the secret circle
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pas aujourd'hui •• av. lexi { closed

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bind the circle
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Malin I. Llewellyn
MessageSujet: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Sam 11 Fév - 19:46

    Je sentais légèrement les rayons du soleil sur ma peau mais je ne m'en inquiétais pas. Il était rare que le soleil pointe son nez sur l'île britannique, soit, mais ce n'était pas une raison pour sortir de mon lit parce que oui, bon dieu qu'il faisait froid dans cette satanée de chambre ! Non mais je vous jure, les préjugés que l'on raconte sur les britanniques ne sont pas tous véridiques mais ils ne sont pas non plus tous faux pour autant. La pluie, ça va. J'ai bien mis un moment à faire mon deuil de mon beau et regretté soleil australien. Mais la température me fait toujours froid dans le dos – et c'est le cas de le dire ! - bien que je dois avouer que l'Australie est un pays entre deux extrémités : soit il fait trop chaud, soit il fait trop froid. Et bien, j'ai passé ma vie à me dorer la pilule – littéralement bien entendu – alors le froid, moi, je ne peux pas. J'enfouis ma tête dans l'oreiller en émettant un léger râle. Peut être que si je ferme les yeux assez fort alors j'arriverais à me rendormir. On peut toujours rêver..
ELLA LLEWELLYN – MALIN ! LÈVES TOI ! J'AI FAIS LE PETIT-DÉJEUNER, ALLER, VIENS TE JOINDRE A TON PÈRE ET A MOI !
    Je grognais légèrement. Les idées encore embrumées par des rêves plus cauchemardesque les uns que les autres, j'eus du mal à reprendre pieds à la réalité. Allongé sur le ventre dans une position qui traduisait assez bien mes ébats de la nuit avec mes draps, je retirais la tête de mon cousin en soupirant. D'un rapide mouvement, je me retournais sur le dos et mon regard rencontra le plafond légèrement gris – en fait, il s'agissait d'une couleur à proprement parlé et très différente du gris mais pour moi, c'est du charabia alors ça revient exactement au même – avec une indifférence totale. Cela va peut être vous paraître étrange et totalement déplacé de ma part mais la première chose que je fais le matin, c'est de tâter mes seins. Oui, vous avez bien lu « tâter mes seins ». C'est le seul moyen que j'ai de me rendre compte si oui ou non les choses ont changé. Oui, j'ai bien trop peur d'utiliser un autre moyen qui est de tâter mon entrejambe. Parce que oui, avant j'avais quelque chose entre les jambes et cela me désespère – me brise le cœur – à chaque fois que je me rends compte à quel point mes slims me moulent bien maintenant qu'ils n'ont aucun obstacle au centre. Vous comprendrez que chez un homme, il n'a pas de plus grande fierté que ça. Or moi, je n'en ai plus. Enfin, il me semble que Malin n'en ait jamais eu mais là n'est pas la question. Je me sens déjà bien assez diminué pour me faire endurer, en plus, chaque matin une douleur à ma fierté masculine. Je soupirais longuement. Apparemment non. Ce ne serait pas pour aujourd'hui. Je ne pouvais – n'avais pas le droit de – me plaindre ; j'étais toujours en vie. Peu de gens se serait plains de la même manière que je le fis les premiers temps alors j'ai décidé d'arrêter et de prendre la vie comme elle venait. Il arriverait bien un jour où tout ça changera. Mais ce jour n'était pas encore arrivé.
« ALLER, ENCORE UNE LONGUE ET FATIGANTE JOURNÉE PAR LAQUELLE IL VA FALLOIR PASSER MON POTE » me murmurais-je en passant une main dans ces longs cheveux qui s'avéraient être les miens.
    Ce n'était pas tant d'être une fille qui était fatiguant – non, à la longue, c'était presque devenu vivable, je dis bien « presque » - mais de jouer le rôle de Malin. Il s'avérait que je n'avais pas échoppé de la pire des garces. J'aurais largement préféré – et de loin ! Non, j'avais récupéré l'enveloppe charnelle d'une sainte. Le ciel me punissait de cette manière, j'en étais sûr. J'étais obligé de me comporter comment j'aurais dû le faire durant toute ma vie alors que j'étais encore et entièrement Devon Smith. Oui et bien maintenant, je sais très bien pourquoi je me suis comporté comme je l'ai fais : c'est beaucoup moins fatiguant d'être une horreur qu'une sainte. De très loin.

    Prenant mon courage à deux mains, j'étirais mon corps las de tous ces combats nocturnes contre des ombres avant de m'asseoir sur le bord de mon lit. J'étouffais un bâillement. On était samedi. Je n'aurais pas à me farcir des cours ennuyant à mourir et pour lesquels je devais pourtant montrer un vif intérêt : c'était cela le plus usant : faire semblant. Je jetais un coup d'œil à mon réveil matin digital
    [ pour les curieux ] avant de grimacer, me mordant même la lippe inférieure. Non mais vraiment, elle plaisante quand même ! Il n'est que neuf heure du matin – bon neuf heure dix huit mais quand même – et elle me demande de me réveiller ? Calme. Je dois rester calme. Je suis une gentille fille. Une fille très obéissante et qui aime sa famille autant que celle-ci l'aime – apparemment mais bon, je ne veux pas juger, je ne fais que remplacer la principale intéressée pour le moment. Que ferait Malin ? J'ai peur de la réponse. Je fermais les paupières un instant prenant conscience de la lumière dans ma chambre – Ella était déjà passée par là – avant de serrer les dents et serrer dans mes petites menottes les draps.
« J'ARRIVE DANS DEUX MINUTES, LAISSE-MOI LE TEMPS DE ME RAFRAICHIR UN PEU ! » lançais-je de ma féminine aux tonalités rauque aussi fort que pouvait me le permettre la douleur qui me tenaillait au niveau de la gorge.
    J'avais vraiment besoin d'un verre d'eau. J'avais la bouche pâteuse – pourtant, les lendemains de cuite, ça me connaissait avant.. - et du mal à m'exprimer de façon intelligible. Le seul avantage dans tout ça, c'est que si ma gorge me faisait toujours souffrir après le petit-déjeuner alors je n'aurais pas à participer à de grandes conversations. Je n'aurais qu'à sourire et hocher de la tête – je sens venir le cliché mais bon – parce que ma famille est plutôt du genre.. Compréhensive. Je dis ça mais si un jour, je me retrouvais de nouveau dans mon véritable corps – d'homme viril – alors je ne pense pas que là, ils seraient si compréhensif. Et oui, tout un chacun a des limites. La famille Llewellyn aussi.
ELLA LLEWELLYN – D'ACCORD MA PUCE, ON T'ATTEND ! PROFITES-EN POUR RÉVEILLER TA SŒUR SUR TON CHEMIN ! DOUCEMENT, ELLE S'EST COUCHÉE TARD HIER SOIR MAIS ELLE VOULAIT VRAIMENT NOUS ACCOMPAGNER AU MALL ALORS..
« OK. »
    J'espérais seulement qu'elle ne m'assomme pas avec son oreiller comme la dernière fois. J'ai salement cogné contre la porte en essayant de me couvrir et avouons-le, les filles sont plus fragiles. En plus, mon bleu venait à peine de disparaître et.. Bordel ! J'étais vraiment entrain de penser que se serait bête si on voyait mon bleu si j'enfilais un pull à manches courtes ? Calme. Calme. Quitte à ce qu'elle tente de me tuer, je préfère encore qu'elle dorme. Tant pis si elles ne vient pas avec nous. Je n'aurais qu'à faire semblant d'être passé devant sa chambre et d'avoir essayer de la réveiller. Oui. Je vais faire ça.
« MERDE ! LEXI ! » dis-je en paniquant tandis que mon regard se posait de nouveau sur mon réveil.
    Nous avions convenus que nous nous retrouverions au centre commercial parce que c'était décidément le seul endroit où l'on attirait pas l'attention des gens – et pourtant ce n'était pas faute d'avoir essayer autre part ! - parce que c'était le lieu logique où Lexi pouvait croisant sans que cela fasse louche une fille.. Bah une fille comme Malin. Je n'avais seulement pas prévu qu'on en fasse une sortie scolaire ! Il fallait que je la préviennes avant qu'elle ne se ramène habillée comme à l'accoutumé – ma mère en ferait une syncope – ce qui poserait problème. Ella sera capable de m'embarquer de force ou de me garder à l'œil. Et ce n'était pas ce que je souhaitais. Je jetais furtivement un regard circulaire à ma chambre à la recherche de mon sidekick [ pour les curieux ] que je retrouvais sur la table basse quelques mètres plus loin. Je passais une dernière fois une main sur mes paupières dans le but que cela me réveillerait plus vite avant de me diriger d'un pas mal assuré vers la table base. J'écrivis rapidement un texto à Lexi en espérant qu'elle n'était pas sous la douche avant de me rendre dans la salle de bain pour prendre rapidement la mienne. Peut être que mon corps se réveillerait plus vite de cette manière.



« Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, et
elle nous juge. »



Dernière édition par Malin I. Llewellyn le Mer 11 Avr - 9:56, édité 3 fois
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Lexi E. Lawrence
MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Dim 12 Fév - 9:57

    Le son de mon téléphone en train de vibrer sur ma table de nuit me réveilla. Les yeux toujours mi-clos et la bouche pâteuse je pris mon portable pour voir qui était l’idiot qui m’avait réveillé. A à peine 9h20 en plus !


