie de ce qui me sert encore de coeur, tout du moins, ce qu'il en reste.

L'espoir est une illusion, c'est un sentiment auquel on s'accroche lorsque plus rien n'est possible pour nous, une sorte de défense de dernière envergure. Et pour moi, il n'existe pas, je l'ai accepté et vie patiemment avec dans l'attente que quelqu'un mette enfin un terme à mon existence et me délivre de ma malédiction. Oh mais rassurez-vous, je ne suis pas à plaindre si c'est ce que vous pensez, il me reste mon pouvoir et ma domination sur d'autres pour me défouler de cette rancœur envers la vie qui m'est propre depuis un sacré bout de temps à présent. Je ne déteste personne et si jamais je viens à vous attaquer, vous pouvez m'en vouloir ainsi que vos proches, car quand je tue, c'est de sang froid.

Certes, je suis du genre à ne viser que mes congénères ou encore les criminels, je ne me l'explique pas, c'est un besoin qui se trouve au plus profond de moi, celui de ne pas aggraver d'avantage mon cas en ce qui est du remord que j'éprouves envers certaines victimes de ce démon me parasitant le corps. Je peux désormais enrayer une partie de son action sur moi depuis que je sais que le seul ami que j'ai jamais eu est en ville, mais le problème c'est que cette saloperie persiste et qu'au final ça me saoule tellement de le combattre que je finis par le laisser faire comme bon lui semble.

Pourquoi est-ce que je ne le fais tout simplement pas sceller? Lui donnant ainsi des barrières et une prison en mon corps l'empêchant d'agir? Franchement je n'en sais rien, c'est comme ça tout simplement. Je la regardais d'un air pensif, l'observant de haut en bas, comment une créature aussi frêle, bien que vicieuse à souhait, ça je pouvais le sentir grâce à mon locataire particulier, pouvait même ne serait-ce qu'espérer me vaincre? Je lui avait pourtant fourni des indices sur ma situation, sachant pertinemment que si j'en parlais ouvertement le démon sortirait et massacrerait tout le monde présent avant de s'occuper d'elle si par malheur je venais à l'énoncer ouvertement.

Peut-être que j'aurais du le faire d'ailleurs, le monde se porterait bien mieux sans elle, après tout j'avais beau avoir la réputation d'être un démon avec un visage d'ange, elle, elle était la réincarnation certaine du mal. Oui, elle savait cacher son jeu le temps qu'il lui fallait, je la connaissais, après tout c'était moi qui l'avait créée si l'on peut dire ainsi. Mais pourquoi sauver le monde si je ne voulais pas me sauver moi-même? Aucun intérêt à mon sens.

" Dans ce cas essaye fillette...tue-moi...franchement je ne demande que ça, mais es-tu réellement certaine de pouvoir vaincre celui qui a fait de toi l'horreur que tu es devenue sans mourir toi-même?...Tu as du comprendre ma situation non? Donc tu sais que tes pouvoirs ne serviront à rien sur moi, il faudra te battre au corps à corps et dans ce domaine, désolé de te le dire, mais tu as toujours été nulle... "

Je me levai, un sourire sadique au visage, le démon m'aidant, j'avais réellement l'air d'un psychopathe en puissance, ce que j'étais par nature. J'espérait sincèrement qu'elle m'attaque, avec un peu de chance elle m'affaiblirait suffisamment pour me vaincre, après tout pourquoi pas?



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MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Mer 6 Juin - 22:23


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J’ignorais ce qui était le plus agaçant. Les hommes, se croyant supérieurs aux femmes dans tous les domaines, ou les vieux vampires se croyant supérieurs aux autres à cause de leur grand âge. C’est vrai qu’avec l’âge venait l’expérience, et la puissance pour les vampires, mais apparemment, chez la vampires, la sagesse avait une fâcheuse tendance à diminuer avec l’âge. Andrew en était le parfait exemple. Il se croyait supérieur à moi, était persuadé que j’étais incapable de me défendre, qu’il valait mieux pour moi de fuir plutôt que de rester dans le coin et d’affronter son patron-démon - en tout cas, je supposais qu’il était infesté par un démon, même si je n’en avais pas la preuve. Ne lui avait-on jamais enseigné qu’il n’était pas bon de sous estimer ses adversaires ? Me prenait-il pour une lâche, fuyant au moindres difficultés ? Si c’était le cas, il se trompait. J’avais toujours été une vraie tête de mule, et cela ne faisait que d’empirer avec l’âge. Et puis, j’étais bien loin d’être lâche, au contraire. J’avais un instinct de préservation très développé, certes, mais il m’était arrivé de nombreuses fois de me mettre volontairement en danger, de foncer tête baissée dans la bagarre quitte à prendre le risque de me faire tuer pour sauver une sorcière prise aux mains de chasseurs. Je jouais avec le feu, en quelque sortes, et m’étais brulée plus d’une fois, mais j’avais plus d’un tour dans mon sac et arrivait donc toujours à m’en sortir.