    Devon ? J’aurai du m’en douter. Il sait pourtant très bien que je me couche tout les soirs vers 3h du matin à cause du bar. Je regardai furtivement le message qu’il, enfin qu’elle, bref, qu’il m’avait envoyé puis reposait pas tête sur mon coussin. J’avais encore le temps. C’est vrai qu’on été censés passer la journée ensemble au centre commercial mais j’avoue que c’est une torture pour moi. Je déteste les centres commerciaux ! Toutes ces filles qui s’extasient devant une paire de chaussures ou un sac à main ça me dépasse totalement. Ou pire ! Celle qui vont au fast-food et qui disent « Une salade et un coca-light, je tiens a ma ligne. ». Bah si elle fait attention à sa ligne il faut pas aller dans un fast-food. Surtout que les salades sont plus caloriques que les bons burgers. Mmmh. Désolée je dévie là. C’est juste que je ne supporte pas les centres commerciaux. Mais depuis que Devon s’est… changé en Malin, c’est le seul endroit où on pouvait se voir sans que ça paraisse étrange. C’est vrai, Malin, la jeune fille parfaite, avec la vie parfaite, ne pouvait pas être vue dans un bar ou un fast-food ou tout ce qui n’est ni le lycée, ni le centre commercial, ni chez elle. Putain j’aurai sa vie je me suiciderai. Quoique techniquement elle est morte donc…
    Tout d’un coup je sortis de mes pensées et regardai l’heure : 09 :34. Déjà ?? Pas possible, j’ai passé un quart d’heure à me parler à moi-même ? Vois la schizo quoi. Je sortis de mon lit, dépitée mais à la hâte, et me ruai sur mon dressing. Enfin ce qui ressemblait le plus à un dressing. Ça ressemblait plus à un tas d’habits informe. Une « tenue adéquate ». il est marrant lui. J’ai rien de « adéquat », j’suis pas une petite bourgeoise moi. Je n’avais que des jeans qui étaient soit déchirés, soit délavés, soit taille très basse. Et puis bien sûr aucune robe ni de jupe. Finalement j’en prit un taille très basse. Je devais bien avoir un tee-shirt pas transparent et assez long pour cacher le bas de mon dos… Vers 09h45, je décidai que mes habits n’avaient pas d’importance alors, je pris un tee-shirt décolleté noir et prit ma veste en cuir que je fermai jusqu’en haut. Enfin presque, je voulais pas non plus avoir l’air d’une nonne. Même si –il faut l’avouer- une nonne en jean et veste de cuir c’est rare quand même.



    Tout en envoyant le texto je courus vers le métro. Ouf, le métro n’était pas encore parti ! Voyant la lumière orange clignoter (ce qui signifiait que le métro allait partir) je redoublai d’effort pour attraper ce métro là afin de ne pas perdre encore plus de temps. La station était complètement vide. Il faut dire que Coventry n’est pas une ville gigantesque, et le samedi matin les gens dorment en général. Bref, a station étant vide, dans mon élan (et sans ralentir une seconde), je sautai le tourniquet et me glissai entre les portes du métro qui se refermaient.
    Je m’assis sur un des sièges orange et me mit à penser à ma relation avec Devon/Malin. C’est vrai, depuis qu’il était une femme, on n’a pas vraiment eu de contact. On fait que trainer ensemble et parler ou comploter. Je crois que j’aime Devon, enfin plus ou moins, mais dans ce corps c’est pas possible. Est-ce qu’on peut encore se considérer comme un couple ou on est juste… amis ?
    La voix du gars annonçant les station où l’on venait d’arriver me tira de mes pensées. J’étais arrivée. La maison, enfin le manoir ou le château plutôt, de Malin était à deux kilomètres du métro. J'avais le choix: bus, taxi ou marche. Je décidai de marcher. Il fallait que j'économise au plus possible l'argent, et je ne pourrai pas éviter de payer le taxi ou le bus... Qu'est ce que les bourgeois avaient à habiter dans des maisons gigantesques au milieu de nulle part, loin de la ville? Oh bien sûr il faut un endroit paisible et agréable POUR CES CONS DE BOURGEOIS!
    J’arrivai devant la porte est soudain je me figeai. Je dois sonner ou frapper ? Après avoir tergiversé pendant deux minutes je décidai de frapper. Une femme ouvrit la porte, sûrement la mère Llewellyn. Elle était trop vieille pour être la sœur de Malin, et trop bien habillée pour être une domestique.


« Euh bonjour » bafouillais-je, « est-ce que Malin est là, on devait aller au centre commercial ensemble… »

« Entrez ! » s’exclama la femme en me dévisageant du regard « Malin est en train de déjeuner, voulez-vous vous joindre à nous ? »

« C’est gentil madame mais ça ira » répondis-je en esquissant un sourire forcé.

« Bien, je vais prévenir Malin de votre arrivée dans ce cas »

    La femme s’éloigna vers ce qui devait être la cuisine et me laisse seule dans l’entrée. Quelle baraque ! Ça va quoi, devon s’est pas réincarné en un SDF ou un bébé. Oh ça aurait été drôle ça ! Je me demande s’il avait été réincarné en bébé, est-ce qu’il saurait parler ? Je suis vraiment en train de me demander ça ? Non mais franchement, je suis loin des idées meurtrières et sans cœur de mon adolescence. Coventry me fait perdre la tête. L’entrée était plutôt cool. Trop grande à mon goût mais bon. Il faut avouer que ça a du charme malgré tout. Je m’assis sur le tabouret de piano et me mis à appuyer sur les touches au hasard. Je n’avais jamais été douée pour les instrument. Les seuls instruments dont je savais me servir étaient essentiellement les armes à feu.
    Enfin Malin apparut ! Je me sentait soulagée d’un poids. Je ne me voyais pas faire la conversation à ses bourgeois de pacotille pendant plus de 2minutes. Vivement qu’on se tire de ce manoir. J’allais parler quand Malin me fit un signe de tête en direction de la porte d’entrée. Je compris qu’elle (enfin qu’il) ne voulait pas que « sa » famille ne nous entende.


« Bon on va au centre commercial maintenant ? Il faut que je m’achète deux ou trois trucs pour la soirée st-valentin au B’Well. Je suis obligée d’y participer. Tu viens toi ? »



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Malin I. Llewellyn
MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Dim 12 Fév - 17:17


CASEY LLEWELLYN – VOYONS, CHÉRIE, ON N'EST PAS PRESSES, TU N'ES PAS OBLIGÉE DE TOUT AVALER AUSSI VITE QUE CA..
    J'avais beau savoir que mon père plaisantait, je lui jetais un regard peu sympathique. En fait, je n'avais aucunement l'impression de manger aussi vite que ça. J'avais simplement l'espoir que si j'étais prête bien avant que Jaylin n'ait émergé alors ma mère me laisserait partir par mes propres moyens. Donc pas question de perdre de temps lors du repas. Le problème, c'est que après avoir pris ma douche, je n'avais pas réellement prévu que mon estomac fasse des siennes et me réclame autant son attention. Et je n'avais pas non plus prévu tous les mets que ma mère avait demandé au cuisiner de nous préparer. Parce que oui, les Llewellyn ne font rien comme tout le monde. Ils ont un cuisiner particulier. Bon, il ne sert pas vraiment à grand chose étant donné que Ella souhaite reprendre « petit à petit » son rôle de mère comme elle aurait pu l'être si seulement elle n'était pas née avec une cuillère d'argent dans la bouche. Oui, je sais. Je suis cruel mais pour moi – et j'en suis désolé d'avance – mais quand on est riche, on l'accepte et on se tait. On n'essaye pas de se « lier » aux gens normaux. Surtout par des manières aussi stupides. Même mon père trouvait que c'était peut être un peu trop. Ella était une bonne mère. Un peu collante parfois, certes, mais elle n'avait rien d'autre à faire de ses journées – il fallait bien qu'elle les occupe d'une façon ou d'une autre.
CASEY LLEWELLYN – TOUT DOUX, MALIN. TU VAS ÉTOUFFER !
    J'avalais bruyamment et sans aucun soin le pancake que j'avais encore dans la bouche avant de marmonner quelque chose à son intention. Seulement, je faillis réellement de m'étouffer se faisant. Je me précipitais pour boire plusieurs gorgées de mon verre de jus d'orange – certainement pressé à la main – avant de pousser un long soupir. Posant mes mains sur mon ventre, je me sentis sourire tandis qu'un sentiment de béatitude se propager en moi. Le sentiment agréable de ne manquer de rien. Je n'avais jamais ressenti cela auparavant et je dois dire que je n'avais pas à me plaindre depuis que j'habitais Malin. Oui, je considérais que c'était le terme le plus approprié parce que je n'avais rien d'un putain de fantôme. Et aussi parce que je comptais bientôt récupérer mon corps donc ce n'était qu'une sorte de.. location. Oui, c'est cela, une location provisoire. Indéterminée mais provisoire tout de même. Je levais alors la tête vers mon père qui esquissait un petit sourire derrière son journal – parce que oui, nous sommes le véritable stéréotype de la famille bien portante australienne et donc mon père se doit de lire le journal durant le petit-déjeuner, voyons, réfléchissez un peu, pour quoi est-ce que l'on passerait sinon aux yeux des aides ? - qui m'intrigua.
« QUOI ? QU'EST-CE QUI TE FAIT SOURIRE ? »
CASEY LLEWELLYN – RIEN. C'EST JUSTE QUE TU DONNES SEULEMENT L'IMPRESSION DE VOULOIR TE DÉBARRASSER DE TA MÈRE.
« JE.. »
    Merde. Le con. C'était aussi évidant que cela ? J'esquissais un sourire forcé tandis que je m'essuyais délicatement la bouche cherchant quoi lui répondre. Il émit un petit rire avant de tourner une page de son journal sportif. Parce que oui, en Angleterre, il y a peut être moins d'engouement pour les sports tels que le rugby mais Casey avait trouvé le bonheur dans les pages relatant les exploits du football britannique. Et il y en avait des pages. De quoi l'occupait durant deux repas. Au moins.
« JE NE VOIS PAS DE QUOI TU PARLES, PAPA. ALORS QUELQUE CHOSE D’INTÉRESSANT ? »
CASEY LLEWELLYN – JE DOUTE QUE TU T’INTÉRESSES AU FOOTBALL, CHÉRIE. UN CONSEIL POUR TA MÈRE : TACHES JUSTE D’ÊTRE SUBTILE
« NE LE SUIS-JE PAS TOUJOURS ? »
répondis-je innocemment, un petit sourire malicieux aux lèvres.
CASEY LLEWELLYN – BIEN SÛR QUE SI, MA PUCE. TU TIENS CELA DE MOI.
    Je lui rendis son sourire complice. Je ne peux pas dire que j'appréciais Casey – après tout, ce n'était pas mon père – mais il était très sympathique. J'ai beau dire cela mais il ferait certainement parti des peu de figures paternels que j'eus dans ma vie lorsque je récupérerais mon corps. Lui et mon grand-père étaient les seuls hommes bien que j'avais rencontré. Et je n'étais pas non plus un exemple de droiture alors c'était pour dire le respect que j'éprouvais pour la figure du père droit et aimant qu'il incarnait.

    Des bruits de talon aiguilles se firent entendre et je compris que Ella revenait de sa mission. Mission qui était, je le précise, de réveiller Jaylin. Oui, parce que j'ai abandonné au moment même où j'ai senti – et cela rien que du pas de sa porte – les ondes négatives qui se dégageaient de sa chambre. Elle arriva seulement quelques secondes plus tard, toujours le sourire aux lèvres. Âh.
ELLA LLEWELLYN – C'EST FAIT. ELLE EST ENTRAIN DE SE PRÉPARER. VRAIMENT, MALIN, TU AURAIS PU ESSAYER. ELLE N'ETAIT PAS DE SI MAUVAISE HUMEUR.
« JE N'AVAIS TOUT DE MÊME PAS ENVIE DE PRENDRE DE RISQUES INCONSIDÉRÉS, MAMAN »
    Elle esquissa un petit sourire bien que son air était plus sérieux que autre chose. Sa bouche s'ouvrit mais se referma sans qu'un son n'en sortit. La cloche d'entrée venait de retentir. Ce qui, fatalement, signifiait que l'on avait un invité. Ou une invitée. Ce n'était pas quelqu'un qui avait l'habitude de venir étant donné que ceux qui nous connaissaient – genre les gens des œuvres de bienfaisance que côtoyait Elle ou bien les aides – rentraient toujours par la porte de service, bien moins impressionnante. Ma mère fronça les sourcils avant de lancer un regard interloqué à mon père qui se contenta de hausser les épaules.
CASEY LLEWELLYN – VA DONC OUVRIR, TU VERRAS BIEN.
ELLA LLEWELLYN – JE REVIENS.
    Elle s'excusa avant de m'exhorter à finir mon assiette et de filer dans le hall d'entrée. Je jetais un regard peu engageant au reste de mon assiette. J'aurais auparavant tout manger. Oui. Mais depuis, j'avais pris conscience des problèmes digestifs de Malin et je préférais me restreindre. Je n'avais pas envie de passer mon weekend coincé aux toilettes ! Je poussais donc mon assiette vers l'intérieur de notre table qui trônait dans la cuisine – oui, on mangeait plus dans la cuisine que dans l'immense salle à manger, plus « convivial » - en soupirant. Je jetais un coup d'œil à la pendule qui se trouvait à gauche du frigo avant de réaliser l'heure. Dix heure et neuf minutes. J'eus la sensation que cette invitée ne m'était pas tout à fait étrangère tandis qu'un sourire se dessinait sur mon visage quand Ella réapparut sur le seuil de la cuisine. Sa posture laissait entendre qu'elle n'était pas tout à fait rassurée par ce qu'elle venait de voir, j'en concluais que Lexi ne m'avait guère écouté. Bah ! Ce ne serait pas la première ni la dernière fois. Elle était du genre plutôt têtue.
ELLA LLEWELLYN – CHERIE, APPAREMMENT C'EST POUR TOI. m'indiqua-t-elle en appuyant sur le « apparemment » parce que vu la dégaine de Lexi, ma mère avait du mal à croire qu'on entretenait une quelconque relation. UNE CERTAINE LEXI. TU CONNAIS ?
    Connaître avait ici une toute autre signification, avec Ella, il fallait replacer la chose dans son contexte : « Elle est habillée comme une trainée, je t'interdis de sortir avec ce genre de gens, ils risquent t'abuser de toi, tu comprends, tu es influençable et une proie facile. Elle a l'air de quelqu'un de dangereux ». Oui, tout ça dans un seul « tu connais ». J'avais eu du mal au début mais l'habitude vient assez vite et traduire ne devient plus si difficile. D'ailleurs Casey – visiblement gêné – toussa pour faire remarquer à ma mère qu'elle allait un peu trop loin.
CASEY LLEWELLYN – ELLA, S'IL TE PLAIT.
ELLA LLEWELLYN – QUOI ? CA SE VOIT QUE TU N’ES PAS ALLÉ L'ACCUEILLIR ! MALIN, CHÉRIE.
    Vite, il me fallait un mensonge à servir à ma mère sinon c'était certain que je pouvais oublier le seul moment que je pouvais passer avec Lexi. Parce que oui, après ça, ma mère me suivrait quasiment partout. Comme je l'ai dis : elle n'a rien d'autre à faire de ses journées.
« C'EST UNE CONNAISSANCE, JE LA CONNAIS DEPUIS PEU MAIS ELLE M'EST ASSEZ SYMPATHIQUE ALORS S'IL TE PLAIT, AUCUN COMMENTAIRE SARCASTIQUE DEVANT ELLE » ajoutais-je en songeant que Lexi péterait les plombs si elle devait en plus supporter des remarques à peine plus implicites que ça sur sa façon de s'habiller – en premier lieu parce que ensuite, cela deviendrait pire. « ELLE EST BÉNÉVOLE DANS UNE ŒUVRE DE CHARITÉ POUR LAQUELLE ON OFFRE DES DONS. TU VOIS, IL NE FAUT PAS TOUJOURS SE FIER AU PHYSIQUE, MAMAN »
ELLA LLEWELLYN – MAIS QUAND MÊME..
« M'MAN, JE PRÉFÉRE ALLER SEULE AU MALL SI C'EST POUR QUE TU LA CRITIQUES – IMPLICITEMENT SOIT – MAIS QUE TU LA CRITIQUES QUAND MÊME ALORS JE VAIS Y ALLER SEUL. VOUS N'AUREZ QU'A M'ATTENDRE VERS 17H DEVANT LE B'WELL. TU DEMANDERAS À JAYLIN, ELLE SAIT OU CELA SE TROUVE »
    Sans plus de cérémonie, je me levais de ma chaise, attrapais ma veste – on était tout de même en Angleterre, le soleil est traitre ici – avant d'embrasser mon père sur la joue et rapidement ma mère en lui faisant promettre de ne pas venir m'inquiéter durant la journée que je passerais avec mon amie la « bénévole » - ce qu'elle fit. Voilà, donc, comment on se débarrasse d'un problème à la dernière minute. L'excuse de Jaylin tenait très bien la route car sinon ma mère aurait vraiment – et je dis vraiment – insisté pour nous accompagner. Je préférais prendre ma voiture – de loin.

    Au moment où je passais le seuil du hall, j'entendis des notes de musique sortir du piano. J'esquissais un sourire. Je n'avais aucune idée que Lexi s'intéressait à la musique. Je lançais un rapide coup d’œil derrière moi, voyant que ma mère me suivait du regard, avant d'intimer le silence à ma petite amie – parce que je considérais que le fait d'être toujours en vie, soit dans un autre corps, me donnait toujours le droit de la désigner de la sorte puisque à ce que je sache, nous n'avions pas rompu mais aussi parce qu'elle était le seul lien qui me restait de mon « ancienne » vie et me permettait donc de garder la tête sur les épaules sans oublier mon objectif – d'un coup de tête. Je m'approchais gracieusement d'elle, assise sur la chaise du piano, et récupérais rapidement les clefs de la voiture que Ella et Casey m'avait offert comme cadeau de déménagement. En fait, ils voulaient surtout nous faire oublier – à Jaylin et à moi – que nous avions été contrains et forcés de les suivre.
« JE PRENDS LA BENTLEY ! ET N'AYEZ PAS PEUR, JE FERAIS ATTENTION AUX FOUS SUR LA ROUTE. LE MALL N'EST PAS SI LOIN »
    Sans attendre, j'attrapais Lexi par le bras et l'incitais à me suivre vers la porte. Porte que nous franchisâmes assez rapidement – d'ailleurs, je me demande lequel avait été le plus pressé de franchir le seuil de la maison. J'expirais un bon coup lorsque ce fut passé. Je jetais un coup d'œil appréciateur à la tenue de Lexi – en songeant qu'il y avait eu bien pire. Elle esquissa un sourire en passant une mèche de cheveux derrière son oreille.
LEXI LAWRENCE – BON, ON VA AU CENTRE COMMERCIAL MAINTENANT ?
« VIENS, SUIS-MOI. IL FAUT ALLER CHERCHER MON BÉBÉ AU GARAGE »
la pressais-je, impatient de quitter le domaine et de pouvoir être enfin moi – dans la mesure du possible, et cela dans un endroit bondé de monde.
LEXI LAWRENCE – IL FAUT QUE JE M’ACHÈTE DEUX OU TROIS TRUCS POUR LA SOIRÉE ST VALENTIN AU B'WELL. JE SUIS OBLIGÉE D'Y PARTICIPER. TU VIENS TOI ?
« POUR RIEN AU MONDE, JE NE RATERAIS L’EXPÉRIENCE DE TE VOIR A MOITIE NUE, SURTOUT POUR LA SAINT VALENTIN, CA A QUELQUE CHOSE D'ASSEZ.. ON VA DIRE D'ASSEZ APHRODISIAQUE. TU TE SOUVIENS CELLE DE L'AN DERNIER ? JE CROIS QU'ON A PAS FAIT AUTRE CHOSE PENDANT DEUX JOURS »
plaisantais-je en souriant largement.
    Âh ma vie où je pouvais faire exactement ce qui me plaisait en suivant des règles que j'avais établi – mais que je transgressais à chaque fois – me manquait. Et Lexi représentait tout ça. Je crois que c'était pour ça que je m'accrochais aussi désespérément à elle. Après avoir marcher un tout petit moment, nous arrivâmes à l'entrée du garage où était garé mon petit bijou [ pour les curieux ] Elle était une des rares raisons de mon existence. Je veux dire, une des rares choses qui m'avaient empêché de me pendre sous la douche au bout de quelques heures à jouer le rôle d'une autre. Un sourire de fierté embellit mon visage tandis qu'un frisson me parcourait.
« UNE VRAIE PETITE MERVEILLE, N'EST-CE-PAS ? ALLER, GRIMPE. SI ELLA APPRENAIT QUE J'AVAIS PRIS LE BUS, ELLE EN FERAIT UNE SYNCOPE ET PUIS JE SUPPOSE QUE PRENDRE LE BUS NE T4ARRANGERAIT PAS. ET PUIS.. ON POURRA PARLER FRANCHEMENT DURANT LE TRAJET »



« Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, et
elle nous juge. »

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Lexi E. Lawrence
MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Lun 13 Fév - 8:50

    Je m’installai dans la voiture –super caisse au passage- sans même relever ce qu’il venait de me dire. En fait j’étais en train de me remémorer la St Valentin de l’année dernière. Bon c’est sûr on avait passé deux jours enfermés à faire l’amour sans arrêt. Ça me convenait tout à fait. Mais maintenant j’avais peur qu’on ne puisse plus jamais… faire ça tout les deux. Je devais être plus attachée à Devon que je ne le pensais car je sentis une petite larme commencer à couler. Heureusement je regardais la fenêtre, avec un peu de chance il n’aurait même pas remarqué. Je décidais de le regardais, il avait les yeux rivés sur la route, mais il tourna la tête sentant que je le regardais. Pendant quelques secondes on s’est regardés dans les yeux, avec un petit sourire en coin. Oh qu’est ce que le visage de Devon me manquait ! Je commençait presque à oublier sa réelle apparence !