Adam savait très bien que je n’étais pas du genre à faire ce qu’on me dit mais je lui avais bien gentiment rafraichi la mémoire. En 300 et quelques années, qui sait, peut être avait-il oublié ce détail.

« Dans ce cas essaye fillette...tue-moi...franchement je ne demande que ça, mais es-tu réellement certaine de pouvoir vaincre celui qui a fait de toi l'horreur que tu es devenue sans mourir toi-même?...Tu as du comprendre ma situation non? Donc tu sais que tes pouvoirs ne serviront à rien sur moi, il faudra te battre au corps à corps et dans ce domaine, désolé de te le dire, mais tu as toujours été nulle… » Fillette ? Vraiment ? Un homme doublé d’un vieux vampire, ça donne vraiment un ego surdimensionné, et une condescende à toute épreuve. A ce surnom, destiné j’en étais certaine à me rabaisser, je levais ostensiblement les yeux au ciel. Exaspérant, vraiment. Quand à prendre le risque de le tuer, quitte à mourir moi aussi j’étais prête à le prendre. J’étais certaine que ça n’arriverait pas, avec tous les grimoires et autres livres que je possédais, ainsi que les informations que j’avais pu apprendre au cours de siècles, je le saurais certainement si tuer un vampire provoquait la mort de ceux qu’il avait engendré. Je ne pouvais pas me vanter de tout savoir, certes, mais combien de vampires cherchaient la vengeance après que le vampire dont-ils étaient amoureux et les avaient transformés courraient pendant des mois, des années après les responsables pour obtenir leur revanche ? Pour courir après quelqu’un, mieux vaut être vivant - enfin, si on peut considérer un vampire vivant - n’est-ce pas ?

« Tu ne t’arranges décidément pas avec les années niveau orgueil, hein ? » Demandai-je d’un ton sarcastique, un sourire en coin étirant mes lèvres. « Quand à mes pouvoirs et mes aptitudes aux combat au corps à corps, ne t’en fais pour ça. Avec les années, on apprend, et donner la chasse aux chasseurs est un bon entrainement. Et puis… j’ai plus d’une corde à mon arc, dont certaines dont tu n’as absolument pas connaissance. » Ajoutai-je. De quoi je parlais ? Eh bien c’était tout simple : les pouvoirs de magie noire, très puissants, qui coulaient dans le sang des descendants de la famille Mikaelson - celle de mon mari et par conséquent la mienne - dont j’avais débarrassé mes descendants afin qu’ils n’aient plus à subir ce fardeau. Et si les sorcières peuvent posséder des pouvoirs très puissants - bien qu’ils n’égalent en rien ceux de mon collier - la magie noire l’était encore plus, au point de pouvoir transformer le plus vertueux des hommes en monstre assoiffé de pouvoirs, de mort, et de destruction. Je n’avais obtenu ces pouvoirs de nombreuses décennies après que nos chemin à Drew et à moi, se soient séparés, et avait pris bien soin de n’en parler à personne, hormis la seule personne qui avait mon entière confiance : ma meilleure amie, Samara. Il n’y avait aucune chance qu’il le sache, donc. Cela me donnerait donc au moins, en cas de confrontation directe, un réel effet de surprise. Il ne s’attendait surement pas à me voir capable de faire appel à des pouvoirs si puissants.




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Andrew S. Kennedy
MessageSujet: Re: There was a bad romance (Drew/Thaïs) Lun 11 Juin - 22:27

La pièce était sombre, jonchée de sang, de mon propre sang, ainsi que celui de beaucoup d'autres avant moi sans le moindre doute, comment pouvait-on me faire subir ça? D'accord, des victimes j'en avais faites, mais jamais de mon plein gré, toujours cette soif en moi qui était insatiable, insoutenable et inévitable. Une chose était certaine, je ne méritais pas ça, pas après tout ce que j'avais fait pour racheter cette transformation diabolique et immorale que je n'avais jamais demandé et que cet homme m'avait pourtant offerte pour avoir osé défendre l'une de ses proies.