« J’dois avouer que tu a une caisse d’enfer » dis-je histoire de briser le silence pesant qui s’était installé.

    C'est vrai que sa caisse était super mais j'en avais déjà conduit de plus beaux bolides. Mais étant donné que lorsque j'ai une voiture ça fini toujours par ressembler à Burnout. Ce qui fait que je suis maintenant obligée de prendre le métro ou de marcher...
    Je regardais par la fenêtre, il n'y avait que de grandes et belles demeures, avec des jardins presque aussi grands que Central Park à New York. Bon je dois avouer que je trouvais ça beau et que si je pouvais, si j'avais l'argent je... non. JAMAIS. Même si j'avais l'argent pour vivre dans ce genre de baraque je n'y vivrai pas. Je m'achèterai une maison de ville. Pratique et plutôt moderne. Enfin rétro comme on dit. Mais je ne serais jamais comme ces cons de bourgeois!


« Regardes moi ça ! Que des maisons de bourgeois à la con ! On pourrait faire rentrer 3 familles pakistanaises dans une baraque comme ça ! Eh non ils vivent à 3 ou 4 avec 12 chambres et 15 domestiques ! Putain que j’aime pas c’est cons de bourgeois sans vouloir te vexer Mal… » je m’interrompis quelques secondes pour reprendre avec un ton plus grave : « J’ai failli t’appeler Malin. Il faut vraiment que tu retrouve ton corps. Ça deviens carrément urgent. Et nous qu’est ce qu’on fait ? Une journée shopping entre filles ! »

    L’expression était sortie toute seule ! J’éclatai de rire. Devon (fin Malin) semblait vexé ce qui me faisait d’autant plus rire. Waouh j’étais passé de la mélancolie à la tristesse à la colère à l’hébètitude au rire. Merde ! J’avais mes régles. Venant de réaliser ça j’explosais de nouveau de rire ! Je pourrai toujours demander à Malin s’il avait des protections dans son sac !!



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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Mar 14 Fév - 19:47

    J'esquissais un petit sourire en sentant le vent dans mes cheveux. C'était peut être le seul moment où je me sentais vraiment libre. Libre d'être moi-même mais aussi libre de tous comportements maternels excessifs que je devais à Ella. Je crois que mon père avait voulu nous faire une fleur à Jaylin en nous offrant cette voiture. Une façon détournée de nous dire qu'il était temps de voler de nos propres ailes.. Et accessoirement de fuir notre mère. Si si. Il fallait le connaître. Ce comportement sur-protecteur de Ella l'agaçait tout autant qu'il pouvait nous exaspéré. Mais n'ayant pas eu de mère, je prenais toujours tout avec le sourire – enfin presque tout parce que lorsqu'elle s'amusait à jouer à la poupée avec moi, je devais avouer que je me sentais encore plus émasculé que je pouvais l'être. Tout ce que j'espérais, c'est que lorsque je retrouverais mon corps, certains souvenirs se seront envolés. Je ne supporterais pas de vivre en sachant ce que j'avais osé faire. Être transformé en une fille n'excusait pas tout.

    Je sentis le regards de Lexi sur ma nuque et je tournais la tête pour croiser son regard perdu dans le vague. Je me demandais à quoi elle pouvait bien penser. Certainement que ces bourgeois étaient vraiment des gens qui ne se privaient d'aucune dépense. C'est vrai. C'était même le côté le plus sympathique de la chose. Ou peut-être qu'elle pensait, comme je lui avais sous-entendu, à notre dernière Saint Valentin. Je serrais les dents. Je voulais qu'elle se souvienne de moi comme ça. C'était ce Devon là que j'étais. Et qui me manquait.
LEXI LAWRENCE – J'DOIS AVOUER QUE TU AS UNE CAISSE D'ENFER
« MERCI. C'EST UN DES SEULS TRUCS QUI ME FAIT OUBLIER QUE JE SUIS.. ENFIN, TU VOIS CE QUE JE VEUX DIRE. ET PUIS APRÈS, JE ME SOUVIENS DU POURQUOI ET DU COMMENT J'AI CE BIJOU ET MA BONNE HUMEUR DISPARAIT. »
    La seule manière de quitter le domaine des Llewellyn pour rejoindre la route qui menait au centre commercial était de passer par le quartier résidentiel. Des maisons toutes plus bourgeoises les unes que les autres défilaient sous nos yeux. Ce n'était rien comparé à celle où je vivais mais j'avoue que j'aurais certainement cracher sur cet étalage de luxe lorsque j'étais encore moi. Là, je leur jetais un coup d'oeil indifférent. Ce qui ne fut pas le cas de Lexi.
LEXI LAWRENCE – REGARDES MOI CA § QUE DES MAISONS DE BOURGEOIS A LA CON !
    Je ris. Je la connaissais si bien qu'il m'arrivait parfois de deviner ses réactions à l'avance. C'était bien d'avoir quelqu'un qui n'était pas blasé par tout cela. Je gardais les pieds sur terre. Par procuration.
LEXI LAWRENCE – ON POURRAIT FAIRE RENTRER 3 FAMILLES PAKISTANAISES DANS UNE BARAQUE COMME CA ! EH NON, ILS VIVENT A 3 OU 4 AVEC 12 CHAMBRES ET 15 DOMESTIQUES !
« EN FAIT, CELLE-CI N'EST QU'UNE RÉSIDENCE SECONDAIRE D'UN COUPLE DE VIEUX RETRAITES SANS ENFANTS QUI VIENNENT DE TEMPS EN TEMPS, POUR FUIR LA CAPITALE. TRÈS SYMPATHIQUES, BIEN QUE C'EST DIFFICILE D'ENTRETENIR UNE CONVERSATION CAR ILS SONT SOURDS COMME DES POTS DE CHAMBRES. ET CELA MALGRÉ LES SOIT-DISANT APPAREILS AUDITIFS MIRACLES QU'ON LEUR A INSTALLE »
LEXI LAWRENCE – PUTAIN QUE J'AIME PAS C'EST CONS DE BOURGEOIS SANS VOULOIR TE VEXER MAL...
    Elle s'interrompit quelques secondes. Un silence qui me fit froid dans le dos et je m'efforçais de rester impassible, comme si je n'avais rien entendu alors que les jointures de mes doigts sur mon volant tant je serrais celui-ci entre les menottes. Je n'avais pas envie de penser que la dernière personne sur terre qui pouvait me rappeler qui j'étais réellement au final – et cela malgré tous ces artifices – puisse finir par l'oublier elle-même.
LEXI LAWRENCE – J'AI FAILLI T'APPELER MALIN.
« J'AVAIS CRU L'ENTENDRE, MERCI. JE CROIS QUE MÊME EN ME PERÇANT LES OREILLES, JE N'AURAIS PAS PU MANQUER LE NATUREL AVEC LEQUEL C'EST SORTI DE TA BOUCHE. »
    Je quittais la route des yeux pour lui jeter un regard froid et peu engageant. Elle se mordit la lippe inférieure comme elle baissait les yeux.
LEXI LAWRENCE – IL FAUT VRAIMENT QUE TU RETROUVES TON CORPS. CA DEVIENT CARRÉMENT URGENT. ET NOUS QU'EST-CE QU'ON FAIT ? UNE JOURNÉE SHOPPING ENTRE FILLES !
« J'AIME L'IRONIE AVEC LAQUELLE TU DIS CA, LEXI. JE SAIS A QUEL POINT C'EST URGENT, JE TE SIGNALE QU'IL S'AGIT TOUT DE MÊME DE MON INTÉGRITÉ PHYSIQUE – ET MENTALE – PARCE QUE AUX DERNIÈRES NOUVELLES, CE N'EST PAS TOI QUI EST PIÉGÉE DANS UN CORPS D'HOMME MAIS BIEN MOI, DANS CELUI D'UNE FEMME. MERCI ENCORE DE LE FAIRE REMARQUER. COMME SI JE POUVAIS OUBLIER ! J’ESSAYE DE MON MIEUX DE COURIR SUR LES DEUX FRONTS ALORS EXCUSES-MOI SI DE TEMPS EN TEMPS, JE PRÉFÈRE PRENDRE DU BON TEMPS AVEC TOI PLUTÔT QUE DE CHERCHER UNE SOLUTION QUI N'EXISTE PAS DANS UN SATANE DE BOUQUIN POUSSIÉREUX ET AUX PAGES JAUNIES ! »
    Je me tus, conscient d'être allé trop loin. Ce n'était guère la faute de Lexi si je me retrouvais dans cette situation mais bel et bien de la mienne, je n'avais pas à être injuste avec elle. Je soupirais avant de passer une main dans mes cheveux, visiblement très absorbé sur la route devant moi.
« PARDON. JE N'AVAIS PAS LE DROIT DE PASSER MES NERFS SUR TOI. C'EST JUSTE QUE C'EST AUSSI TRÈS DIFFICILE POUR MOI. ÊTRE COMME CA AVEC TOI, NE PAS POUVOIR TE TOUCHER – NI MÊME RESSENTIR LE BESOIN DE LE FAIRE – C'EST FLIPPANT. JE N'AI PAS ENVIE DE PERDRE LA PERSONNE QUE J’ÉTAIS ET QUE JE SERAIS TOUJOURS, JE L’ESPÈRE, QUAND JE RÉCUPÉRERAIS MON CORPS. MAIS POUR LE MOMENT, J'AI L'IMPRESSION DE PERDRE PIEDS ET J'AI BESOIN DE TOI POUR M'AIDER. TU ES MON POINT D'ANCRAGE, TU COMPRENDS ? »



« Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, et
elle nous juge. »

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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Mer 15 Fév - 17:59

« J’aime l’ironie avec laquelle tu dis ça Lexi, je sais a quel point c’est urgent, je te signale qu’il s’agit tout de même de mon intégrité physique – et mentale- parce que aux dernières nouvelles ce n’est pas toi qui est piégée dans un corps d’homme mais bien moi, dans celui d’une femme ! Merci encore de me le faire remarquer, comme si je pouvais oublier ! J’essaye de mon mieux de courir sur les deux fronts alors excuse moi si de temps en temps je préfère prendre du bon temps avec toi plutôt que de chercher une solution qui n’existe pas dans un satané de bouquin poussiéreux et aux pages jaunies ! »

    Je ne pus empêcher mes larmes de couler. Je détournais la tête, levais les yeux au ciel pour cacher mes larmes. Je ne voulais pas que Devon me voit et prennes ça pour un signe de faiblesse. Je savais que tout ce qu'il venait de dire était vrai, mais je l’aimais et je ne supportais plus de le voir dans le corps de quelqu’un d’autre. Il aurait été dans un corps d’homme ça aurait été bien plus facile, mais non, le sort l’avait envoyé dans Malin Llewellyn. Une fille mais en plus une fille avec un balais dans le derrière. Il n'étais pas si méchant que ça quand même! Il faisait le mal mais bon, il ne méritait pas une telle punition. ON ne méritais pas une telle punition. car le sort me punissait aussi en quelques sortes. On vivait un remake de Roméo et Juliette, un remake de Roméo et Juliette très bizarre.
    Mes larmes coulaient de plus belle. Je savais que Devon n’était pas un ange –loin de là même- mais jamais il ne m’avait parlé comme ça, jamais. Et ça me fit mal au cœur. Je tentai tant bien que mal de réprimer mes sanglots –en vain. Je me trouvai ridicule. C'était ridicule de pleurer, ça n'avançais à rien, ça ne voulait rien dire. C'est ce dont j'essayais de me persuader afin que ces larmes cessent de mouiller mes joues.


« Pardon. Je n’avais pas le droit de passer mes nerfs sur toi ? c’est juste que c’est aussi très difficile pour moi. Etre comme ça avec toi, ne pas pouvoir te toucher, ni même ressentir le besoin de le faire- c’est flippant. Je n’ai pas envie de perdre la personne que j’étais et que je serais toujours, je l’espère, quand je récupèrerais mon corps. Mais pour le moment, j’ai l’impression de perdre pied et j’ai besoin de toi pour m’aider. Tu es mon point d’ancrage tu comprends ? »

« Et moi alors ? » répliquai-je « tu crois que ça ne me fait rien de te voir dans cet état là ? Je souffre aussi d’accord ? Je ne vois plus TES yeux, TA bouche, TON sourire qui me faisait craquer. Tout cela à disparu ! Ton corps à disparu. J’ai l’impression que tout ça n’est qu’une illusion ! J’oublis peu à peu le souvenir de ton visage et ça me tue. Alors ne me parles pas de souffrance, ou de je ne sais quoi. Parce que tu m’a introduite dans tout… ça… cette situation ce qui fait que moi aussi je la vis cette putain de situation ! »

    Je crois que je n’avais jamais autant parlé. En tout cas je n'avais jamais prononcé autant de phrases à la suite. En même temps il fallait avouer que cette situation n’était pas vraiment courante ce qui nécessitait donc de comportements pas courants non plus. Cependant, même si ce n'était pas de sa faute et que je le comprenai tout à fait, je ne comptai pas lui pardonner. C’est vrai quoi ! Depuis tout le temps qu’il était coincé dans le corps de Malin je l’avais soutenu, je ne l’avais jamais lâché. J’étais toujours restée pour l’aider. Et là il se permettai de me faire une scène comme quoi il souffre ? Non mais quel égocentrique ! Je suis d’accord sa situation est pire que la mienne certes, mais ça ne veut pas dire qu’il est le seul à souffrir. Je ne voulais pas lui pardonner car il n'arrivait même pas à imaginer que moi aussi je pouvais souffrir de cette situation complètement délirante!
    Les larmes continuaient à couler sur mes joues sans que je ne puisse rien y faire. Devon mis sa main sur ma joue comme pour essuyer mes larmes mais, quand je sentis sa main sur ma joue, je tournai la tête vers la fenêtre aussi violemment que je pus. Je fus bien vite prise de remords et de culpabilité. Je ne pouvais pas le laisser comme ça: perdu, ne sachant pas quoi dire ni quoi faire. Il devait se dire que je regrettais d’être restée si longtemps avec lui ou alors il pensait que je le détestais. Ce qui était complètement faux, c'était même tout le contraire.


« Je t’en veux pas » dis-je soudain « c’est juste que… je t’aime ».

    Voilà c’était dit, je ne pouvais plus reculer, je ne pouvais plus reprendre ces mots qui venaient de s'échapper par mégarde de ma bouche. Ces mots que pourtant je détestai, que j'avais toujours repoussé de toutes mes forces. Mais aujourd'hui, cette fois, j'étais à bout de force, je devenais faible. L'amour rendait faible. Et pourtant je sentais bien que c'était également une force. Une force qui m'aiderait à trouver une solution. Peut-être était-ce ça la solution? Il fallait que je lui donne une motivation assez grande pour que l'espoir renaisse en lui. C'était très peu probable mais je préférais faire des hypothèses stupides dans ma tête que faire face à la réalité: j'avais dit à Devon que je l'aimais, je lui avait avoué mes sentiments.
    Je me sentais nauséeuse. Pourquoi avais-je dit ça? J’essuyais mes larmes et respirai un grand coup histoire de me reprendre. Je relevais alors la tête et réalisais qu’on était arrêtés, garés sur le parking du centre commercial. Devon me fixai, je sentais son regard sur moi. Je pris mon courage à deux mains et tournais ma tête vers lui, plongeant mes yeux dans les siens, attendant, le coeur battant la chamade, les mots qui sortiraient de sa bouche, les expressions sur son visage. bref, une réaction si possible, positive.



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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Mar 21 Fév - 17:00

    Il était clair que je m'étais emporté. J'étais allé trop loin et je pouvais comprendre qu'elle puisse refuser de me parler par la suite – trop plongée dans ses réflexions qu'elle aurait été – néanmoins je n'étais pas bien surpris lorsque je l'entendis répliquer sèchement – et la gorge nouée – des mots qui finalement me semblaient plus que légitimes dans une situation comme la nôtre.
Lexi Lawrence - « Et moi alors ? Tu crois que ça ne me fait rien de te voir dans cet état là ? Je souffre aussi d’accord ? Je ne vois plus TES yeux, TA bouche, TON sourire qui me faisait craquer. Tout cela à disparu ! Ton corps à disparu. J’ai l’impression que tout ça n’est qu’une illusion ! »
    Si seulement cela était aussi simple que cela, pensais-je amèrement en mon fort intérieur tandis que je voyais se profiler à l'horizon le toit du centre commercial. J'activais mon clignotant et jetais un rapide coup d'œil à ma droite – me donnant alors une bonne occasion pour observer son visage aux jours mouillées dans le rétroviseur. L'estomac noué, je ne peux que lâchement baisser les yeux sachant pertinemment qu'il valait mieux pour nous deux que je fasse fi de ces larmes et cela même si elles me bouleversaient plus que je ne l'aurais cru. Lexi n'aimait guère qu'on la surprenne dans un moment de faiblesse, j'en avais eu bien souvent la preuve – et même, si cela m'avait paru étrange qu'elle souhaite rester aussi.. distante dans ces moments là, je n'avais pas perdu espoir quant au fait de pouvoir un jour, lui faire comprendre que si je n'étais pas le parfait des compagnons, j'étais sans aucun doute le plus loyal. Et c'était une des rares vertus que je pouvais mettre en avant lorsque l'on effectuait un récapitulatif dans ma vie passée.
Lexi Lawrence - « J'oublie peu à peu le souvenir de ton visage et ça me tue. Alors ne me parles pas de souffrance, ou de je-ne-sais-quoi. Parce que tu m’as introduite dans tout… ça… cette situation ce qui fait que moi aussi je la vis cette putain de situation ! »
    Silencieusement le moteur s'arrêta comme nous étions arrivés sur le parking du Mall. Je n'avais toujours pas retiré les clefs du contact n'étant plus certain de la bonne idée que nous avions eu plus tôt dans la semaine. Je ne savais même plus si il était bon pour elle de rester avec moi. Je veux dire, cela n'était pas tous les jours faciles – aujourd'hui en était le parfait exemple – et je n'avais pas envie que ma situation complexe complique encore plus sa vie. Elle devait déjà vivre avec le fait qu'il existait dans le monde des êtres surnaturels, alors peut être.. Peut être que de devoir endosser mes secrets et ma situations, c'était trop pour elle. Il fallait savoir renoncer à ses rêves, laisser partir ses espérances lorsque le moment se présentait. Je savais que tôt ou tard, cela arriverait mais je n'aurais jamais cru que cela m'arriverait aussi tôt – et qui plus et dans le corps d'une femme. Je soupirais longuement avant de tourner ma tête dans sa direction. Les larmes n'avaient pas cessé de couler sur ses joues et au fur et à mesure que je prenais conscience de l'immense chagrin qui me saisissait, mes résolutions se faisaient plus grandes. Je tendis une main hésitante vers elle, avant de la retirer une grimace affligée sur les lèvres comme elle tournait la tête, construisant peu à peu un mur plus rebute que celui que ma condition avait commencé à bâtir le long de ces sept derniers mois.