J'étais enchaîné, affamé et je souffrais énormément, j'avais à peine vingt-deux ans et déjà on me bourrait de verveine pour me purifier. Pourquoi moi? Et surtout, pourquoi il fallait que celui qui m'ait offert l'éternité ne s'acharne à me torturer, à me tenter, me convaincre de délaisser cette humanité passée que je sentais me quitter au fil du temps, pour ne laisser place qu'à ma rage? Alors c'était vrai, Dieu m'avait abandonné, j'étais condamné à devenir l'un de ses ennemis, destin atroce lorsque l'on avait été l'un de ses plus fidèles enfants, lorsque l'on avait surmonter chagrin et tristesse avant de combattre en son nom et celui de la liberté.

Au fond de moi je savais que je n'avais qu'à boire, tuer cette enfant, cette fillette qu'il saignait doucement devant moi Mais comment pouvais-je la tuer alors que j'avais déjà par le passé massacré tous mes proches sans même me rendre compte de ce que je faisais? C'était impossible, elle était si innocente, et pourtant, son coeur ne cessait de fredonner cette mélodie si douce à mes oreilles, si attrayante, envoûtante, me tiraillant littéralement l'estomac.

Plus je luttais, plus j'avais envie de goûter son sang, de la savourer et d'en boire jusque la dernière goutte en son corps si magnifique. Pauvre petite, je voulais la sauver mais comment le pouvais-je avec Lokhrom, mon père si puissant m'ordonnant en me torturant de la prendre sans pitié?

Je revins soudainement à la réalité, ce n'était pas ma pauvre victime que j'avais à présent en face de moi, mais bel et bien la bête, le monstre que j'avais moi-même créé en pensant la sauver. Tout ce que j'avais fais, c'était de la condamner sur un geste que j'avais voulu bienveillant, quelle folie, j'ignorais à l'époque que j'avais fait d'elle l'un des pires dangers pour les hommes, pour ceux que j'avais jadis protégé par remord d'être devenu un prédateur. Ses paroles me firent sourire, orgueilleux? Peut-être, j'étais un homme de l'ancienne école comme on dit et pour moi une femme n'avait sa place qu'en bas de l'échelle, fusse t'elle une déesse aux pouvoirs inimaginables.

Ses arguments me firent d'avantage sourire, même éclater de rire, des chasseurs? Je doutais fortement qu'elle ne se soit opposée à un véritable chasseur, un sang pur comme j'aimais à les appeler, et quand bien même, ignorait-elle ma réputation de vampire cannibale? Je n'étais pas devenu si craint pour rien, on me pensait le bras droit fou allié d'un démon dans pas mal d'endroits.

" Bla, bla, bla, ne te surestimes pas, j'ai fais l'erreur de te créer...et je peux réparer cette erreur quand bon me semble... "

Sans plus attendre, je me retrouvai en un rien de temps collé à elle, la transperçant discrètement d'un pieu de bois dans l'abdomen, la pauvre devait surement sentir sa douleur. Elle ne comprenait donc pas que je la protégeais en lui disant de partir? Que je n'allais pas retenir éternellement ce foutu parasite en moi et encore moins la couvrir, comme je l'avais toujours fais? Je passais pour le gros méchant auprès des chasseurs, et elle, elle restait innocente et non exposée à la lumière des projecteurs.

Elle était l'une des pires créatures marchant, courant ou rampant sur cette terre, mais elle n'en restait pas moins ma fille, et étant responsable de damnation, j'avais toujours veillé sur elle de plus ou moins loin. Ignorant le démon et ma propre nature malfaisante, ne suivant que le seul lien de mon sang circulant en elle. Mais bon, les enfants sont ingrats non? Je ne perdis donc pas de temps et lui tordit la nuque, laissant l'impression qu'on s'enlaçait alors qu'elle était KO pour un petit moment.

" Désolé ma belle, mais ton obstination est vraiment chiante... "

Tranquillement, je la déposai sur un banc à l'abris des regards, je ne résistai pas à l'envie de lui prélever un peu de son sang pour me nourrir, mais juste de quoi tenir quelques heures sans aucune soif. Puis je m'essuyai la bouche, m'allumai une cigarette et partis avant qu'elle ne revienne à elle, je venais juste de la sauver en distrayant le démon. Mais ça, elle ne le saurait probablement jamais, enfin je m'en foutais de toutes façon je savais très bien que la prochaine fois je ne pourrai pas le faire mais bon, ainsi allait la vie, en attendant je tâcherai de lui envoyer des sous-fifres incompétents pour gagner du temps, qu'elle puisse profiter encore un peu de sa vie.



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There was a bad romance (Drew/Thaïs)

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