    Dépité, je tournais la tête sur ma gauche observant une mère, entourée de ses deux enfants, se dirigeait joyeusement vers le centre commercial comme ils lui tournaient autours en sautillant. Je n'avais jamais pensé à avoir une famille – pas dans le genre de monde dans lequel nous vivions – mais je devais me rendre à l'évidence : si je ne trouvais pas un moyen de recouvrer mon enveloppe charnel alors toutes ces choses auxquelles je n'avais jamais vraiment pensé, toutes celles-ci me seraient définitivement impossibles. Or j'aimais avoir le choix quand j'étais encore moi, le choix de changer d'avis et de vivre autre chose que ce que j'avais subi jusque alors. Sa voix rendue rauque par ses pleures me fit sursauter lorsqu'elle résonna dans l'habitacle que se trouvait être ma voiture.
Lexi Lawrence - « Je t’en veux pas, c’est juste que… je t’aime ».
    Je ne sais pas ce qui me surprit le plus. Le fait que Lexi m'avoue finalement qu'elle éprouvait des sentiments pour moi. Ou le fait que c'était la première fois, dans ma vie, que j'entendais quelqu'un me dire ces mots là. Certes, j'avais déjà entendu ce genre de propos mais seulement lorsque criant leur orgasme, les filles avaient qui j'avais l'habitude d'entretenir une relation d'un soir pensaient me faire plaisir. Je crois que c'était comme cela que j'avais commencé à devenir imperméable à ce genre de déclaration. A ce genre de sentiments. Je tombais quasiment des nues. D'ailleurs, cela devait aisément se voir sur mon visage. Éberlué, ma tête me semblait soudainement sonner très vide en réparties . Je devais même avoir l'air d'un lapin pris dans les phares d'une voiture. Les yeux écarquillés, une bouche légèrement ouverte et incapable d'aligner deux mots.
« Je.. Hum.. Enfin.. Tu.. Hum.. »
    Certainement interloquée quant à ma réaction, Lexi fronçait les sourcils comme elle tournait la tête et plantait son regard dans le mien. Je ne savais plus quoi raconter. Je n'aimais pas être pris de court. Cela me rendait plus ou moins imprévisible – et ce n'était certainement pas ce à quoi s'attendait Lexi après une déclaration. Cependant, ce fut plus fort que moi. J'étais pas aidé avec le mots, il me fallait trouver un autre moyen de lui exprimer ce que je ressentais – bien que je n'en sois pas bien sûr moi-même. Sans plus de réflexions approfondies sur le sujet, je m'empressais de retirer ma ceinture de sécurité.
« Tant pis pour les qu'en dira-t-on » marmonnais-je comme ma ceinture alla frapper la portière sous la brusquerie de mon geste.
    On reconnaît une voiture qui a la classe lorsque celle-ci est équipée de plusieurs options qui la rende exceptionnelle. Ma Bentley faisait partie de ce groupe de voiture tout à fait atypiques. Il ne fallut pas plus de deux secondes pour lui retirer à son tour sa ceinture et d'abaisser horizontalement le siège dans lequel Lexi se trouvait la faisant par la même occasion sursauter. La brune émit un râlement réprobateur à mon intention avant que je ne lui coupe brusquement l'herbe sous les pieds lorsque je pris fiévreusement possession de ses lèvres.

« Lex' ? » tentais-je la voix écaillée par le brusque désir qui me tenaillait alors.
    J'entendis soudainement un rire féminin bientôt accompagné par une exclamation aux tonalités masculines. L'endroit où nous nous trouvions me revint brutalement en tête et je m'éloignais comme électrocuté. Dans l'urgence de m'éloigner de la chair tentatrice de ma petite amie, je me cognais au plafond de la Bentley m'arrachant par ailleurs deux ou trois jurons. Et cela plusieurs fois. Je regagnais ma place sur le siège conducteur quelque peu fébrile et la respiration saccadée. Mon regard soudainement très absorbé par un couple poussant un chariot en direction du centre commercial.
« Je.. Je crois qu'il vaut mieux s'arrêter là pour le moment, je ne voudrais pas que tu penses que je souhaites te faire l'amour dans une voiture. Enfin.. Autant que se soit possible.. Désolé, Lex. Je me retiendrais la prochaine fois, c'est juste que.. Tu es la première personne qui me dit qu'elle m'aime, ça.. Ça m'a fait plus d'effet que je ne le pensais » m'excusais-je en esquissant un sourire timide et en passant une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Je.. Oh attends, je vais t'aider à te rhabiller ! » m'exclamais-je en voyant qu'elle cherchait à se cacher à mon regard, le rouge aux joues.
    J'attrapais aisément son t-shirt qui était passé derrière son siège et le lui tendait comme un sourire affectueux se plaquait sur mon visage.



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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Jeu 23 Fév - 13:41

    Devon me regardait. Je sentais qu’il était… pris au dépourvu. Je ne pouvais pas vraiment le blâmer. Je m’étais prise au dépourvue moi-même en laissant ces mots sortir de ma bouche. Je n’avais jamais vraiment dit ça à quelqu’un, enfin jamais en le pensant vraiment.


« Je.. Hum.. Enfin.. Tu.. Hum.. »

    Je pensais pas l’avoir tant bouleversé que ça quand même ! C’était le seul homme avec lequel j’avais partagé des trucs du genre mes souvenirs, mes… secrets. Ce genre de trucs. Il ne pouvait pas être aussi surpris quand même. Il avait vu cette part de sensibilité que j’avais au fond de moi mais que j’essayais de repousser éperdument. Ça marchait la plupart du temps. Sauf quand j’étais avec lui. Et ça Devon le savait. Il me connait presque mieux que je me connais moi-même en tout cas plus que toutes les personnes que j’ai rencontré au cours de ma vie. Et voilà sa réponse ? Maintenant que ces mots étaient sortis j’attendais un peu plus que… ça.




    Sans que je comprennes vraiment pourquoi, Devon était de retour sur son siège, une expression de peine, de douleur, de regret peut-être sur le visage. A mon tour je m’assis tout en remettant en place la bretelle de son soutien-gorge en dentelle bleu – son préféré - que Devon avait fait glissé lors de ses caresses.


« Je.. Je crois qu'il vaut mieux s'arrêter là pour le moment, je ne voudrais pas que tu penses que je souhaites te faire l'amour dans une voiture. Enfin.. Autant que se soit possible.. Désolé, Lex. Je me retiendrais la prochaine fois, c'est juste que.. Tu es la première personne qui me dit qu'elle m'aime, ça.. Ça m'a fait plus d'effet que je ne le pensais »

« J’ai fait l’amour dans des endroits bien… pires que dans une voiture, crois moi. » répliquais-je. « J’aurai dû m’y attendre. A ce qu’on s’arrête j’veux dire. C’est pas comme si.. on pouvait vraiment.. enfin tu vois quoi »

    J’étais encore un peu sous le choc de ce qu’on venait de faire, ou de ce qu’on s’apprêtait presque à faire. Certes Devon était un homme… intérieurement. Extérieurement… ce n’était plus Devon mais Malin, une petite lycéenne. J’avais failli coucher avec une fille. Enfin ça se serait arrêté avant mais bon quand même. C’était assez… bizarre de se retrouver dans une situation pareille.


« Je.. Oh attends, je vais t'aider à te rhabiller ! » dit-il lorsqu’il vit que je cherchais à me rhabiller.

« Merci » murmurai-je alors qu’il me tendit mon tee-shirt.

    Je remis mon haut aussi habilement que je l’avais enlevé. C’est alors que s’installa un silence assez gênant. Pas étonnant vu la position dans laquelle on était quelques secondes auparavant.


« Qu’est ce que c’était tout à l’heure ? »] dis-je en me remémorant sa réponse à ma… déclaration. « Pas la partie caresses et embrassades, je veux dire. Ta réponse à… ce que j’ai dit. C’était quoi ça ? »

    Devon sortit de ses pensées et tourna sa tête vers moi. Il ne s’attendait sûrement pas à ce que je revienne sur ce qui s’était passé avant qu’il me saute dessus. Je le comprenais en même temps. Je n’étais pas vraiment du genre à revenir sur ce que j’avais dit ou fait et qui me faisait honte. Je le fixai attendant qu’il me dise autre chose que « c’est la première fois qu’on me dit ça » . Mais il ouvrait la bouche sans que rien ne sorte.


« Tu sais quoi ? Oublie.» dis-je soudain énervée –enfin agacée plutôt, « Oublie ce que j’ai dit, ok ? On va aller acheter une robe pour la soirée, je me foutrais de ta gueule quand tu en essaiera une et tout redeviendra comme avant. Tu pourra continuer à… faire comme si ça ne comptais pas. Et quand je dis ça je veux dire moi. »

    Sans plus rien dire je me sortis de la voiture et claquai la porte derrière moi. Après-tout on était là pour aller au centre commercial non ? Sans m’arrêter je commençais à parcourir le parking sans me soucier si Devon était derrière moi ou non. Il devait être derrière moi, vu que quelques secondes après que je sois sortie de la voiture, Devon attrapa mon bras.


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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Lun 27 Fév - 16:08

    Ce n'était pas tant l'incident en lui-même qui m'inquiétait mais plutôt la réaction de Lexi. Je ne peux pas dire non plus que je l'avais prise au dépourvu, elle aurait du s'attendre à ce genre de réaction de ma part. Je veux dire, autrefois, il m'arrivait souvent de lui sauter dessus sans qu'il n'y ait d'antécédents. Oui, mais auparavant, je pouvais me permettre ce genre de choses. J'étais alors un homme et à ce que j'avais péniblement appris, c'était que Lexi n'était pas du genre à dire non à un homme bien bâti. Je grinçais silencieusement des dents – m'arrachant par la même occasion une petit grimace face à la douleur aiguë que cela me provoqua mais il me fallait au moins cela pour rester maître de moi-même. Les jointures de mes doigts blanchirent comme je serrais un peu trop fort le volant de mon bolide.
Lexi Lawrence - « J’ai fait l’amour dans des endroits bien… pires que dans une voiture, crois moi. »
    Les jointures de mes doigts blanchirent comme je serrais un peu trop fort le volant de mon bolide. J'eus du mal à avaler ma salive tandis qu'une vision des plus avilissante de Lexi dans les bras d'un autre prenait d'assaut mon esprit. Une pointe de jalousie me nouait l'estomac mais j'essayais d'en faire abstraction.
Lexi Lawrence - « J’aurai dû m’y attendre. A ce qu’on s’arrête j’veux dire. C’est pas comme si.. on pouvait vraiment.. enfin tu vois quoi »
    Non. Je n'oubliais pas que j'étais une femme mais merci de la formulation. Elle me fait très plaisir et en aucun cas ne me blesse. Je restais muet comme je prenais conscience de la répugnance qu'elle avait eu à faire cela avec une fille. Je ne voyais pas ce qui pouvait clocher. Il était assez courant que deux partenaires soient du même sexe de nos jours. Peut être chez les autres mais apparemment pas chez Lexi. Le goût amer que avait déclenché sa remarque en moi se fit sentir sur le bout de ma langue. Je me tus néanmoins. Je ne voulais pas – ne pouvais pas – lui montrer que ce genre de réflexions me touchaient plus qu'elles ne le devraient.

    Je jetais un coup d'œil dans le rétroviseur et remarquais – avec un petit pincement au cœur - qu'elle avait terminé de se rhabiller. Il ne restait donc plus aucun vestige de notre dernier échange. Je ne sais pas pourquoi mais sur le moment, je ressentis comme un malaise au fond de mon ventre. Certainement un truc de filles. Les secondes s'allongèrent rapidement en minutes laissant place à un silence quelque peu gênant au sein de l'habitacle. Peut être au bout de cinq minutes, Lexi se désigna pour crever l'abcès d'une petite voix.
Lexi Lawrence - « Qu’est ce que c’était tout à l’heure ? »
    Je fronçais les sourcils. J'avais pensé - naïvement certes – qu'elle avait compris ce que mes gestes avaient plus tôt véhiculé. Des mots que je n'arrivais pas encore à prononcer. Je n'avais pas habitué à les entendre, il était donc normal – n'est-ce pas ? - que j'ai plus que du mal à leur donner tout le sens qu'ils méritaient. Je ne voulais pas que ma première fois soit dénué de sens. Je ne voulais pas que l'on me retire ce qui s'avèrerait peut être la seule chose qui avait de l'importance chez moi. Qui comptait.
Lexi Lawrence - « Pas la partie caresses et embrassades, je veux dire. Ta réponse à… ce que j’ai dit. C’était quoi ça ? »
    Je tournais la tête dans sa direction comme sa réponse me sortit de mes réflexions. Je n'étais guère un bon orateur mais tout de même. N'était-ce pas assez expressif ? Pourquoi les femmes demandaient plus qu'elles ne pouvaient avoir sur l'instant ? J'avais beau savoir au fond de moi la raison qui me pouvait continuellement à vouloir faire parti de sa vie mais je n'arrivais pas à les exprimer avec assez d'éloquence. Qu'est-ce que j'aurais bien pu lui dire ? « Ne me quitte pas ? Je tiens énormément à toi » ? Pas assez éloquent. J'ouvris la bouche mais rien n'en sortit. J'allais soupirer lorsque Lexi me prit au dépourvu en attrapant la poignée de la portière qu'elle avait à sa droite.
Lexi Lawrence - « Tu sais quoi ? Oublie.»
« Lex' »
tentais-je vainement avant qu'elle ne me coupe brusquement.
Lexi Lawrence - « Oublie ce que j’ai dit, ok ? On va aller acheter une robe pour la soirée, je me foutrais de ta gueule quand tu en essaiera une et tout redeviendra comme avant. Tu pourra continuer à… faire comme si ça ne comptais pas. Et quand je dis ça je veux dire moi. »
« Lex' attends ! »
    Une fraction de seconde plus tard la porte claque brutalement comme elle se refermait derrière Lexi. Je grognais plusieurs noms d'oiseaux – et étonnement, je n'avais pas conscience d'en connaître autant – comme je retirais les clefs du contact et m'élançais à sa suite en râlant contre les sautes d'humeurs des femmes. Et encore, je pouvais toujours redouter le jour où elle aurait ses menstruations. Plusieurs passants avaient été intrigué par le débordement sentimental de ma petite-amie et suivaient notre entretien avec plus d'intérêt qu'ils ne rangeaient leur courses dans leur coffre. Il en avait qui n'avaient pas de vie pour s'intéresser aussi ouvertement à celle des autres. Je soupirais comme je trottinais autant que possible avec les bottines que j'avais enfilé avant d'aller me joindre à mes parents plus tôt dans la mâtiné.

    Je n'avais aucunement l'intention de me disputer avec elle, j'étais venu pour lui tenir compagnie, passer du temps tous les deux. Pas se disputer continuellement comme il nous arrivait de le faire depuis que je m'étais retrouvé dans le corps d'une fillette de dix sept ans. Le temps me sembla avoir ralenti car mes pas mes semblaient de plus en plus lourds au fur et à mesure que je rattrapais la brune. Indice révélateur de mon stress à l'intention de ce qui allait bientôt franchir mes lèvres. Je pouvais entendre le battement de mon cœur au niveau de mes tempes – bien que je m'en serais bien évidemment passé, je veux dire, déjà que j'étais quelque peu mal à l'aise avec ce que j'allais dire, avoir des symptômes peu ragoutants n'était en rien motivant. Je projetais mon bras en avant et réussi à attraper son poignet avec ma main comme un grand soulagement me saisit. Je n'aurais pas supporté plus longtemps de courir avec ce genre de chaussures. Non mais franchement, quelle idée d'acheter de chaussures aussi.. inconfortables !

    Je réussis aisément à la faire pivoter dans ma direction pour que son visage puisse me faire face. J'admirais les muscles – présents bien que assez discrets – de Malin parce que je n'aurais jamais cru qu'elle ait eu autant de poigne. Tous ces sports auxquels j'étais obligé de m'adonner n'étaient au final pas si inutiles que cela. Enfin, Lexi était une femme – on ne pouvait pas trop faire de comparaison avec ce que cela aurait été avec un homme bien bâti comme je l'avais auparavant été.. Et comme je serais plus tard. Elle tenta de se défaire de mon emprise et j'eus bien du mal à ne pas la lâcher. Je retirais ce que j'avais dis. Lexi n'était pas n'importe quelle femme, elle n'était en rien une petite chose fragile. Enfin pour moi. Là.
« Lex' écoutes-moi » commençais-je avant de la forcer à me regarder dans les yeux de ma main gauche. « Regardes-moi. »
    Elle ouvrit les yeux comme elle plantait son regard dans le sien. Je laissais retomber ma main droite comme ma main gauche passait tendrement sur sa joue.
«J'éprouve certains sentiments pour la première fois de ma vie. Ce n'est pas si aisé de se laisser ressentir quand on est quelqu'un... comme toi ou moi, tu me comprends ? Pourtant je tiens énormément à toi, plus que je ne devrais au final mais c'est comme ça alors ne me lâches pas maintenant d'accord ? »
    Lentement, mon regard descendit sur son visage pour venir se poser au niveau de ses lèvres que je mourrais d'envie d'embrasser or je savais très bien que rien que notre situation embarrassait certainement Lexi alors aller plus loin sous le regard de plusieurs personnes.. Je n'avais pas envie de lui être plus néfaste que je pouvais l'être - et cela bien malgré moi.
« Tu es certainement la chose la plus précieuse que j'ai sur cette planète. Tu es la personne que je chéris le plus, la seule qui ait encore de l'importance à mes yeux. Je.. »
    J'inspirais profondément en escomptant que j'aurais finalement la force de prononcer ces trois mots. Après tout, ce n'était que trois mots. Mais voilà, ils refusaient toujours de sortir. J'étais pourtant certain d'apprécier Lexi plus que je n'avais jamais apprécié personne. Je ne comprenais pas. Je me mordis la lèvre inférieure comme je lui lançais un regard abattu.
« Je te promets que je te dirais ces mots là, ces mots que tu es en droit d'entendre de ma bouche mais je veux qu'ils viennent de moi – du vrai moi. Alors s'il te plait, sois patiente. Je ne vois pas ce qui pourrait nous arriver entre temps. On ne peut pas faire pire que cela, n'est-ce pas ? »
    Je passais une nouvelle fois mes doigts sur sa joue en esquissant un petit sourire avant de laisser tomber celle-ci mollement le long de mon corps.
« D'accord ? Ne sois pas fâchée contre moi, s'il te plait »



« Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, et
elle nous juge. »

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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Mar 28 Fév - 23:12

    Devon tenait mon bras. Je tentais de me dégager, sans vraiment vouloir qu’il relâche son emprise sur moi. Il me retourna donc assez facilement pour que je sois face à lui. Je savais qu’il ne pensait pas à mal, que c’était difficile pour lui. Mais ça l’était aussi pour moi. Ce que je ne comprenais pas c’est pourquoi il ne pouvait pas, ou ne voulait pas, alors que j’avais surmonté ma peur de ces mots. Enfin, plus ou moins vu que je n’avais jamais vraiment prévu de laisser ces mots sortir…


« Lex' écoutes-moi, regardes-moi. » me dit Devon, posant ses mains sur mon visage pour que je le regarde dans les yeux.

    Je ne voulais pas le regarder dans les yeux. Je savais que je fondrais. Techniquement c’étaient les yeux de Malin. Mais ne dit-on pas que les yeux sont le reflet de l’âme ? Depuis que Devon était « réincarné » dans Malin je ne cessais de penser à cette phrase. Et à chaque fois que je le regardais dans les yeux, je le voyais lui, Devon, pas Malin. C’est pour cette raison que je gardais mes yeux fermés quelques instants, résistant à sa demande de le regarder. Finalement, contrôlant mon canal lacrymal pour qu’aucune larme ne sorte – j’avais déjà assez pleuré pour aujourd’hui- je rouvris les yeux et les plantais dans ceux de Devon.


«J'éprouve certains sentiments pour la première fois de ma vie. Ce n'est pas si aisé de se laisser ressentir quand on est quelqu'un... comme toi ou moi, tu me comprends ? Pourtant je tiens énormément à toi, plus que je ne devrais au final mais c'est comme ça alors ne me lâches pas maintenant d'accord ? »

    Comment ça « plus que je ne devrais » ? Me demandai-je. Je n’étais pas assez bien pour être aimée ? J’essayais de trouver des raisons de camper sur mes positions et de rester fâchée. Mais au fond, je savais très bien ce qu’il voulait dire. Je comprenais chaque mot, chaque phrase qu’il prononçait. Après tout il avait raison. J’avais 23ans. C’était la première que je ressentais ça, et je ne voulais même pas le ressentir ; je me battais contre ces sentiments que j’avais découverts le jour où j’avais appris la mort de Devon. Ce jour là je m’étais rendue compte que j’avais laissé passé ma chance d’être avec un homme qui me correspondait. On avait le même caractère, la même façon de penser, le même physique de rêve –même si ce n’était pas le plus important. On était pareil.

    Et j’avais découvert que Devon était vivant… et qu’il était dans le corps d’une fille. Depuis j’avais refoulé mes sentiments, je m’étais battue contre ces sentiments. Mais ce n’était pas que la barrière physique. J’avais peur. Peur qu’avouer mes sentiments me change. Je ne m’étais jamais considérée comme une fille « fleur bleue », qui rêve au prince charmant, qui veut des enfants, une famille, et tout. J’étais plutôt du genre à vivre au jour le jour, sans penser au lendemain, au futur. Et je n’avais jamais vraiment été adepte des relations sérieuses… avant Devon.

    Alors oui, je comprenais totalement ce que Devon cherchait à me dire. Parce que moi aussi j’avais peur de ce que je ressentais, peur de ce que ça voulais dire, peur de qui j’allai devenir après avoir avoué des sentiments. Mais bon, j’avais aussi peur de ce qui allais se passer maintenant que j’avais avoué mes sentiments. Et si Devon restait une femme, éternellement ?


« Tu es certainement la chose la plus précieuse que j'ai sur cette planète. Tu es la personne que je chéris le plus, la seule qui ait encore de l'importance à mes yeux. Je.. » continua devon, me sortant de mes pensées.

    Mon corps s’emballa sur ces paroles. Certes il ne m’avait toujours pas dit les trois mots que j’avais prononcé, mais ce qu’il venait de dire me touchait presque plus que les fameux trois mots.


« Je te promets que je te dirais ces mots là, ces mots que tu es en droit d'entendre de ma bouche mais je veux qu'ils viennent de moi – du vrai moi. Alors s'il te plait, sois patiente. Je ne vois pas ce qui pourrait nous arriver entre temps. On ne peut pas faire pire que cela, n'est-ce pas ? »

    Je sentis sa main sur ma joue. Je savais qu’il mourrait d’envie de prendre mon visage et de m’embrasser à pleine bouche, ce qu’il aurait fait s’il avait été dans son corps, ou dans un endroit plus privé, comme dans la voiture quelques instants plus tôt.


« D'accord ? Ne sois pas fâchée contre moi, s'il te plait »

« J’ai envie de t’embrasser » dis-je dès qu’il arrêta de parler, « Je sais qu’on peut pas, mais je voulais juste te le dire. »

Mon cœur battait toujours la chamade. Je laissais un sourire se dessiner sur mon visage puis, pris la main de Devon dans la mienne, presque inconsciemment pour continuer à parler.

« Je comprends. Ne t’inquiètes pas pour ça. Je… comprends tout à fait. » dis-je toujours le sourire sur mes lèvres. « Je suis désolée d’avoir… pété un cable. Je ne m’attendais pas à… dire ces mots… comme tu ne t’attendais sûrement pas à les entendre. Ça ne veut pas dire que je ne les penses pas. Au contraire. Et… ce que tu viens de me dire… ça équivaut à ces trois mots… enfin presque mais ça me suffit… largement »

    Je l’attirai vers moi et le serrai contre moi. Ça paraîtrait moins suspect qu’un baiser en tout cas. J’eux l’impression que notre étreinte dura des heures. Je ne sais pas pourquoi. Encore ces fichus sentiments qui… qui avaient des effets sur moi que je ne pourrais expliquer. C’était peut-être ça avoir des sentiments. Faire des trucs ou avoir certaines expressions sans pouvoir les expliquer…


« Bon alors ? » dis-je soudain d’un ton un peu espiègle m’étant retirée de l’étreinte « On va faire notre petit shopping, ou tu veux encore retarder le moment des essayages pour retarder le moment où je vais éclater de rire ? »

    Je pris la main de Devon et commençais à le tirer vers le centre commercial, arborant mon sourire coquin et espiègle à la fois.



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Malin I. Llewellyn
MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Mer 11 Avr - 9:54

    Je devais m'avouer que je n'avais strictement aucune idée de la manière dont les choses évolueraient entre moi et Lexi – tout ce que j'espérais, c'est que notre relation ne prendrait pas le même chemin que toutes celles que j'avais vu évolué pendant mon enfance. J'avais assez donné pour en être totalement guéri. L'amour. Je n'en avais vu que les plus sombres aspects pourtant j'avais tout de même envie de vivre quelque chose qui se rapproche de l'extase avec une personne pour laquelle je portais une grande affection. Et puis Lexi n'était pas n'importe qui. Je n'avais pas à m'inquiéter, je savais qu'elle ne ressemblait en rien aux ombres qui peuplaient auparavant mon horizon.
Lexi Lawrence - « J’ai envie de t’embrasser. »
    J'esquissais un sourire. J'étais entrain de penser à la même et l'entendre me le dire ne m'aider pas réellement à calmer mes envies que j'avais toujours autant de mal à réfréner. J'étais heureux – du moins, je me sentais plus léger mais je me doutais que la discussion n'était pas close pour autant. Il subsistait encore trop de non-dits entre nous et une partie de jambes-en-l'air tuée dans l'œuf n'allait pas arranger les choses. Comme si il était encore possible d'arranger certaines choses entre nous.
Lexi Lawrence - « Je sais qu’on peut pas, mais je voulais juste te le dire. »
    Sa main passa délicatement dans la mienne comme si cela était le geste le plus naturel au monde. Un courant d'air chaud me traversa alors que la merveilleuse sensation chassait les vieux démons. Des démons qui n'appartenaient que à moi et donc je n'étais que le seul conscient. Cela avait toujours été ainsi avant – il suffisait que Lexi soit là pour que j'oublie tout le reste. Si simple quand on y pense. Je crois que c'était ce qui m'avait tant fait peur quand j'étais encore moi. Ou peut être que cela avait été de la fierté masculine. Je n'étais pas encore prêt à admettre que j'étais certainement dépendant de quelqu'un d'autre. Jusqu'à alors, j'avais eu la pensée idiote de me croire sans attaches. J'aurais pu partir. Quelques instants plus tôt, je le pensais encore. Et certainement que je le penserais encore quand mes pensées seraient de nouveaux obscurcir par des visions sans clarté et sans contours. Je resserrais ma prise sur la main que Lexi venait de glisser dans la mienne.
Lexi Lawrence - « Je comprends. Ne t’inquiètes pas pour ça. Je… comprends tout à fait. »
    Je fronçais les sourcils. J'avais moi-même à comprendre ma réaction – ou plutôt mon manque de réaction face à ce genre d'urgence.. Peut être que finalement mon subconscient était au courant de quelque chose que j'ignorais encore. Non, j'étais certain de tenir à Lexi – peut être même que ce sentiment est tout ce que j'aurais qui se rapprocherait le plus à la définition de l'amour – là n'était donc pas la question. Quelque part, quelque chose était conscient que ces mots ne pourraient franchir mes lèvres – et je pensais bien à mes lèvres, comme celle de mon vrai corps - que à un moment crucial. Tant que cela ne se ramenait pas à ressembler à une de ces pitoyables soap-opéra – plutôt me couper la langue !
Lexi Lawrence - « Je suis désolée d’avoir… pété un câble. Je ne m’attendais pas à… dire ces mots… comme tu ne t’attendais sûrement pas à les entendre. »
    Tout mon corps se raidit la forçant à lever les yeux vers moi. Elle dut sans doute lire de la crainte dans mon regard car elle s'empressa de continuer en esquissant un sourire charmeur.
Lexi Lawrence - « Ça ne veut pas dire que je ne les penses pas. Au contraire. Et… ce que tu viens de me dire… ça équivaut à ces trois mots… enfin presque mais ça me suffit… largement »
    Je ne savais pas ce qui m'avait pris mais sur l'instant, j'avais bien cru que mon cœur s'arrêtait. Encore un de ses trucs de filles certainement. Je n'aurais jamais réagi ainsi si j'avais été moi. Ce que l'on raconte sur les hommes n'est en pas moins faux – bien que ce que écrive la gente féminine à propos de notre manière de procédé se révèle bien trop souvent faux ; je devrais peut être embrasser le journaliste si jamais j'avais à rester dans le corps de Malin pour le restant de mes jours, enfin de ses jours – quant à leur sensibilité proche du zéro. Je n'ai pas à m'en plaindre, sans elle, je n'aurais sûrement pas survécu à toutes ces années de galère.

    Brusquement elle m'attira dans ses bras et se serra contre ma poitrine. Un soupir de soulagement passa mes lèvres comme je passais mes mains dans ses cheveux. Cela devait certainement être la seule option que nous avions – du moins, jusqu'à ce que nous arrivions au niveau des cabines d'essayages. Le seul avantage d'être une fille, c'est que les cabines sont aussi grandes que la salle de bain de la maison que je partageais avec mon grand-père. Cela laisse de la place pour énormément de choses – comme se battre avec un jean dans lequel on tente désespérément de rentrer. Oui. Je secouais rapidement la tête afin de faire disparaître de mon esprit les images de la malencontreuse aventure que fus ma première fois dans un centre commercial – en tant que fille avec une mère enragée à mes fesses.
Lexi Lawrence - « Bon alors ? On va faire notre petit shopping, ou tu veux encore retarder le moment des essayages pour retarder le moment où je vais éclater de rire ? »
    Une grimace fendit mon visage comme un frisson – et pas un d'anticipation – me parcourait la colonne vertébrale. Au moins, il en aurait une qui se complaira dans mon malheur. J'esquissais un petit mouvement de recul lorsqu'elle s'empressa de me tirer, l'esprit plus léger.
« Pourquoi c'est toujours moins qui doit servir de poupée.. » maugréais-je dans ma barbe tandis qu'elle tournait son visage vers moi, un sourire espiègle sur les lèvres. « Je te jure que je ne remettrais plus jamais un pied dans les centres commercial quand je serais redevenu un homme, je peux te l'assurer. Tout par correspondance! Tout! »
    Elle rit et je ne pus néanmoins que sourire malgré le fait que je pensais vraiment ce que je venais de dire. Sur le moment. Je n'avais que à attendre encore quelques minutes pour que je changes d'avis, Lexi a moitié nue dans une cabine, cela ferait changer beaucoup de personnes d'avis sur bon nombre de choses.
« Le seul avantage, c'est que je peux rentrer dans la même cabine que toi sans éveiller les soupçons » soupirais-je en tentant de suivre sa cadence « Quoique je le faisais avant donc, y'a pas de raison que cela change. »
    Certes, ce n'était pas aujourd'hui encore que je retrouverais mon corps ou ma vie d'avant mais je pouvais me considérer chanceux d'en avoir récupérer quelques parcelles. Les plus importantes. Je me fichais de rester pour toujours une fille – je plaisantes hein ! - tant que ceux que j'affectionnais rester auprès de moi. J'avais conscience que ce n'était pas aussi facile pour eux et cela ne faisait que me réconforter dans l'idée que un jour, oui, un jour, je redeviendrais moi-même. Pas autant pour moi mais plutôt pour eux. Et puis, j'avais encore certains compte à régler de l'autre côté. Je fis la moue en remarquant le monde qui se pressait aux portes du centre commercial. Un dernier coup d'œil au ciel bleu qui nous sur-plantait. Pas aujourd'hui. Mais demain peut être.
« Je te jure que si tu essayes encore de me faire porter une de ces choses que tu appelles mini-robe, je te tue. Et je plaisante pas! »



« Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, et
elle nous juge. »

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MessageSujet: Re: pas aujourd'hui •• av. lexi { closed Sam 5 Mai - 15:13

    Le sujet est termine et est donc a verouiller.



« Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, et
elle nous juge. »

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pas aujourd'hui •• av. lexi { closed

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